‹ SaülChapitre 69 sur 110 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

MICOL, SAÛL

SAUL, s'avançant à pas lents sur la scène. |

Dieu ! quel sommeil pesant accable ma paupière ! '

965 Mon sein a besoin d'air et mes yeux de lumière !

S'arrctant, comme frappé d'étonnement, et regardant le ciel.

Mais quoi ! ce songe encor trouble-t-il ma raison ? Quoi ! déjà le soleil penche vers l'horizon ? Où suis-je ? ô ciel ! d'oi^i viens-je ? et quel épais nuage Du passé, du présent me dérobe l'image ?

A Micol.

970 Ma fille, réponds-moi, qu'ai-je fait si longtemps ?

Parle!... Mais tu le sais, tu pleures! AB, je comprends...

La vérité se montre à mon âme éperdue :

Ah ! malheureux vieillard ! Ta raison s'est perdue !

Il pleure. Les chants du sacrifice voisin et les sons de harpe se font entendre.

Qu'entends-je ? quels accents ! quels sons mélodieux 975 Accompagnent ma plainte et montent vers les cieux ? Mon oreille ravie écoute avec délices ! D'oii partent-ils ?

MICOL

Ce sont les chants des sacrifices.

968. D'où vicns-tu donc, Saûl ? L. — 971. pleurs (sic) 40. Léger Irait de crayon sur le mol. — 974. Oh! quels sont ces accents ? quels chants mélodieux L.

977 sqq. Rappel de I Reg. XVI, 2j.

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