‹ SaülChapitre 27 sur 110 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

LES PRÉCÉDENTS, MICOL, dans l'obscurité. MICOL, sans voir Jonathas.

L'astre des nuits à peine a fini sa carrière, Et déjà le sommeil a fui de ma paupière. O nuit ! O doux sommeil ! Tout ressent vos bienfaits] u-o Hélas ! et mes yeux seuls ne les goûtent jamais !

Elle tombe à genoux près de l'arche.

Toi que j'invoque en vain, Toi dont la main puissante A semé de ces feux la voûte étincelante, Toi de qui la parole a formé les humains, Pour servir de spectacle à tes regards divins,

105 O Dieu ! si de ce trône ardent, inaccessible. Où se cache à nos yeux ta majesté terrible, Tu daignes abaisser tes regards jusqu'à nous. Vois une amante en pleurs tombant à tes genoux ! Vois ce cœur déchiré, qui tremble et qui t'implore,

no Au pied du Tabernacle où tu veux qu'on t'adore, T'offrir, sans se lasser de tes cruels refus. Des vœux toujours soumis et jamais entendus! Vois en pitié ce peuple accablé de misère,

100. vos 42. — 101-132. Ces trente-deux vers (on a vu plus haut que Micol n'adressait alors à Dieu que des « soupirs >>) manquent dans 41. — 102. la voûte éblouissante, R cl L. — 104. de jouet ù tes divines mains, R. — 109. qui saigne S et L. — 113. ton peuple L.

97. Et plus loin, vers 217. Cf. Prcm. Méd., XIV, Le Lac : O lac! l'année à peine a fini sa carrière.

Page 1