‹ Satires et poèmesChapitre 42 sur 43 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

Et mettre à toute bouche Et le vin et le pain ;

Donner la couverture Aux pauvres gens sans toits, Et de laine et de bure Vêtir tous les corps froids ;

Misère! ô dure femme, Il pourra t'arracher Quelque jour notre chair, Qu'il te restera Tarne.

Oui , notre amo sera Toujours ta nourriture; Nul être n'en pourra Sevrer ta lèvre impure ,

Et do quclquo façon Que ce globe de fange ,

Sous la main du maçon , Se pétrisse et s'arrange ;

I)e quelque bon côté Que la terrestre boule Emporte , emporte et roule La triste humanité ;

Malgré les vains systèmes De ses pauvres enfans, Les politiques blêmes Et leurs discours sanglans;

L'ame est à toi , — Misère , Et toujours la douleur Rêvera loin de terre Quelque monde meilleur.

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