ETAT SAUVAGE
Cette forme sociale rudimentaire naît de la décomposition de Tédeoisme, qui ne peut se prolonger, aussitôt que les fruits spontanés du sol diminuent par la consommation imprévoyante et Tabsence de ouiture^ aussitôt que les animaux malfaisants qui se pro*pagent sur le globe^ arrivant des dimats extrêmes, viennent attaquer Thomme et lui suggèrent à la fois riarention des armes, la passion de la lutte et le goût du sang. On tne Tanimal dangereux, puis on le mange; pnis on chasse Tanimal innocent lui-même, pour s'en nourrir. On arrivera bientôt h tuer aussi les hommes avec lesquels on se trouve en conflit pour les cantons de chasse, et Thabitude de dévorer ce qu'on a tué rend l'anthropophagie à peu près universelle chez les
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sauvages qui n'imt p» ea de coataet avise des races sopérieures.
Il est inutile de faire observer que l'état sauvage serait rangé ao^dessas de Tédenisme, si Ton comparait les états sociaux divers au point de vue du progrès de rhamanité en fait d'art et d'industrie , et qu'il doit être rangé au-dessous* au point de vue du bonheur et de la liberté, base d'appréciation que nous avons préférée.
Nous ne traçons ici l'esquisse des formes sociale^ que très-superficiellement, nous bornant aux lignes générales; les détails viendront en leur temps. Chacun d'ailleurs peut développer ces indications sommaires en étudiant les historiens et les voyageurs.
Le caractère dominant de l'industrie sauvage^ si 1 on appelle industrie tout essor utile de l'activité humaine, c'est la chasse ou la pêche suivant la configuration géographique des contrées. On y joint la cueillette des fruits naturels» vertige des habitudes édentiques, transition entre les deux premiers états sociaux et la domestication des animaux sur une petite échelle, engrenage de cette période avec la suivante, Tétat patriarcal, qui fonde principalement sur leistrou'» peaux ralimentatioa humaine.