‹ SaülChapitre 44 sur 110 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

Vous faire, pour David, un plus sanglant outrage. Dans vos propres succès vous trouver un affront. Arracher vos lauriers pour en orner son front, Et peut-être...

J'entends ce que tu n'oses dire, D Abner, et je rends grâce au zèle qui t'inspire ; Mais ce n'est plus le tems, ami, de ménager Mes propres intérêts^, dans le commun danger. Le salut d'Israël n'est que dans la victoire ; Qii'un rival préféré m'en dispute la gloire, ; Que ce peuple inconstant, proclamant sa valeur, D'un triomphe commun lui donne tout l'honneur, QjLi'importe ? A ses lauriers, loin de porter envie. Notre rivalité sauvera la patrie, Et, juge de nos coups, Israël aujourd'hui I' Prononcera, s'il ose, entre Saûl et lui !

ABNER

Mais si vous succombez. Seigneur ?

Si je succombe, La gloire de ma mort consacrera ma tombe. Et ce sceptre sanglant, jusqu'au bout défendu. Sur ma cendre, à mon hls sera du moins rendu.

ABNER

\t Quoi, vous comptez, Seigneur, sur la reconnaissance De ce peuple fameux par sa lâche inconstance,

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