SCENE II
SAUL, seul.
Peut-être... Puisqu'enfiii je puis le consulter, Le ciel peut-être est las de me persécuter.
25 A mes yeux désillés la vérité va luire.
Mais au livre du sort, ô Dieu, que vont-ils lire ? De ce livre fatal, qui s'explique trop tôt. Chaque jour, chaque instant, hélas ! révèle un mot. Pourquoi donc devancer le tems qui nous l'apporte ?
!o Pourquoi, dans cet abîme, avant l'heure ?... N'importe ! C'est trop, c'est trop longtems attendre, dans la nuit, Les invisibles coups du bras qui me poursuit ! J'aime mieux dérouler la trame infortunée. Et lire, d'un seul trait, toute ma destinée !
Pendant ces derniers vers, la Pj'thonisse entre, sans être aperçue de Saiil.
I 523. Puisqu'enfin en ce jour je puis L, — 526. qu'ont-ils à lire? L. •—533. déroulant NM. — 534. Y lire NM.
527-528. Cf. Vers sur un album (Poésies diverses ajoutées aux. Recueillements, XIV).
Le livre de la vie est le livre suprême
Qu'on ne peut ni fermer ni rouvrir à son choix