ACTE IV
Qii'il doit monter au trône et régner à ta place. Ton sang, ton propre sang doit un jour cimenter Cette grandeur fatale où Dieu veut le porter ; Voilà de Jéhovah la secrète promesse, Et voilà quels destins te garde sa tendresse !
JONATHAS
Eh bien ! si Dieu le veut, Seigneur, que pouvons-nous ? \ Est-il un bouclier qui sauve de ses coups ? ! Les menaces de l'homme, et sa vaine prudence, I Ne peuvent de ce Dieu ralentir la vengeance.
Elle gronde, elle éclate, elle abat l'orgueilleux,
dui se débat contre elle en insultant aux cieux ;
Et, sur les fronts courbés, la divine colère ' Passe, sans les briser, plus douce et plus légère !
1259-1265. Al/., IV, 5. JoNATHAs. Avez-vous quelques armes contre la fureur divine ? Les prières, non les menaces, peuvent apaiser ce Dieu jaloux qui abaisse les superbes et qui épargne les faibles.