IV AVERTISSEMENT
Heine se rattachent à cet écrit, un duel et un mariage. Le second volume de la Correspondance de Heine donne sur ces deux circonstances des informations très-suffisamment précises et nous n'avons pas à nous y arrêter ici. Mais nous devons mentionner^ à Thonneur de Heine^ que c*est conformément à sa volonté .expresse que les passages injurieux qui furent l'origine de son duel avec M. Straus, ont été supprimés dans l'édition complète de ses écrits^ qui l'a occupé pendant les dernières années de sa vie^ et qui n'a été publiée qu'après sa mort. Per* sonne, sans doute, n'avait senti plus vivement que lui-même les torts où l'avait entraîné, dans cette occurrence, son démon familier du persiflage et de l'ironie.
Le Dénonciateur a été écrit peu d'années avant le volume sur Boeroe, et c'est l'une des
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pièces importantes de l'histoire de ce groupe d'écrivains qu'on a désigné sous le nom de Jeune Allemagne, et dont Heine a longtemps passé, sans raison, pour être le chef. M. W. Menzel, lui, n'était pa;S mort, lorsque Henri Oeine le prit ainsi à partie, et les attaques violentes dont il fut simultanément l'objet, de la part des libéraux allemands, depuis les arrêts lancés contre eux parla Diète germanique, en 183S, ne Tout heureusement pas empêché de vivre jusqu'à aujourd'hui.
Pendant que Heine faisait ses études à Berlin, il s^était lié avec un jeune comte polonais qui l'invita à faire avec lui un séjour dans ses terres aux environs de Gnesen. Ce séjour fut l'occa* sion du premier écrit en prose qu'il ait publié, et qui a poiur titre De la Pologne. Le nom de Heine était voué, semble-t-il, aux disputes et
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à la polémique. Son écrit sur la Pologne, quelque inoffensif qu'il nous paraisse aujourd'hui, éveilla, à Berlin et dans le grand-duché de Posen, beaucoup d'hostilité contre l'écrivain^ à peine âgé alors de vingt^deux ans. Nous n'avons re» tranché de cet ouvrage de jeunesse que certains passages qui se rapportent à des faits et à des personnages du temps, sans intérêt actuel.
Les pages commémoratives qu'écrivit Heine, en 1844, à Taccasion de la mort de son ami L. Marcus, sont au nombre des plus spirituelles, et, nous ajouterons^ des plus émues qui soient sorties de sa plume. Nous recommandons à ceux qui veulent se faire une juste idée de Heine, dans les derniers temps de sa vie, la note qu'il a ajoutée, en 1884, à ce morceau^ l'un des plus curieux de ses écritSi -«* Quant aux pages sur Yictor Cousin, qui terminent oe