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Comme l'Université parait avoir oublié ou peut-être n'a jamais lu le Traité des Études, l'évangile des professeurs, je me permettrai de lui faire observer que Rollin traite minutieusement, dans cet ouvrage, des soins à donner aux enfants et aux jeunes gens pour :
1° La lecture : prononciation, ton, temps d'arrêt exigés par la ponctuation. (Édition des frères Estienne, 1. 1, p. 7, 24.)
2° L'écriture : netteté, majuscules, minuscules, ponctuation, plumes, etc. (p. 12, 7, 13.)
3° Les règles de la grammaire (p. 6, 7.)
4° L'orthographe (p. 9 et suiv.)
Voir ci-dessus, note 7.
Dans un collège les classes sont trop bourrées d'élèves pour que les leçons y soient profitables. Peut-on croire qu'un seul professeur suffise à soixante ou quatre-vingts élèves? Une dame instruite, qui s'est entièrement vouée à l'instruction de ses neveux, regrettait vivement qu'il n'y eût pas, dans chaque classe, des bancs réservés aux parents qui voudraient assister aux leçons données à leurs enfants. L'idée ne me parait pas mauvaise; les parents sauraient comment on instruit leurs fils, et les professeurs s'observeraient un peu plus.
« Quand nous sortons des écoles, nous avons à oublier beaucoup de choses frivoles qu'on nous a apprises; à apprendre des choses utiles qu'on croit nous avoir enseignées, et à étudier les plus nécessaires, . sur lesquelles on n'a pas songé à nous donner des leçons. De tant d'hommes qui se sont distingués depuis le renouvellement des lettres, y en a-t-il un seul qui n'ait pas été dans la nécessité de recommencer ses études sur un nouveau plan? Si c'est hors des écoles que nous commençons à nous instruire, à quoi servent-elles donc? » (Condillac, Hist. mod., cité par À. Hoffmann; Vices, etc., p. 19.)