Vol extérieur, o Composite. Orangé. Logarithme. U
Y MnfiwjM. Unitéisiie. Blanc« Ctcloîdb. Ut H
ji Liberté. FavùritismeNoir. ÉphycUfidel^
LE GBNHE HUMAIN. 4St
On a beancotip ri dans Tantre mondei où Ton aime à rire et où le ton de la conversation, comme nous avons pu en juger souvent, est la plaisanterie sans amertume, des efforts infinis des phalanstériens pour donner un sens quelconque à tous les éléments de ce tableau. La conchoïde, emblème de Vinsoticiancef et celte ligne formidable, minimum^ Vniiéisme^ BlanCf Cycloïde, Vl //,auraientencoredonné la torture à bien des esprits s'il ne s*en trouvait pas un pour affirmer ceci :
La dernière ligne relative au favoritisme est à sup« primer comme nous Tavons déjà dit.
Effaçons ce double signe resté jusqu'à présent à l'état de logogriphe Dr H, c'est-à-dire Ut d'en Haut, annexé à Tunitéisme, aussi bien que B ut^ c'est-à-dire ut d'en Bas, annexé au favoritisme et à la liberté; l'unitéisme n'a pas de note qui lui soit consacrée.
Quant aux autres analogies, toutes sont justes et déjà interprétées par nous ; leur exactitude sera complète si l'on restitue le fa à la composite et le la à la papillonne, conformément aux explications que nous avons données.
Mais les écrits de Fourier ne présentent nulle part une traduction complète de ces symboles; aussi la gamme des droits naturels est-elle restée indéchiffrable jusqu'à présent.
L'originalité de ce tableau, son but et sa pensée ne sont pas dans ces correspondances d'emblèmes rendus obscurs par leur accumulation et leur laconisme; c'est dans la première colonne exclusivement qu'il faut chercher nne intention de l'auteur.
La cueillette, la pâture, la chasse, la pêche, sont bien les industries du sauvage; mais Fourier attachait
beaucoup plus de prix cenme inventiMi à la {t^w inéérieure^ à ViMoueioucep aa vol extérieur, qii sont 190 œuvres mal réussies d uu iuspiré cherchant à compléter, sans lumière d'eu haut» le travail proYÏdentieL
Avant de les détruire et d*effaoer ensuite le mtntmum, constatons la réalité des quatre anali^ies : cueillette amiiié, amour|NUtir«» famiiismejitfcfts, ambitioi ehoête.
Les fruits de la terre se cueillent en édenismepar bandes coufases formées par Tamitié seulement et dans lesquelles n'est constitué aucun pouvoir dirigeant*
Les animaux pâturent au printemps quand l'herbe verdoie, quand les fleurs s'ouvrent, quand les oiseau ebantent, dans la saison de Tamour universel.
Le poisson poursuivi par le pécheur est la fécondiié même.
L'ambition est née chez les sauvages avec rorganisation des grandes chasses.
Ces analogies en font entrevoir de plus larges, affirmées par Fourier, sans explication, suivant sa méthode habituelle :
Amitié
tstrê
Amour
arôme
UNiT^isns
Ambition
air
Feu
Famille
eau
La planète Terre est un symbole d*amîtié; encore un fait dont nous renvoyons le développement à notre prochain ouvrage.
L'élément supérieur des fluides bumainsi l'aroiBe
LE 6SNRS KJMÀIN. i 53
l'iiomme et de la femme, est Télément physique de mour.
Grall a constaté chez les ambitieu'x une tendance à lever très^matérielle ; chez l'aigle, elle prend possîon des airs, elle construit chez Tham me lesdegrés
trône et Tarchiteclure des palais.
L'eau pour la terre entière est un principe de fertiè, elle nourrit les animaux et les plantes. L'unitéismeest le lien de la création» comme la chair vitale.
Examinons maintenant les droits nouveaux dont urier, malgré la loyauté qui ne l'abandonne jamais, tdt servi pour exalter un peu trop l'état sauvage et ur offirir une prime à la paresse.
Nous revenons sur la loyauté de Fourier, parce que »us avons reçu le mandatée retrancher de sa doctrine utes les parties gangrenées et que, dans l'accomplisment 4e ce mandat, il nous faut concilier la fermeté 'ec la recoanaissMice due à uu maître. Fourier a été 3ire maître on science sociale. Ce mot nous conduit à re eu passant'que toutes les idées philosophiques adapes par nous à la psychologie de Fourier ont été emuntées à la science de M. Adolphe Garnier, après un ^atrôle des plus atteutifs. M. Adolphe Garnier, notre icien professeur et notre ami, qui occupe une place evée dans renseignement, a porté dans le domaine i la philosophie une certitude et une précision dont opinion publique n'a pas tenu jusqu'à présent assez s compte.
Ligue intérieure l Qu est-ce à dire? les ligues et is cabales, bien évidemment, sont un essor de la caaliftte; mais en quoi cet essor diffëre^t-il, pendant la
phase d'état sanvage, de ce qu'il est dans une autre société? S*il y a des ligues et des intrigues dans la horde sauvage , il y en a dans la tribu parlriarchale, dans la nation barbare» et surtout dans les assemblées civilisées, politiques ou autres.
Insouciance 1 Le droit d'insouciance est si plaisant, par son titre seul, qu'il prend, de son ridicule même, un faux airprofond, et qu'on est porté à soupçonner ici des mystères. Le sauvage est insouciant à l'égard de beaucoup de besoins qu'il éprouve à peine. La tente, la hutte, l'arbre ou le rocher pour habitation, la pelleterie ou le simple tatouage pour vêlement, le poissoD, le gibier pour nourriture, lui suffisent; mais il vaudrait mieux qu*il eût plus de souci de lui-même, et la civilisation ne tend à lui enlever rien de regrettable en lui disant : préoccupe-toi de l'hygiène, de la pudeur, de l'art, du confortable ; ne te laisse pas exterminer par la petite vérole, faute d'avoir souci de la vaccine, 1 comme la tribu des Mandans dans l'Amérique du Nord. L*insouciance n'est jamais un droit, c'est l'état de l'Ame , qui manque de ressort. Elle est toujours à regretter oa | à blâmer, soit qu'elle provienne de Tintelligence courte , des besoins peu développés ou satisfaits. L'homme doit aspirer toujours à la plus grande extension possible de ses facultés et de ses désirs; les be- j soins matériels seuls peuvent trouver un jour des garanties à peu près complètes, mais sans donner droit à Tinsouciance qui serait alors la destruction de Thomme moral. 11 faut plaindre au lieu de justifier une situation qui endort le sauvage dans sa sauvagerie : L'Har^ monie elle-même ne donnera jamais une insouciance complète et légitime. On y sera sans inquiétude quant
LB 6BNRS HUMAIN. 45&
t faim et à ces besoins de première urgence qni sont instruments de torture continuelle pour tant de vres civilisés; mais on éprouvera des besoins plus vés , on se préoccupera très-vivement de les satise par le travail, et si Ton ne s'en préoccupait pas» D*y aurait plus rien dans les tètes ni dans les irs.
Vol extérieur l Voilà le plus étrange de tous les ils, le droit de voler I Nous allons ôter encore une ae da pied des phalanslériens, en les dispensant de tenir que Fourier avait raison d'ériger le vol en it Baturel. Les sauvages volent tous les objets de (venance européenne qu'ils peuvent saisir à bord des /ires, parce qu'ils ont des instincts d'enfant et que r conscience, à peine à Tétat de germe, ne peut t Iriser leurs convoitises ; mais, en disant que le vol bituel constituait un droit auquel le sauvage ne pou* t être obligé de renoncer sans une compensation rement acceptée par lui et fournie par la société qui idrait le rendre honnête homme, Fourier a mis, is raison sérieuse, un obstacle de plus à la propalion de sa théorie.
£xiste-t-il véritablement des droits naturels? Dieu donne aux âmes, en les envoyant dans ce monde à ir naissance, et ouand leur créateur les a retrempées raccommodées selon leur état de dégradation et Ivant son habile.é, qu'un seul droit, celui de vivre, la est si vrai que, dans tous les temps, dans tous les ysy la conscience la plus grossière se soulève, lors* l'un homme est tué sans cause légitime, ou qu'il pék faute de secours; mais la satisfaction de toutes les adances de Thomme n'est pas un droit pour lui. Ce
t8« SACWNS
développement, qiri entre incontestablement dans les plans de Diea, ne saurait être exigé dans tons les états sociaux. Ce qui devient exigible, c'est la part de satisfaction qui, par suite du perfectionuement desinstilulions sociales, peut être obtenu par tout le monde et forme ainsi un élément du domaine commun. Do esclave n'avait pas le droit de revendiquer sa liberté dans Rome, où la faible proportion d'ordre public, réalisée par les institutions, avait pour base indispessable l'esclavage. Cet esclave était un révolté que la société combattait dans un intérêt de conservation légitime. — Mais un serf du moyen âge avait le droit de prendre les armes pour empêcher qu'on le replongeât dans l'esclavage antique, ou même qu'on le retint dans les liens du servage féodal, après l'époque où les progrès de Tintelligenee générale permettaient à l'agriculture et à Tindustrie de se passer de la sujétion des serfs.
Le développement complet de l'être humaiii ne de^ vient un droit, fournissant une juste ca^e de revendication par toutes les voies^ que dans la pleine Harmonie sociale, où l'ordre public, loin d'être compromis par Texpansion de toutes les forces morales et physiques, est fondé tout entier sur cet épanonîss^ ment.
Dans un pareil état de choses, essayer de rédiûre un homme ou un groupe au développement incomplet qui serait la part de droit d'un civilisé et qui d^^aaserait celle d'un barbare, ce serait un acte de violence coupable et de tyrannie. La formule des droits natarels est celle-ci : l'individu n'a pas d'autre droit que celui de vivre, en jouissant des avantages garMtis à (eus
LE UENRfi ÛtSlAlN. 157
par la forme sociale an sein de laqoeite il accomplit , sa carrière; — son devoir naturel est d'accepter les limites imposées à son intérêt privé par l'intérêt général de la société.
Ponr les gouvernants, le droit naturel est de repousser par tous les moyens, même par la force, la revendication d*un développement physique ou moral de Kêtre humain, inconciliable avec les ressources de l'organisation sociale qu'ils dirigent; — leur devoir naturel est de laisser absolument libre, non pas la prédication politique, ambitieuse, inintelligente et subversive, mais Tétude impartiale et scientifique des problèmes d'amélioration générale, et de travailler avec un dévouement, une ardeur illimités à la création d'institutions qui rendent possible un développement des facultés humaines, de plus en plus étendu.
Voilà la théorie du droit naturel. Ce sujet a suggéré à Fourier la gamme de fantaisie, annexée par lui, nous ne saurions dire pourquoi, à la description de Tétat sauvage. Ce qu'on pouvait dire avec vérité de la liberté du sauvage et de ses droits, c'est qu'il possède, en vertu de la simplicité de son mécanisme social, un degré de bien-être et de liberté supérieur à la situation des civilisés pauvres, qui n'ont pas comme lui la mer, les rivières, les forêts ouverts, et dont les besoins, au lieu d'être endormis, comme ceux du sauvage, sont éveillés, excités, aigris par le spectacle continuel des jouissances les plus recherchées. Aussi voit-on le sauvage, assez intelligent pour faire cette comparaison, se refuser avec la ténacité la plus invincible à échanger ses flèches et son casse-tête contre la bêche de nos paysans, tandis que le soldat, le matelot, le prolétaire
4 58 SADYOIIS
de la civilisation en un mot, pourra bien déserter la cause de celte civilisation marâtre et considérer son admission dans quelque horde comme le signal de sa délivrance. On a vu des exemples de cette transformation, et Louis XIV a été obligé d'interdire aux colons du Canada les voyages dans l'intérieur des tribas indiennes sous prétexte d'acbats de peaux de castor. On partait souvent de la colonie pour n'y plus revenir.
DU vnfnnjii.
La liberté du sauvage est insuffisante, a ditFonrier, et ne saurait être un but pour les aspirations de rhomme, parce que la femme n'y participe pas, et que cette liberté produit la paresse, au lieu d enfanter une activité vraiment productive. Rien de plus juste que cette double observation; mais nous ne pouvons accepter, dans son ensemble, la comparaison de la liberté du sauvage avec celle qui est réservée aux époques d'Harmonie.
Le sauvage, dit Fourier, n'est pas vraiment libre, parce qu'il éprouve des privations dans ses besoins les plus essentiels (il n'est donc pas aussi insouciant et aussi heureux de son insouciance que Fourier le disait un peu plus haut; — continuons). La vraie liberté n'ei^istera pour l'homme que s*il est vraiment et complètement insouciant, c'est-à-dire s'il est assuré de ne fBS souffrir comme souffre le sauvage, et si la satisfaction des premiers besoins lui est garantie par la société, soit qu'il travaille, soit qu'il ne travaille pas. Le nécessaire, garanti par la société sous le nom de m-
LE GENRS HUMAIN. 4 59
nimum, est un droit de nouvelle espèce qui sera proclamé par les sociétés bien constituées, et qui formera la base des compensations offertes au sauvage, quand on voudra le décider à abandonner librement la ligue intérieure, le vol extérieur, etc., etc.
Si le minimum consiste dans lassurance donnée à Thomme qu'on ne le tuera pas et qu'on lui donnera autant de secours que possible quand des maladies, des infirmités, des accidents le rendront incapable de travail, le minimum n'est que le droit naturel de vivre, existant dans toutes les sociétés, et. à propos duquel il n'y avait aucun contraste à établir entre les sociétés bien organisées et les sociétés qui ne le sont pas.
Mais Fourier voyait dans son minimum toute autre chose; il y voyait l'obligation , pour une société bien faite, de garantir à l'homme, non-seulement la vie, mais un degré de satisfactions de toute espèce, croissant avec la richesse sociale. H prétendait de plus que ce minimum devait élre attribué à tous, sans aucune espèce de distinction entre l'infirme ou le valide, le laborieux ou le paresseux. La régence du phalanstère, dans sa comptabilité, était tenue, avant toute répartition des produits sociaux, d'affecter un prélèvement à la nourriture, à l'entretien, aux plaisirs même de tous les membres de l'espèce humaine.
Faisant ici quelque part à la nécessité de proportionner les droits de l'individu à l'organisation et aux ressources de la société, Fourier sentait que la proclamation d'un pareil principe mettrait à la charge du gouvernement des millions de bouches inutiles ; il appréciait ce qu'il y a de concluant dans l'exemple de
TAngleterre, qui a augmenté le nombre de ses pauvres en proporlion des efforts qu'elle a tentés pour anéanti la mendicité, par une taxe devenue bient6t la liste ci vile de Toisiveté. Aussi distinguait-il ici, conHue dao ses amours, entre les conditions de la société présent et celles de la société future. Le minimum est un droi sans doute, assurait-il ; mais nous sommes obligés di reconnaître que, Thomme ayant pour unique mobili son intérêt ou son plaisir, on préférerait en niasse au jourd'bui une bonne rente» payée par la socdété, saoi être achetée par aucun labeur, aux trataux de la culture ou de l'industrie, si répugnants pour le travaiileai en général.
Il est donc indispensable de rendre le travail attrayant pour tous. Dans ces conditions, la moisson, la vendange et toutes les fonctions du cbamp ou de Tatelier devenant les plus vifs de tous les plaisirs, oo aimera bien mieux cumuler avec la Jouissance de travailler la rétribution due au travailleur, que de s'engourdir et de s'ennuyer dans Tinaction avec une réuibution moindre.
Le travail rendu attrayant, nous proclamerons b droit de tous au minimum» En fait, on n'en profite^ guère, et si Ton devait en profiter beaucoup, nous à le proclamerions dans aucun temps; mais uae miaorili' en revendiquera le bénéfice, et le principe de cette i»stittttion garantira la vraie liberté de tous. Est^on liii^ quand on est obligé de travailler pour vivre f Assarti ment non« L'homme libre est celui qui peut se dires croisons^nous les bras, dormons au soleil si cela nov amuse; travaillons si la fantaisie nous en prend. Dm tous les cas, nous sommes des membres de l'boma&id
LE GIMAI flUMÂIN. 411
lûgéi^ noums^ tâittt» émtksé$ inéme fv eUe, car elle nous Gonduil gratuitenient au sp^oiaicle» dans tout phalanslèie bien ifisiailé.
En résumé, Fourier disait : il n'est point de lU>6rté réelle sans fn«nimi4iH, en d'autres termes, sans possi* lulité pour rhomme de travailler ou de se reposer, sui<vaot son oaprice ;
P^ifit de mimfimm i^éalisable, en dehors dd travaU atirajant;
Point de tifàvail attrayant» en dehors de mon attrac« lion et de mes séries.
G était une manière ingénieuse de rattaoher sa théo* rie aux idées libérales, fort en crédit de son tempsi di de conduire au phalanstère par une définition de la liberté.
Mais cette définition n'était pas juste, et le droit de vivre sans rien faire ne sera jamais accepté comme Un élément légitime de la liberté. Les civilisés le sentaient bien. Ils argumentaient contre la théorie du minimum et mâme contre celle du travail attrayant» en deman-^ dant timidement s't7 n'y atèruit pas toujours des pa-^ ressêUm. Aveuglés par Tesprit de système, nous levions les épaules» et nous avions tort. Il y aura toujours des paresseux, et le travail attrayant, dont fourier a donné la description et indiqué les mobiles avec une autorité souveraine, ne saorsût avoir d'autre effet que d'utiliser toutes les forces morales, k k condition qu'elles exis* tent. Elles n'existent pas toujours et chez tous.
11 y a peu d'objections sérieuses contre la théorie de Fourier qui n aient été produites avant ce livre. L'école phalanstérienne en a tenu très-peu de compte. C'ér taient pourtant des inspirations du sons commun et de
46i SAUVOMS
l'expérience usuelle. S'il était possible à un disciple fanatisé d'ouvrir Toreille à toutes les yérités qui coatrarient ses vues, nous aurions été touché» nous en particulier, de Téloquencc et du cœur avec lesquels un jeune professeur de Tuniversité de Louvain, M. Schollart, a lutté contre nous, en séance publique, dans sa ville natale, lors d'un voyage de propagation que nous accomplissions en Belgique. II avait le tort de combattre à Taveugle une théorie qu'il n'avait jamais étudiée, et aux beaux côtés de laquelle il aurait renda plus de justice, s'il avait parlé avec plus de préparation; mais il a fait preuve, dans ce combat courtois, d'une chaleur de sentiment et d*nn talent de parole auxquels nous sommes heureux de rendre hommage.
S'il doit exister toujours des paresseux, la société n'est certainement pas obligée de les entretenir, et un pareil principe n'est justifié par aucune raison plausible. En Harmonie sociale, nous conservons le mot, la société réalise assez de richesses pour que le droit naturel attribue à chaque individu le plein développement de ses facultés et de toutes les jouissances honorables. Mais il n'existera jamais de prélèvement en faveur de l'oisiveté.
Dans le cours des publications dont celle-ci est la préface, et qui justifieront notre titre, en offrant un ensemble de solutions dont le salut du genre hnmain peut sortir, nous proposerons des modes de ré- i partition correspondant aux divers degrés de progrès social. Nous plaçant ici, avecFourier, au point de vue | de la pleine Harmonie réalisée, nous disons que, dans ' une association parfaite, les produits du travail collée-
Ll GBNRK HUMAIN. 463
tif soBt répartis entre les individus de la manière suivante :
Du pain, à tous les membres de Thumanité ;
Du travail, à tous les travailleurs;
Du plaisir y à tous les travailleurs méritants;
Du bonheur, à tous les travailleurs exceptionnels.
Le pain, garanti à tous les membres de T humanité, ne doit pas être confondu avec le minimum de Fourier. L'humanité forme une grande phalange de travailleurs, chargée de compléter, dans la création, Tœuvre divine, en appliquant, dans la sphère de sa propre activité, la loi sériaire, que nous avons définicf : Plan, tracé par Dieu, de Vorganisation universelle.
Ceux-là sont membres de Thumanité, ceux-là seulement, qui s'associent^ au moins intentionnellement, à la mission du genre humain dans le monde. Celui-là ne restera pas dans rhumanité, qui refuse le travail; il déchoit de son caractère, il efface son titre; il est dans la voie qui conduit, des rangs glorieux du genre humain, dans Tordre des créations inférieures. Il perd son âme , dit la langue religieuse , usant ici d une expression plus littéralement vraie qu'on ne pense. Les membres de Thumanité, c'est-à-dire les êtres ayant droit à la garantie du pain, sont les auxiliaires de Dieu et tous ceux qui n'ont pas refusé de Têtre : les travailleurs en activité, ou écartés de leurs fonctions par accident, infirmité, maladie ; — les vieillards, parce que leur carrière active est finie; — les enfants, parce qu'elle n est pas commencée.
Quant aux hommes capables de préférer, sciemment et volontairement , l'inertie à Faccomplissement de
4*64 fiAUVûtfâ
Ifittrs dev(âs8» la eaciélé %u'iU 4F«hiwefi4 ne leur àtài absolument rien. Peut-elle» en bonne justice, lesfaûre nourrir par les travailleors sur la part des({iiiels cette rétribution serait extorquée?
Hâtons-nevs de dire que , si Fourier prockuBait le droit au minimumt en Harmonie soGiale^ pour Thonneur du principe de liberté, lort mal entendu» Uen plutôt que dans Tinter et d'une minorité iisporceptible, c'est principalement dans l'intérêt d'un autre pri&cipe, celui des droits et de la dignité du travaillâiir« que nous refusons le pain à l'oisif. Il n'est pas à croire^ en fait, qoe beaucoup d'bommes refuseront le travail^ dans un état de choses qui joindra comme stimulant, à l'enivrement bien réel de la série de travailleurs organisée, la grande voix de la conscience, développée par une éducation supérieure^ et des idées nettes sur la responsabilité de l'homme devant Dieu, dans cette vie et dans toutes les autres.
Du tratiail à êous les irâvuillmrê. Ce droit, dont la réalisation n'appartient qu'aux époques d'Hardacnie, a été revendiqué très-prématurém6nt de nos jours* sous le nom de droit au travail.
La formule droit au travail exprime une idée parfaitement distincte du droit de tramilUrt qui serait âne niaiserie, si l'ancien régime industriel, sapé par les idées économiques de Turgot, n'avait osé prohiber jusqu'à la liberté du travail. Le droit au tranmil^ c'est le droit de vivre en travaillant» ou, en d'autres termes, avec la double garantie des instruments de travail nécessaires et d'un emploi constamment rétribué. Cette formule a été lancée dans le moade par Fourier; elle constate une aspiiation de notre siàcle.
LE GBIfai KCMÀIN. ^%fb
Q&e leoduiioe «ont^Ilet m besoin de jnstîoe «ociak, et i&M les botnnles de cœur doiye&t ktt énui^e h position AaTrâiile de l'ouvrier, de l'euvrière surtoul, deonaoïdMit en vain qu'i»o ulUiie teur« bras, vicUaies du ebduiage, de fsdi^&ace de erédii» 4e ia destrociÂon de leurs outils, victimes dont le Soil^eraîa Maître eii^ tend \é, ^oiiL et qu'il Va secourir, c«ï il fleure» au mi- Ueu de toutes ses ^kûres^ quand il Toit rbamiue de 1k)bd6 ¥okHUé, teadaat aux passante la msàn qui vou-lait manier la bêche ; car il se voile la faee, en voyant la femiiiei «a oréalure de ppédileetioâ) Timage de l»a pureté» pouaséê dans là fa&gë» en dépit de son Aém^ poir, parce que les travaux de sa profession lui man^ quentt» parce qu'elle a froide parice qu'elle a !eim, parce qu*tlU esi Và^u I
Le droit aa travail a rallié des &me» gén^eusea, uuôs il a groupé en inèine temps, sotts M banmëro» des amèitieax et des intrigants du plus bas étage. Ce qui était véritableâient saint codame un déâir et Goaune un objet d'efforts énergiques, mais gradués» devenait faux et dangereux» prés^té comme un droit qui s'im^ posait à une société, incapable d'en procurer la réali*sation prochaine* Cette question sera facilement jugée» en vertu des principes émis plus haut dur l'extension dtt droit nattirel, subordonnée an développement de la riehesae taorale et matérielle des sociétés. Du travail à tous ks travailleurs^ voilà une devise d'avenir, une des bases do la légénératioii bârmonienne; maisi en Février» demander à la France qu'elle fermât immé^ diatement toutes les plaies» qu'elle improvis&t des ca^ pitauat, des travaux en activité» unettkétbode de répar*titiob pour iles fotcjâono et pour ie salake do la
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popalation tout entière, c*était TeiTear de bien des honnêtes gens. — Ce fut aussi le thème exploité avec mauvaise foi par des charlatans ambitieux qui ne craignaient pas de fouler aux pieds la raison, et de compromettre toutes les libertés pour acheter une popularité lucrative.
Qu'est-il résulté d'une maxime de Tavenir, violemment introduite dans les flancs d'une société incapable de la contenir? Il en est résulté Tépouvantable lutte de juin 1848, combat sans précédent, et qui, si les Français font preuve en ce moment de foi religieuse 9 restera unique dans Thistoire de Thumanité.
Ce n'était pas un combat, c'était une scène d'hor- i reur infernale sur laquelle nous ne voulons pas insis- i ter, car Dieu, en nous visitant, nous a communiqué, k un degré bien inférieur assurément, sa sympathie pour tous les malheurs de l'humanité. L'âme de la terre ne sera consolée de ce désastre que le jour où, sur son globe soumis à la loi d'amour, au milieu des peuples régénérés, un monument expiatoire, consacré à tontes nos erreurs sanglantes, portera cette devise : Aux vtclimes des guerres civiles^ de tous les temps, de tous les partis.
Pourquoi cette lutte? Il y a eu, sur la terre, des hommes égarés, désespérés ou criminels. Il y a eu, dans les conseils de la Providence, la résolution d'entraver la marche de la révolution de février. C'est là que son armée a été détruite ; c'est le sang, perdu par elle à si larges flots, dans les journées de juin, qui l'a rendue insensible à tontes les atteintes postérieures. Après avoir créé les hommes. Dieu vit qu'il s'était
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trompé» dit la Bible, et il envoya le déloge.--- Après cette révolution de février» à laquelle les hommes avaient coopéré moins qu'à toute aulre. Dieu fut enthousiasmé de cette œuvre, comme il Tavait été aux premiers jours de Thumanité. Sa joie se répandit, sur la France entière, en rayonnements électriques, dont l'influence a été bien sentie. La presse périodique et les manifestations électorales de cette époque indiquent une transformation des esprits, inexplicable par les raisons vulgaires du calcul ou de la peur. Tous les regards cherchaient une aurore; les royalistes adoraient la république, et les catholiques le socialisme. On a reproché trop vivement ces démonstrations à leurs auteurs. Ils avaient la folie divine. Dieu luimême était républicain.
Il accomplissait un effort sublime, pour effacer de notre belle terre Tindigence, la fourberie, l'oppression, le carnage, les intempéries, les maladies provo* qnées, le cercle vicieux, c'est-k-^ire le conflit perpétuel de nos institutions, de nos idées et de nos mœurs, enfin l'égoisme et la duplicité d'action, double pivot de cette série d'infortunes. Il avait jeté la terreur partout, non pas Todieuse terreur de juin, mais une crainte salutaire, car elle était produite par une faible eflfusion de sang et rendait les hommes disposés au bien ; il avait répandu aussi l'amour, et les partis, image éphémère de la conciliation réservée au temps actuel, si nous le voulons, ont fraternisé sincèrement pendant quelques jours.
Voilà ce quavait fait Dieu. — Restait la part de rhomme, k qui Dieu laisse un rôle indépendant, à charge de responsabilité devant lui. L'homme avait k
I M SâDVQII
IMfitâP des érrteeflMHlB, pour fimder ime société m vclle, qm He reAcootrail plus d'obstacle. Qa'oHethét rîe d'orgftAÎftitioi, conciliaHte, pacifique, d na cm tère à pea près pratique, fût poaée en Prama, eéla :uMez poar changer la tace du moade» dont les \m saîllemeata réyolulionaairei, à cette époque, ne su [iliqnentpasoiieaXf au point de vue purement kamaii, <|ae les conversiona subites, si conlagicasos dans notn liays. Tons les trAnes tombaient ; le aol de tous h royaumes se crevassait, traversé par les aillons de I) cbarrue divine.
On n'attendait plus que le semeur.
Maaa les hommes les plus avancés ne posaédakiit, en fait de théorie sérieuse, que celle de Fourier. C ed elle qui eût triomphé avec le temps, si la républiqni de février avait eu la puissance de vivre» et les phalao^ lériens avaient un juste instinct de la situation» quau caa républicains improvisés dépassaient, en eniboii siaame révolutionnaire, les républicains de la veille, « embarrasfiéa de leur triomphe*
Le système phalaastérien contenait des erfeursp eussent rendu sa victoire fatale ; il supprimait la m^ scieuce, et le créateur qui, dans son sublime travail* eiamine, retouche, perfectionne wofi œuvre, a sck tement arrêté le mouvement démocratique. 11 ti\ pas fait le mal, mais il a laissé les éléments d'anvchie se développer ; il a permis à des ambitieox, essayant de racheter leur ignorance en science s(h ciale par la hardiesse aventureuse de leurs déeb' mations, de lancer au vieux monde des déclarabons du guerre, telles que la formule du droit au travail immédiatement exigible.— *Et le vienx monde,
LE GENRB HeMAIN. 469
réreillé par cette attaque, a sa écrafier te nonvMm.
C'e^ un temps d'arrêt. Ce n est une ruine définitive que pour la liberté illimitée de la presse, pour le droit illimité d'affichage et de colportage» pour le droit illimité de réunion, pour le suffrage universel immédiat, pour toutes les arches saintes du libéralisme dépourvu de véritable science et d'amour. La théorie du progrès social renaît en ce moment. C'est la théorie de l'association et du bonheur, avec la Religion, avec le Pouvoir, avec la Famille, avec la Propriété. Cette fois elle ne pourra servir de thèse h lambition égoïste, et nulle opinion consciencieuse n'y trouvera des sujets d'alarme fondée.
Du plaisir à tous les travailleurs méritants I
Du bonheur à tous les travailleurs exceptionnels !
Ëgalitaires de bonne foi, qui êtes bien rares^ égalitaires par spéculation et hypocrisie, qui êtes l'un des fléaux les plus dangereux de notre temps, vous allez apprendre que Dieu ne veut pas de l'égalité. Il ne l'a mise nulle part, et les institutions sociales ne vivent qu'en s' ajustant au plan de l'édifice universel. Le plaisir et le bonheur sont deux' degrés dans la rémunération, comme le mérite et Texception ne désignent ici que deux degrés dans les titres. Le principe est le même. Il s'agit de savoir, et la question est presque ridicule à poser, si la Providence entend que le salaire soit proportionné aux œuvres.
Ici paraît la nécessité d'élever ses regards vers le monde supérieur, si l'on veut comprendre les lois de la Nature, auxquelles nous sommes soumis sur la terre. La révélation qui suivra celle-ci sera intitulée Religion. EHe ouvrira des sphère» infinies ; prenant pour sujet
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l'histoire des dogmes el des colles, elle doit conclut k leur coQcilialioD, et ne laissera aucun regret dans Tesprit des hommes, qui abandonneront complétemeot les superstitions, ébranlées par le coup terrible que Dieu leur porte en ce moment.
Cet ouvrage débutera par un développement codi plet de la loi sériaire, dont nous n avons donné dans la présente publication qpe des exemples, sans remonter jusqu'à la source même de ce principe. Il fera coanaltrCi autant que Dieu le permettra, rorganisatioa du monde des âmes. Nous donnerons aussi, sur la législation administrative et même sur la jurisprudence qui régit actuellement les matières religieuses, des détails dont la minutie n'étonnera pas, attendu que tool se rattache à Dieu, et que la vie universelle, bien comprise, anime tout, sans exception, dans le monde.
Quand on aura lu cette seconde publication, bien des problèmes impénétrables, pour des yeux tourDés exclusivement vers la terre, seront résolus avec une clarté qui en rendra désormais la discussion inatile.
Dieu donne du plaisir à tous les travailleurs, sous la seule condition d'une aptitude et d'une activité ordinaires, parce que tous les hommes sont des exilés, et que la générosité divine a des consolations pour l'exil. On plaint les morts, et c'est une erreur causée par notre manque de foi dans l'immortalité de Tâme. Les morts sont plus heureux que les vivants ; ils ne regrettent même pas leur famille en quittant la terre, el lai gardent un souvenir qui n a rien de pénible. Au milieu des travaux qu'ils exécutent, des liens affectueux quiis forment, ils trouvent des compensations qui les empè-
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chent de regretter la vie, ou plntAt le sommeil, car on vit là-haat, ici noas dormons. Ils abandonnent avec joie leurs corps , et ne sont touchés des honneurs qu'on peut lui rendre, que comme d une marque d'affection, quand ce tle affection est sincère. Celte matière, en elle-même, leur devient absolument indifférente et étrangère.
Nous les appelons des morts^et cette expression n*est, à leurs yeux, qu'une preuve de notre ignorance en fait de questions religieuses. Dans le monde d*en haut, les âmes les moins épurées sont placées, comme retenues par leur poids, dans les couches les plus voisines de la terre et, par un effet de cette tendance, elles y reviennent plus fréquemment que les autres. La vie terrestre est une corvée expiatoire, dont on doit sortir plus épuré, si Ton a su mettre à profit pour son amélioration les épreuves qu'on y a subies. On remonte alors et Ton conserve cette nouvelle place, à moins d'en déchoir par un effet naturel et nécessaire des fautes commises dans l'un des deux mondes.
Quand une âme s'est raffinée par un assez grand nombre de douleurs, subies à titre de châtiment, ou acceptées volontairement par le dévouement, qui a porté des âmes du plus haut titre à venir sur la terre pour y remplir des missions de salut, cette âme acquiert des tendances trop élevées pour que la terre puisse la revoir. Elle est alors parfaitement heureuse, ou du moins elle possède tout le bonheur réalisable dans les dépendances de notre globe.
La théorie de Fonrier est remarquablement conforme à la vérité, en ce qui touche les habitants de l'autre monde, et les disciples ont eu tort de considérer comme
«ne hjpeéikÊt brillante cette descaiptîoA qu renferne Irès-pea d'errears; mais Foarier n'a pas vu desi cAotet : la première» o'eat que la conscience, le devoir, le sacrifice, le défouement, la responsabilité sont des réalités, injustement esclaes par lui de Tbarmonie sopérieure comme de Tbarmonie inférieure; la seconde, c'est que le bonheur absolu, placé par lui dans Tbarmonie terrestre, ne s'y rencontrera pas, et qu'il n'est vrai, pour les Ames du ciel, que d'une manière relative. Toutes les âmes tendent à un perfectionnement moral, produit, dans toutes les sphères, par l'action de la volonté, subissant de longues épreuves, ou les accepta&t avec une fermeté inébranlable, ce qui a souvent k même valeur devant Dîeu« 11 sait juger si une bonne fésolutioi est durable et, dans ce cas, il en tieat ^compte, à peu près aussi généreusement que si le sacrifice offert avait été réalisé.
Les âmes éprouvent ainsi le besoin de s*élever , noble besoin d*étre meilleures, désir approuvé par Dieu d'élargir le cercle de leurs jouissances. Ainsi nous ne posséderons jamais sur terre la vertu et le bonhear ' absolus; on ne les possédera jamais, dans les couches ies plus élevées des âmes qui entourent notre planète, invisibles pour nous, mais souriant à nos efforts v«rs le bien» Si, dans ces couches, on pouvait être absolament pur et absolument heureux, on ne serait plus stimulé a monter encore, par la conscience et par le désir du bonheur; la dernière voMe du ciel serait atteinte, et cette voûte, où est-eUe? i
Quand nous avons interrogé directement l'âme de la terre, en lui demandant où se trouvait le Dieu suprême, 1 «He nous a répondu s « le vois au-^dessus de moi des
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« dmx mft^fiqatt; m»n père ea voit de pliu larges « et de plas bnllants; le père de mou père en dé^ « couvre encore de plas splendides ; quant au père de « tottâ^ M centre vivant de T univers, à lame des « âmes, âu Dieu des dieux, comment pourriez-voas « savoir où il est ? La soienoe humaine ignore encore « ob est le soleil pivot du v6lre« »
Dieu âùnne du bonheur aux travailleurs excep^ tionnele. Dans ce bonheur il comprend la gloire ^ afin d'inspirer aux travailleurs secondaires une ambition utile k toii6« Il a voulu que la gloire eût des charmes^ et il est permis de les savourer. Mais Tépuration de ce sentiment et le progrès d'une intelligence désintéres* sée changent Torgoeil et la vanité qui rapportent la gloire de l'homme exceptionnel k luinuéme en jouissance procurée par le spectacle du bonheur qu'il géné^ ralise sur la terre, et en reconnaissance pour Dieu, dont il se reconnaît le porte- voix.
Insurgez-vous, basses jalousies; essayez de nous démontrer encore qu'Homère peut vivre avec un morceau de pain, qu'il ne faut pas à Newton, pour être vêtu, plus d'étoffe qu'au moindre manceuvre. Essayez de ressusciter votre devise envieuse : de chacun selon ses facuHés, à ehaeun suivant ses bes&ins. Concluez* en, si vous le pouvez encore, que le génie doit à la société les créations lumineuses de sa nature supérieure et que la société l'en recompensera, d'une main d'au-» tant plus avare, que ses goûts auront été restreints davantage par sa modestie et sa vertu! Avant même que nous eussions été transformé par des communicatiens oétestes, nous repoussions instinctivement cette
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thèse. N0Q8 la sentions fausse, et incompatible arec les tendances des cœurs généreux, qui ne niarchandent pas les ovations ni les trésors aux bienfaileors deTkmanité. Mais il nous manquait, pour la réfuter, des arguments tirés du fond des choses. Noas ne pou- Tions lui opposer que l'intérêt de la société à être juste, intérêt manifeste, sans contredit, car les efforts du travailleur le plus zélé sont paralysés par l'ingratitude de ceux qu'il sert, et la pratique avait oblige presque toutes les associations ouvrières, étudiées par nous de très-près, à déserter les formules de réparlitioa égalitaires ou communistes , pour se rallier à la rétribution de l'ouvrier, suivant le nombre et la qualité de ses pièces.
On nous embarrassait quelque peu quand on boqs disait : rétribuez la bonne volonté^ payez les efforts soutenus, Tardeur au travail, nous vous le passons;mais pourquoi payer le génie? L'ouvrier sans talent doit-il être puni par des privations d'une infirmité de nature? n'est-il pas assez malheureux d'être né avec une intelligence inférieure? ajouterez-vous à cette infortune le chagrin que vous ferez nattre en lui en accordant une rétribution privilégiée à l'homme dont il partage tous les besoins, et qui a reçu du créateur k talent ou le génie, comme l'oiseau en a reçu Téclatâu plumage on de la voix ?
L'analogie est très-acceptable, mais elle condamne les égalitaires envieux. La Providence est juste à tous les degrés de la création. Elle a des raisons pour donner au faisan doré son beau plumage; ce n'est pas sans jugement qu'elle va loger telle âme inférieure dans le corps immonde du crapaud, accordant à cette
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antre les formes suaves de la gazelle oa da cheval. Les animaux se raffinent par la souffrance.
Quand vous écrasez un insecte qui ne vous faisait aucun mal, votre âme fait une perte morale très-légère» c'est parfaitement vrai, mais réelle, etTinsecte tué fait un bénéfice. Il a souffert, et nulle souffrance imméritée ne restera sans compensation au tribunal du souverain juge. vous qui lisez ces lignes, ne tuez jamais, ne tuez rien au monde ; vous ne savez pas ce que c*est qu un assassin devant Dieu I Détruisez Tanimal dangereux, nourrissez*vous de l'animal destiné par le Créateur à vous nourrir, et ne craignez pas de lever les épaules quand on vous dira, dans un ridicule élan de sensiblerie, que Thomme doit se nourrir de végétaux et respecter tout ce qui a vie. Le boucher, le chasseur, le cuisinier sont des meurtriers légitimes, et Dieu place Tespèce humaine à un tel degré d'élévation au-dessus de toutes les espèces animales, qu'il ne condamne même pas les cruautés ayant pour objet de rendre un aliment meilleur. Mais, dans tons les cas où il est permis de tuer, point de tortures sans but; écrasez le reptile, mais d'un seul coup. Plusieurs animaux qui ont souffert et qui s'élèvent ainsi, non par le mouvement vital, par l'ascension animée de Tètre humain, déployant comme des ailes, mais par une loi naturelle à peine supérieure à celle qui fait monter la sève dans les végétaux, constituent, en réunissant leur groupe, une âme animale d'espèce supérieure.
Et ces âmes s'élèvent toujours, en se groupant avec d'autres âmes, toutes les fois qu'il s'agit de franchir un étage de la Création.
jies quatre derniers échelons ainsi franchis, pour
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«iteitiài^ la batare humaine » eerreqieiMieiit à la for-^^ mation des âmes aaimàles suivantes :
Oiseau -^ daim -^ âne -^ chien.
Nous ne dirons pas qu'un chien est presque un homme. Vu véritable abîme existe entre eux, et il serait impie de plaisanter au moment ou nous dévoilons une partie des secrets les plus cachés de la nature ; mais i'intelli* gence du chien et la Gonformation de sa tète le disrtingnent de Tanimalité ordinaire, par an intervalle beaucoup plus grand que les autres séparations d'étage.
Qaand on arrive à Thomme, non'-seulement Tétage est d'une élévation prodigieuse, non-seulement il s'agit de grouper en faisceau toutes les forces organiques et înstinctuelles de la création terrestre; mais Dieu fait tomber, sur le mélange qui s*agite, un rayon tout spécial : c'est la conscience qui émane de lui. C'est elle qui donne & Têtre humain son caractère , car l'homme est un Vrai miroir de Dieu.
Pourquoi donc cet oiseau a-t-il un plus beau plumage, une voix plus éclatante que les autres, et dont il jouit très-réellement, par son organe musical? C'est qu'il a mérité ces avantages, comme les àme$ animales peuvent mériter. Il ne les a pas gagnés par des sacrifices volontaires , le dévouement n'est pas dans ses facultés, et le chien se dévouera pour son maître, par un instinct d'amitié qui n'est pas libre ; — mais il a reçu le prix des souffrances subies par lui dans des existences antérieures.
Quel doux frémissement a répondu dans tout mon être, quand l'Ame de la Terre, après m 'avoir parlé de Dieu, qui porte une robe toute brodée de planètes et
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de sofeiM, ïù'm dit : « Sais^u qu'il y a des principes de
« yie Daissante dans une foule de substances que vous
< croyez parfaitemtnt inorganisées? vos microscopes « ne deflcendent pas à tous les degrés de la nature f lyûmalculaire, il s'en faut bien. Du liquide de ton
< encrier» je vais tirer l'âme d'une araignée que tu
< verras tendre UentAt sa dentelle noire sur ta fenêtre. « Les tissus de cette ombrelle contiennent des millions « d'animalcules» dont je formerai» sais tu quoi? l'âme
< d'nn ver à soie* »
Que sont donc les hommes de génie? seraient-ce des assemblages formés d'un groupe d'âmes ordinaires? Non pas. L'homme de génie appartient à l'espèce humaine, et ce que forment les âmes humaines en se groupant, ce sont des âmes d'astre. L'homme de génie est envoyé par Dieu» afin qu'il dirige les autres hommes. Il a mérité cette distinction» par des dévouements exécutés ou résolus dans des existences antérieures.
Lni refusera-tH>n maintenant le bonheur, tout le bonheur que la terre peut contenir? est-ce là delà justice? ÀuraH^'il été insulté» banni, mis dans les maisons de fouSf galérien, esclave, pour être réduit à la ration de rhemme que Dieu laisse inintelligent, parce qu'il a dénuérité déjà, ou parce qu'il n'a pas mérité eaoore?
Le patriarohat est la phase d'organisation sociale qui succède immédiatement à l'état sauvage; elle restreint plas encore que lui le bonheur et la liberté des
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premiers Ages; elle donne à l'industrie» kla sdei humaine quelques éléments nouveaux. Son nom cm State que son caractère essentiel est le despotisme al solu du père et le développement exagérédu pnnd| de famille, absorbant tous les droits des êtres humais
Nous allons faire Tesquisse de cette phase, esquà amenée ici par le plan de cet ouvrage. 11 n'est pas difl cile à nos lecteurs de constater renchatnemenl de m idées, et l'oracle n'est pas entouré d'obscurités qi puissent dérouter Tintelligence de Thomme. Nous si rons encore plus rigoureux, en fait de classificati des matières, et nous admettrons beaucoup moins J digressions quand nous aborderons les parties teclnj ques et spéciales du grand ouvrage médité par no^ toute notre vie.
Mais dans une préface comme le présent écrit, ïà teur a le droit de saisir toutes les occasions qui lai soi offertes pour jeter incidemment dans les esprits les nii tions les plus essentielles. Nos dernières digressions qui nous ont coudait au droit naturel, aumintmuiR,! la répartition de la richesse dans Tavenir, à propos I l'état sauvage, étaient justifiées d'ailleurs par Texeri pie de Fourier, premier auteur de la liaison consenti par nous entre ces matières. Nous ferons tons soâ efforts pour éviter Tincohérence» les répétitions, lef obscurités impénétrables dont Fourier est justemol accusé ; mais nous étions obligé en commençant (h marcher pas à pas dans sa trace. La science sociale doU avoir ses traditions, comme les autres sciences. Yenail après Fourier pour le compléter , le rectifier, et poor sauver ce que sa doctrine a de précieux, en détruisaii à jamais le reste, nous étions forcé de nous engager
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3 les détours de son labyrinthe. Notre critique lit le sonder avec scrupule, et ne sonder que lui plument parmi les socialistes. Il les résume tous, et œuvre a été jusqu'à présent Tœuvre la plus élevée 'esprit humain.
la d'autres temps» cette déclaration eût vivement lé tous les voleurs qui n*ont pas rougi de se tailler manteaux de philosophe avec le linceul de Fourier, [ui se sont fait passer pour des chefs d'école en lui Dbant, les uns telle idée, les autres tel mot. Ils seront ins piqués maintenant, parce qulls voient Tœuvre Fourier passer dans le domaine de Thistoire. Leur contentement s'attaquera-t-il à notre personne? is n'essayerons pas de le savoir. Ce que noussavons. Il que nous serons Tobjet des dissertations les plus anges. On dira : Victor Hennequin est au diable; dira : Victor Hennequin est à Dieu. Il a été dominé dirigé par le fluide magnétique, etc., etc. Nous ions désolé d empêcher ces conversations dont on déjà dans le ciel, et sur lesquelles nous comptons in, comme sur un des principaux divertissements pables de nous récréer pendant une mission plus )orieuse qu'on ne Timagine.
On peut rire, on peut dire de loin tout ce qu'on vouât Que pourra-t-on imprimer? quelles caricatures ront permises? Ceci n'est pas de notre ressort, mais i ressort du gouvernement, qui est chargé de la poie, et dans les affaires duquel nous ne songeons pas à ilervenir le moins du monde.
Revenons à l'état patriarcal.
Les productions spontanées du sol, qui nourrissaient bmme pendant la période édenique, ont cessé d'être
la ressoarce alimentaire de rhumanité. La eba^seetli pêche ont dominé comme industrie, jusqu'au jovroi le sauvage a vu le gibier et le poisson rares à leur tour, dénûment qui se produit plus ou moins vile, saivai les contrées.
L'homme alors est obligé de se montrer inventif,!^ besoin triomphe de Tinsouciance. On captive qoeliiKi espèces animales pour, les apprivoiser, les reproduiiï et, sans exclure la richesse que nous appellerons savage, la richesse pastorale se développe. Il se fom au sein des steppes asiatiques, des troupeaux de àvaux qui fourniront au Scythe, indépendammeDt de excellent service, leurs crins, leur lait, jusqu'à b chair. LesHycsos, ou Arabes pasteurs, dont les Hébrra ne furent à leur origine qu'une famille, s'entoorentik bœufs et de brebis, le Lapon domestique le renne, to dominance de la richesse pastorale aura de l'infloenfe sur les mœurs et les institutions des phases postérieures. Elle donnera naissance, dans la religion, sacrifices d'animaux, dans la pénalité, aux lois spécial» contre le vol des bestiaux; l'image du bétail, eni preinte sur la monnaie romaine primitive, lui vandn le nom de pecunia ; la corne du bœuf deviendra le vase à boire des Abyssins et des Gallas ; les Grées et te Romains, plus artistes, boiront dans des cornes de marbre et d'albâtre ; l'image delà corne décorera Faotel des Juifs et la tête des principaux chefs, en Jndée, en Abyssînie.
En édenisme, en période sauvage, la vie n'était pas exclusivement sédentaire ; les hommes de l'Eden, réonfs en séries confuses y parcouraient les bois ; la horde sauvage se déplaçait, suivant les saisons de chasse et
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de pêche, mais sans s'éloigner d'un certain rayon, et les populations encore sauvages de rAmérique du Nord se renferment dans des régions indiquées par la géographie. L'homme, en substituant à la richesse des sauvages les produits de l'existence pastorale, devient nomade généralement. C'est par familles d'abord, ensuite par tribus, qu'il se rassemble pour voyager. Son habitation est la tente. Attiré nécessairement par les pâturages, il s'en éloigne après les avoir épuisés.
Les Hébreux, depuis Abraham jusqu'à Joseph, sont le type le plus complet de cette période, celai que i 'histoire a le plus vivement mis en relief. La tribu arabe présente encore un état patriarcal assez pur.
Dans cette période, le mariage s'opère par voie d'achat. L'homme qui veut obtenir une femme l'achète au père par des présents et n'est limité par aucune règle dans les acquisitions de cette espèce. La polygamie est un des traits caractéristiques de cette époque. Esclave de l'homme, la femme n'a pas le droit de le quitter; mais il la répudie quand cela lui platt. Le prix qu'il a payé au père s'appelle prix de la virginité. C'est d'une virginité que le mari a entendu faire emplette, et s'il est trompé dans son achat, sa vengeance peut entraîner la mort de la femme. Aussi les parents conservent-ils^ pour la justifier en cas de besoin, le drap qu'elle a taché la nuit de ses noces, usage nègre, hébraïque et abyssin.
De ce mariage naît la famille, qui est tout dans le falriarchat, c'est-à-dire sous le gouvernement du père. Le père devient un maître absolu, seul pontife» seul juge, seul propriétaire, absorbant en lui tous les droits de ses enfants sans exception, acquérant ce
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qa'ils gagnent par leur industrie, ayant le droit de Ië tuer de sa propre main, ou de les vendre comme esclaves à des étrangers, sans que personne s'en formalise. Continuateur delà vie sociale, dont le chef à famille était Tunique représentant, le fils unit à sci nom le nom de son père, un tel^ fils d un tel, w&^: abyssin, hébreu, grec, arabe, etp.
La transmission des biens à lalné pouvant seul: conserver cet état de choses, le père fait à l'aîné ob? part privilégiée dans son héritage. Quant aux femm^, elles sont exclues des successions. La loi pénale est en harmonie avec le reste. C'est le plus proche parem d'une victime qui est chargé par les mœurs de se mettre à la poursuite de l'assassin et d'en devenir le bourreau.
Cette société, dont nous venons d'esquisser Torgaiiisation très-logique^ est amenée par le besoin d'unik sociale et par le défaut dlntelligence , qui ne permel pas d'organiser le pouvoir autrement qu'en prenant pour base la filiation et la transmission du sang. Le père n'avait pas ce pouvoir chez les sauvages, parce qu'ils sont organisés pour la guerre. Les hordes, agglomérées dans les cantons de chasse et de pêche, sont en lutte perpétuelle, à cause de leur contact; il leurfaot (les chefs désignés par des qualités militaires. Le patriarche, au besoin, commande se§ fils et ses esclaves, comme Abraham venant au secours de Melchisedecli; mais il combat exceptionnellement et n'a pas besoin çl'être un homme de guerre.
Quand il y a guerre, on fait nécessairement des prisonniers, et Ton en forme une classe inférieure. L'esclayage, qui doit avilir pendant si lo^i^gtemps k
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périodes Suivaiites , a sa véritable origine dails le patriarchat. Lé sauvage mange ses prisonniers, ou se platt à les faire périr avec des raffinements atroces. Il n en conserve que par exception ; le sauvage ne sait rien utiliser; mais la société patriarcale, un peu plus ouverte aux sentiments d'humanité et fort économe de tous les genres dfe richesses, conservera presque toujours les prisonniers, pour les condamner aux travaux les plus pénibles, ou pour en faire un objet de commerce, infamie qUe les tribus circassiènnes n'ont pas cessé de pratiquer jusqu'à nos jours.
Une fois l'esclavage ihtroduil dans les institutions, il influera profondément sur le sort des femmes. On distinguera, sous la teûte du patriarche, Tépouse achetée à ses parents , et la concubine issue de la classe servile.
BARBiRiE.
Dans la Barharie se distinguent deux phases secondaires; Le peuple barbare est d'abord flottant, et Pon peut suivre, dans sa formation, la métamorphose graduelle de la tribu en grand peuple. Des besoins généraux, des ligues de guerre ou de commerce, amènent une confédération, des liens de hiérarchie entre les tribus. Les Hébreux, à partir de Moïse, ont des suffètesy les Francs élèvent des chefs collectifs sur le pavois, les Tarlares élisent un khan.— Le peuple barbare, ainsi formé, convoite un pays agricole.
La paresse du sauvage lui rendait Fagricullure si odieuse, qu'il est encore proverbial, au sein des hordes,
de dire à Tennemi en le maudissant : Puisses-tu être réduit à labourer un champl La pénurie, qui avait fait descendre l'humanité de l'état sauvage au patriarcat, décide le barbare à fouiller le sol quand les pâturages sont épuisés. Il veut devenir de pasteur agriculteur, de nomade sédentaire. Existe-t-il une région vacante, échauffée par le soleil, abreuvée par de grands fleuves, il s'y fixera tranquillement. Si les régions bénies du ciel sont accaparées par d'autres peuples, il les attaquera, et l'on verra se produire un fait, enregistré périodiquement par l'histoire, une invasion de peuples nouveaux.
Leur installation, pacifique ou violente, constituera rentrée de la barbarie en seconde phase. Ainsi les Hébreux se précipitent sur la terre de Chanaan ; les Goths, les Suèves et les Vandales sur l'empire romain; les Francs sur la Gaule ; les Huns sur TOccident tout entier; les Normands sur le domaine de Charlemagne; les Ogors sur la Hongrie; les Tartares sur la Chine; les Mogols sur l'Inde; les Arabes sur l'Afrique, l'Espagne et la France ; les Turcs sur la Grèce, etc.
Traçons brièvement la physionomie dun peuple barbare.