Deus, veneiuulgeiites
Contre ces meurliiers qui silUcnl leurs victimis Devrons-nous loni:tenips t'appelor?
\oi!S sommes en risée aux peuples : ils se disent : — « Ce Jacob, où donc est leur Dieu? »
l{(.'[)onds-leur; dans ta main prends les traits (pfils aii^ui-^r Contre toi ; prends l'arc, ])rends répieu!
0 Dieu! que ton silence est terrible à la terre!
Parle-nous, rends-nous ton amour; Sitrs de la paix et lais éclater ton tonnerre ;
Qu'ils te connaissent à leur lour !
Car nous sommes pécheuis, mais ceux-là sont impies;
Ils nont pas invoqué ton nom.
Tu voulais réveiller nos âmes assoupies,
Mais leurs âmes sont au démon.
Pour l'honneur de ton nom, l'ais-nous miséricorde;
Nous sommes dans l'abime, accours!
Pour l'honneur de Ion nom, disperse cette horde ;
Le succès la grossit toujours.
Pour l'honneur de ton nom, qu'ils ne puissent plus dire : « Où donc est leur Dieu? » 3Iontre-toi.
Pour l'honneur de ton nom, que leur jactance expire: L'opprobre monte sur ta loi !
Garde les fils de ceux qu'ils ont tués pour ta cause,
Venge, Seigneur, le sang versé ; Console le captif, et que l'espoir repose
Les rêves sombres du blessé !
Afin que dans Moab ton nom se perpétue. Et qu'ils craignent un même sort,
0 Dieu, rends-leur sept fois l'opprobre qui nous tue; 0 Dieu, rends-leur sept fois la mort !
Octobre 18G0, après le service funèbre de Pimodari.
ET VIDEBUNT
Mallli., XXIV, 3(j.
Ils ont scellé la pierre, ils ont fait bonne garde; Ils ont dit : Il est mort, et nous le tenons là ! Mais quelques jours après, dans la foule hagai-de Ce bruit étrange circula :
Que, malgré les soldats et les sceaux et la pierre. Sans secours du dehors, comme un roi se levant. Laissant dans le tombeau pour témoin son suaire. Il en était sorti vivant !
La Madeleine ei Jean et quelques-uns des autres L'avaient vu. Sur son corps les clous avaient laissé Des stigmates ouverts; et les mains des apùtres Avaient touché son flanc percé !
Ou disait : Sa parole, à nos sens obscurcie, Resplendit maintenant des clartés du Thabor ; Et quiconque l'entend reconnaît le Messie....
Les bourreaux dirent : — « Il est mort,
« Qui croira contre nous des témoins imbéciles? S'ils veulent trop parler, nous les étouiïeroiis. Ils disentqu'ils l'ont vu ? Nous sommes bien tranquilles Ce n'est pas nous qui le verrons !
« Ce Vainqueur de la mort, ce Fils de Dieu, ce 3Ialtro. Qu'il ose se montrer à des yeux éclairés : Nous aussi, l'ayant vu , nous le croirons peut-éli-e... « — Vous le verrez et vous croirez !
Ils le verront ! Moment liorrible !
Sans miséricorde pour eux, Triomphant, irrité, terrible.
Ils le verront, les malheureux !
Quand le Très-Haut, las de la terre.
Donnera cours à sa colère Dont les archanges frémiront ; Quand viendra l'houro inexorable.
C'est la promesse formidable :
Et videbunt., ils le verront !
Voici lo jour ! la l'oudio l'clalo.
Les étoiles tombent des cieiix.
Viens, viens, Hérode ! viens, Pilate !
Viens, Caïphe! levez les yeux.
Voyez le Roi dans son corlcge, Le Juge assis sur son siège.
Le Dieu qui se montre aujourd'hui!..
Pleins de terreurs inénarra!)les, Ils regardent : — Oh ! misérables !
0 terre, engloutis-nous : c'est lui! ! !
Restez, regardez bien. L'abîme Attend son ordre pour s'ou\rir.
Regardez bien votre victime, Morts qui ne pourrez plus mourir.
Reconnaissez ces mains divine?.