ACTE II
LA PYTHONISSE
Dieu promet ses fureurs à des princes ingrats.
Crois-tu qu'impunément ta bouche ici m'outrage ?
LA PYTHONISSE
Crois-tu faire d'un Dieu varier le lano^ao-e ?
o o SAUL
Sais-tu quel sort t'attend ? sais-tu.. ?
LA PYTHONISSE
Ce que je sais, C'est que ton propre bras va punir tes forfaits, Et qu'avant que des cieux le flambeau se retire, Un Dieu justifiera tout ce qu'un Dieu m'inspire ! Adieu, malheureux père ! adieu, malheureux roi !
Elle veut s'éloigner, Saûl la retient.
Non, non, perfide, reste, écoute et réponds-moi ! C'est souffrir trop longtems l'insolence et l'injure, Je veux convaincre ici ta bouche d'imposture ; Si le ciel à tes yeux a su les révéler, duels sont donc ces forfaits dont tu m'oses parler ?