‹ SatiresChapitre 10 sur 72 · LES INIQUITÉS DE LA POLÉMIQUE · texte numérisé non relu

LES INIQUITÉS DE LA POLÉMIQUE

(jES cris brutaux, ce papotage, Ces vils pamphlets qu'en leurs taudis Vingt manœuvres de bas étage Contre mon honneur ont ourdis :

Feux de cuistres ou d'étourdis !

J'en peux supporter davantage.

Ces articles si bien limés, Si contenus, si teints de rose, Où mes écrits sont abîmés Dolce, pianissimo, amorose .

Cela n'est rien : de cette prose Les fabricants sont mal grimés.

Les paraboles véhémentes Sur mon défaut d'urbanité PJaisent aux marquises clémentes Qui me prêchent la charité :

J'écoute avec hilarité Ces sifllements d'âmes aimantes.

Mais l'esprit de parti vainqueur, De mes dédains force l'enceinte :

Pour me verser l'âpre liqueur, Il cherche et trouve une main sainte...

Ah ! pour le coup, voilà l'absinthe ; Voilà le poison dans le cœurl

il février 4 s 56.

A UN DÉMOLISSEUR DE l'Église catholique

JljH bien I j'ai lu ta paperasse :

L'instinct du mal y fait effort ; On y voit l'ennemi de race, Qui ne refuse aucun renfort ; Rien de honteux ne t'embarrasse...

Et, tout peséj'ce n'est pas fort.

Pour mieux déguiser le mensonge, Tu prodigues les documents ; Tu fais la vérité du songe ; Tu tisses d'adroits téguments Peints de beau fard, enduits d'axonge.

Mais on devine que tu mens.

Quoique tu transformes les rôles Et n'avances rien sans garant, .Le vrai, que malgré toi tu frôles, Malgré ta ruse est apparent:

Tes bons témoins semblent des drôles..

Et tu semblés bien leur parent.

Pour le talent, c'est l'envergure De nos Peyrats, de nos Lanfreys ; Le style n'a pas de figure.

Le sujet est loin d'être frais :

Enfin, mon bel ami, j'augure...

Que tu ne feras pas tes frais.

Page 1