‹ Satires et poèmesChapitre 41 sur 43 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

La Providence engendre Les superbes cités ;

J'ai voulu qu'en toute ame, La pitié descendit , Et qu'à sa douce flamme Tout cœur dur s'attendrît,

Et que moins en colère Et moins de plis au front, L'homme à juger son frère Ne fût plus aussi prompt.

Mais ce chant lamentable , Cet hymne plein d'effroi , 0 misère implacable , Ce cri digne de toi ,

Est plutôt une dette

Qu'en passant sous les cieux.

*J8(> LAZARK.

J'acquitte, humble poète , Envers les malheureux,

Un cri de conscience Qui s'échappe soudain , Plutôt que l'espérance Et l'augure certain

Que Ton verra la terre Et son peuple fatal , Échapper à la serre Du noir vautour, — le mal.

Ah 1 que l'homme travaille Et s'épuise en effort , Qu'il creuse, coupe, taille, Pour alléger son sort !

11 pourra de sa couche Faire sortir la faim ,

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