‹ Satires et chantsChapitre 145 sur 148 · LE COLONEL DE KHORFF · texte numérisé non relu

LE COLONEL DE KHORFF

Ayant reçu l'ordre de brûler et raser Odzonïeck il se fit sauter la cervelle.

(Journaux de février.)

0 devoir du soldat , à quelle extrémité Pousses-tu quelquefois les malheureuses âmes, Leur faisant du forfait une nécessité Et les associant aux plus sanglantes trames !

Affreux sort! mais par tous il n'est point accepté, Et comme toi, de Khorff, brûlant de nobles flammes, Quelques-uns aiment mieux en leur crâne planté Du plomb qu'obéissance à des ordres infâmes.

0 victime du bien , honorons ton trépas Malgré le cri dévot; car si tous les soldats Avaient ta conscience à leur valeur unie.

Jamais, aux jours de trouble et de déchirement. Sur l'épaule d'un peuple aussi facilement On ne verrait s'asseoir l'horrible tyrannie!

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