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Il est difficile d'être bon prêtre, saint Paul nous l'apprend par ces paroles : « Qui est-ce qui est propre à faire ces choses J? » Aussi Fénelon s'écrie-t-il : « Ne soyez prêtres malgré Jésus-Christ, en trompant l'Eglise. Si vous êtes prêtres, soyez piètres véritables. Pour l'être, demandez à Dieu de le devenir2 » Ce qui ne veut pas dire : En sortant du séminaire, faites ou faites faire pour vous, par des personnes influentes, ainsi que je l'ai vu tant de fois, la chasse aux bonnes cures.
Aux premiers siècles de l'Eglise, tout chrétien qui, après son baptême, faillissait plus d'une seule fois, n'avait plus droit au pardon. Voici ce que dit Tertullien: « Quoique Dieu ait fermé la porte du pardon, en même temps qu'il a tiré la barre de la porte du baptême (et inanctionis sera obstructa),\\ a permis que quelque chose s'ouvrit encore. Il a placé dans le vestibule une seconde pénitence, afin qu'elle s'ouvre à ceux qui frappent, mais pour une seule fois, parce que c'est déjà la seconde, mais davantage, jamais, parce que précédemment ce fut en vain : Scd j'àm semel quia jàm secundo; sed amplius nunquam, quia proxime frustra. (De la pénitence, p. 237, coll. Guillon.)