‹ Satires parisiennes du XIXe siècleChapitre 32 sur 135 · page · texte numérisé non relu

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Les lettres grecques ch, th et d représentent assez exactement les sons

du ch allemand, dans le mol sprechen, parler, du th dur .-t du th ibj>u .les Anglais, dan? les mots think, penser, et that, cela. Voilà à coup sur, pour nous, de véritables difficultés de prononciation. Cette similitude de sons n'a rien d'étonnant >i l'un réfléchit qu'il doit y avoir de | affinité - m" langues de la même famille. « La première grande souche de langues, dit Klaproth, la plus nombreuse et celle à laquelle je donne le nom à'indo-germanique. » Les langues dépeuples qui appartiennent à cette souche »out : « les idiomes hin persan, l'afghan, le kurde, le nv de, l'ossète, l'arménien ; les idiomes slaves, Yallemand, le danois, le suédois, et en général tous les idiomes germaniques et Scandinaves, le grec, le latin et les langues dérivées du latin. » Les moyens d'exprimer ses pensées par la parole sont aussi variés que tout ce qui existe sur le globe. Balbi trouve deux mille langues, mais il n'en classe que huit cent soixante, et cinq mille dialectes.

i revenir au grec, la prononciation orientale dans cette langue

est observée par M. Egger à laSorbonne, et par M. Rossignol au collège de France. Au reste, ce n'est pas une innovation, c'est nu retour sur ce qui existait au seizième siècle. On a des mots français dérivés du grec prononcé des deus manières: par exemple,, plèvre et pleurésie, venant te pleura, côté. Rendre au grec ancien sa prononciation orientale, c'est nous mettre en état de comprendre très-promptennnt le grec moderne. Sur le territoire de l'antique Béotie, on ne demandera plus Thèbes ou Thèbai, mais Thivé, avec le son du th dur anglais Les erreurs de prononciation ont parfois des résultats assez inattendus. Ainsi, les Grecs du seizième siècle qui, lors des guerres, entendaient toujours appeler l'ami- ,;,1 Doria, ser Doria, abréviation de messer Doria, inventèrent, un peu aidés par un souvenir historique, un nouveau Sertorius.

Pourquoi faire du thème grec ou latin autre chose quup moyen d. résumer les règles nécessaires à l'intelligence d,- auteurs! Loke, Beauzée, Dumarsais, blâmbenl l'abus des thèmes.» Le latin qu'on les thèmes, dil Wandelaincoum Introd. » I» méth. lat.)s n'est pastel queceli des auteurs... On a mille peines à oublier ce méchant latin. »

,,,„. Tableau de Paris, Mebcieb dit : «On emploie dans h- col-

epl „„ huit ans pour apprendre 1, langue latine, etsur«n< écoliers, quatre-vingt-dix en sortent sans le savoir. - '--t ce que pensait ;i peu près le grand \rhaold. Voir notes.

Kje crois qu'on devrait se borner & les entendre les auteurs ,etque i, temps qu'on emploie à composer en latin est un temps perdu. Ce

temps serait mieux employé à apprendre par principes sa propre langue, qu'on ignore toujours au sortir du collège, et qu'on ignore au point de la parler mal. » (D'Alembert, Encyclop. me'thod.)

Tannegui Lefèvre se prononce fortement contre la méthode des thèmes. Le moyen le plus efficace pour arriver à la perfection de l'éloquence latine, c'est de lire assidûment, d'expliquer et de traduire sans cesse les auteurs de la bonne latinité... Budé, Scaliger, Turnèbe, Passerai ont étudié ainsi... C'est ainsi qu'il instruisit sa fille, la célèbre madame Dacier. (Hoffmann, passim. ouvrage cité, note 1.)

Rollin1 est aussi de cet avis. D'ailleurs, surtout pour les commençants, il craint, par un travail pénible et peu utile, de leur inspirer du dégoût. Sans doute Rollin se rappelait alors les paroles de Montaigne2, qui se félicite d'avoir eu « affaire à un homme d'entendement de précepteur, » qui lui fit aimer l'étude. Autrement, ajoute-t-il, « j'estime que que je n'eusse rapporté du collège que la haine des livres, comme faict quasi toute nostre noblesse. »

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