LE SOT MÉTIER
iiÉLÈBRE qui voudra les honneurs du Parnasse ! C'est un pauvre métier, celui que nous faisons. Rimer, écrire, on a pour cela des raisons, Je les connais ; je sais aussi que Ton s'en passe.
Le plus adroit s'y perd. Le mot que l'on pourchasse Mène, en fuyant, l'esprit aux Petites-Maisons. Que l'on fasse \eCid ou YÈpitre aux Bisons, C'est un métier d'écueil, de feinte et de disgrâce.
Je veux que le succès réponde à ton désir : Tu ne peux espérer que de faire plaisir, Amusant un vain goût de pointes et d'emphases.
Je le dis de la prose autant comme des vers : Le métier m'est à charge, et je haïs ce travers D'une vie employée à dorloter des phrases.