‹ Satires et poèmesChapitre 18 sur 43 · LEONARD DE VINCI · texte numérisé non relu

LEONARD DE VINCI

Salut, grand Florentin adoré du Lombard , Au front majestueux, à la barbe luisante ! Devant toi je m'incline , ô noble Léonard ! Plus que devant un prince à l'armure éclatante.

Ah! que sont les grandeurs que la victoire enfante A côté des trésors de ton ame , ô vieillard ! Que sont les vains lauriers de la guerre sanglante Près des fleurons divins du savoir et de l'art?

Honneur, honneur à toi, ta sublime nature Sut à la fantaisie unir la raison pure, Contenir à la fois deux pouvoirs merveilleux;

Semblable à l'astre d'or, qui dans la voûte immense Et s'élève et s'éteint toujours plein de puissance Et féconde la terre en éclairant les cieux.

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