A TURIN
Aff. Étr., Corr. Turin, ▼ol. XCIV.
17 février 1093.
Ledit sieur abbé de Rivarolles ayant demandé au Roi la permission d'aller à Turin pour y conserver le bien qui lui appartient) il a offert en même temps à Sa Majesté tout ce qui pouvoit dépendre de son zèle et du crédit de ses parents et amis, pour faire voir à M. le duc de Savoie le grand intérêt qu'il a de profiter au plus tôt des offres avantageuses qu'elle lui a cidevant faites. Mais comme Sa Majesté ne juge pas qu'il soit de sa dignité de faire encore de nouvelles avances à M. le duc de Savoie, elle désire que ledit sieur abbé de Rivarolles garde le silence à cet égard, et ne donne aucun lieu de croire, ni par ses discours ni par ses démarches qu'il soit chargé d'aucune commission de la part de Sa Majesté, comme en effet elle ne lui en donne aucune pour ce regard.
Cependant, comme la maladie de M. le duc de Savoie donne un juste sujet d'appréhender que, si Dieu disposoitde ce Prince, les troupes Allemandes et Espagnoles ne fissent de grands
1. En tête de ce mémoire est écrit : Relatif au mémoire du M^* de Croitsy, du 17* février t693. Projet,