ACTE III * 5cf
doulable. Ses décisions semblent immotivées. — Scrute le roi. Barbier.
LE BARBIER
Si tu crois que c'est facile. — Le grand prêtre...
JOHEL
Eh bien ?
LE BARBIER
Eh bien ! il claque de peur quand il parle au roi maintenant.
JOHEL
Comment : il claque de peur?
LE BARBIER
Je veux dire : il claque des dents, de peur du roi.
Johel hausse les épaules .
LE BARBIER
Puis Saûl ne se laisse plus que difficilement approcher. — D'ailleurs tout le monde s'en va quand il approche. Et c'est lui qui épie maintenant ; il se cache ; — on ne l'entend pas approcher — et puis on lesurprend, derrièreun rideau, aux écoules — ou bien on est surpris; — et chacun fuit sans bruit, de salle en salle, dans le palais, où le roi circule sans bruit...
JOHEL
Diable!
Pendant la dernière phrase, il a élé au rideau de gauche relombé, et d'un grand geste brusqne le relève.
LE- BARBIER, que le bruit du rideau a fait sursauter.
Ah! Que tu m'as fait peur!!... Moi, je n'ai pas d'épée...
Co SAUL
JOHEL
N'importe, Barbier; tu parleras au roi : — et ce que tu sauras...
LE BARBIER, considère Tépéc de Johel.
C'est merveille, Johel, combien notre amitié devient profonde !
JOHEL
Tout sert à la
!1 termine par un geste d'attacher.
LE BARBIER, continuant le geste de Johel,
... resserrer. — Eh! voici fuir David! — Pars vite! — Laisse-nous,
David passe sur la terrasse.
Johel sort.