JEAN-PALL BAGLIONI
Cet honneur appartient Au nohlc cardinal; son âge le mérite.
AWIBAL BEATIVOGLI.
Je suis de cet avis.
A vous donc, monseigneur, De prendre, ici séant, le haut bout de la table.
LE CARDINAL
Puisque vous le voulez, seigneurs, à vos désirs Je me rends et j'écoute.
On se range autour de lui.
PAGOLO ORSINI
Amis, barons illustres, Il est temps , plus que temps d'arrêter le Borgia Dans sa marche croissante, orgueilleuse et hardie. Si l'on n'entrave pas ce torrent destructeur, ]1 pourra dévorer non-seulement nos terres. Mais toute l'Itahe... Observez avec moi Quels progrès il a faits depuis deux ans à peine. Fier de son alliance avec le roi Louis , Et, puissant des secours qu'aisément il en tire. Le voilà, si chétif, étonnamment grandi
CESAR BORGIA. Il'
Et presque possesseur de toute la Roniagne , Et l'on sait à quel prix cette usurpation...
VITELLOZO.
Dites au prix du vol , de la flamme et du meurtre !
LE CARDINAL
Silence, s'il vous plaît, seigneur de Castello !
PAGOLO ORSINI
César menace encore et Bologne et Pérouse , Florence, Sienne, Rome aussi, peut-être, un jour.
BENTIVOOLI.
Quoi ! Rome... les États d'Alexandre, son père !
VITELLOZO.
Il en est bien capable!
LE CARDINAL
Assez, nobles seigneurs.
PAGOLO ORSIM.
Comment donc résister à ce bâtard infâme, Si ce n'est par un nœud solide contre lui Et par l'effort commun d'une ligue guerrière, Ne le laissant jamais en paix et le traquant Vivement et partout comme une bête fauve?
TOUS
C'est cela.
PAGOLO ORSINI
Séparés, chacun de nous se perd; Mais unis, cliers seigneurs, nous sommes invincibles,
Et bientôt devenus maîtres de ce cluical, ^ous pourrons en purger le sol de la patrie.
TOI s.
Oui , c'est la vérité.
PAGOLO OHSI.M.
Magnanime Annibal, Nous n'abandonnons point le seigneur de Bologne.
ANNIBAL BENTIVOGLI.
Sur vous il compte et vous pouvez compter sur lui. PAGOLO onsiM.
Seigneur Antonio, nous protégerons Sienne Et son clief.