‹ Satires et chantsChapitre 146 sur 148 · AU CHRIST · texte numérisé non relu

AU CHRIST

O toi, que dans un jour de sombre aveuglement, Au milieu de bandits voués à la torture, Un bourreau juif cloua sur une planche dure, Et dressa dans les airs si misérablement,

0 Jésus! quel que soit le hardi jugement Que l'humaine raison porte sur ta nature, Je finirai par toi : je veux que ta figure De mes nobles héros soit le couronnement :

Car tous les dévoùments dans lo tien.se confondent, A tes divins soupirs tous les soupirs répondent, Et les ruisseaux de sang qu'à longs flots écumeux

L'amour du bien versa sur la terrestre plaine. Ont tous leur océan au pied du mont fameux Où pour l'humanité s'ouvrit ta large veine.

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