RECONCILIATION AVEC LA FRANCE
>i d'Espagoe signeraienl comme parties cootracIaDles avec obligam ri^ciproque de faire cesser lous actes d'hostilité en Italie et d'en sortir les troupes étrangères. Un autre projet visait l'hypothèse où l'Empereur et le Roi d'Espagne resteraient étrangers à l'arrangement. Le floi se déclarait disposé, en outre, à unir le duc de Bourgogne à la iille aînée du duc de Savoie. On put croire un instant qu'une entente d'après les bases du second de ces projets était sur le point de se produire.
L'année 1694 présenta peu d'intérêt aussi bien sous le rapport des négociations que des événements militaires. La reddition de Casai, le 9 juillet 1695, et la remise de cette place démantelée au duc de Mantoue, Grent disparaître un des principaux griefs du duc de Savoie contre Louis XfV. Débarrassé du souci de Casai, Vtctor-Amédée ne perdit pas un jour pour tâcher de reprendre la seconde place brie occupée par les troupes françaises qui constituait pour lui une perpétuelle menace. Il fit comprendre « qu'il pourroit s'accommoder * avec le Roi, si Sa Majesté vouioil lui donner Pignerol », Cette suggestion fut communiquée à Louis XIV qui ta repoussa tout d'abord. . Cependant les bases effectives d'une négociation se trouvaient nettement tracées. Tessé fut chargé, au commencement de l'année 1090, de conclure un traité' qui devait détacher Victor-Amédée de la Grande-Alliance.
Les instructions suivantes lui firent adressées eu vue de ces pourirlers. Colbert de Croissy étant ministre des Affaires Étrangères.
:i lu lubilince de ce (raiLn qui Tut conclu le 29 juin et qui, d'abord tenii e fui. d'on commun 4UMiord, publié qu'à la date du 39 août 1698 : fl duc do Saioio s'mgsge a»ec h Roi i, une ligue offensîïo ci défcniivc juiqu'i t géru^role. La Francs câde Pignvrol démoli, avec bci dépendance! consis- ■ns les lallées de Pi'H|;elas el de la Porouse et jusqu'au mont Genèvre. i* k condition que les (ortiDcationi de lu place ne seront jamais rétablies. — Lu >i nai en outre au duc la Savoie arec lee comtés de Sage et de Nice ; mais ces is no seront effectui^ss qn'après que les Autrichiens bE Its Espagnols tlii d'Ilalie; H, quant il Hgncml, il ne sera ddmantelâ et rendu qu'A lu . I générale. — La Roi no fera aucun traité de paîi arec les cours de Vienne Ik de Uadrid, san^ ; Komjirendre le due. — On traitera incessamoienl le mariage It la princesse Marie- A délaide, SUe aînée de celoi-ci, arec le duc de Bourgogne. - Le Roi accorde A Victor-Amédée le temps nécessaire pour se roUrer de la ligua Vttc Im ménogetnenta conTenables. Les ambassadeurs do Sainie seront traités mai* eu Fronce sar le même pied qao les ambassadeurs des Couronnes. — ne ne souOrira pas que les réfn^éi français continuent i s'établir dan* les Il proleslantes de Luzerne. — Si les pulssunces contractantes dp la ligue jUnt la neutralité pour l'Ilulie, le duc de Saroie réduira ses troupes, el n'aura ir pied en lempi de païa que scpL mille cinti cents hommes d'infunierie, «i quinie «♦nti de cavaliTi"!
iU LE COMTE DE TBSSÉ, 1696.
MÉMOIRE DU ROI POUR SERVIR d'iNSTRUCTION AU SIEUR GMCTB DK TBSSÉ,
LIEUTSNANT-GÉlfÉRAL DES ARMÉES DE SA MAJESTÉ ET GOMMAUDAICT A
PIONEROL.
Ait. Étr., Corr. Turin, toI. XCVI, fol. 12.
Versailles, le 18 mars 1696.
Le dit sieur comte de Tessé a déjà donné tant de preuves de son habilité et de son affection au service du roi, dans la négociation qu'il a conduite depuis deux ans avec M. le duc de Savoie et ses ministres, qu'il n'a plus besoin, pour y donner la dernière main, que de ses propres lumières et de savoir les dernières intentions de Sa Majesté, sur les propositions qui ' ont été faites, au mois de février dernier, de la part de M. le duc de Savoie audit sieur comte de Tessé.
Premièrement, Sa Majesté fit donner au mois de décembre 1693, audit sieur comte de Tessé, deux projets de traité à faire avec M. le duc de Savoie : le premier, au cas que l'empereur et le roi d'Espagne y voulussent entrer comme contractants avec obligation réciproque de faire cesser tous actes d'hostilité en Italie, et d'en faire sortir les troupes étrangères, etc. L'autre projet ne devoit avoir lieu qu'en cas que l'empereur et le roi d'Espagne ne voulussent pas entrer dans le traité proposé pour la paix d'Italie.
Sa Majesté fit aussi ajouter à ces deux projets, celui d'un contrat de mariage entre Monseigneur le duc de Bourgogne et Madame Louise (sic) de Savoie, fille aînée de M. le duc de Savoie, et elle fit donner un plein pouvoir audit sieur comte de Tessé pour convenir avec ledit sieur duc de Savoie ou ses ministres, de tous les articles desdits projets.
Ainsi, ledit sieur comte de Tessé étant bien informé des intentions du roi sur tout ce qui regarde les premières propositions de M. le duc de Savoie, il n'est question que de l'instruire des sentiments de Sa Majesté sur les dernières, par les-quelles M. do Savoie demande Pignerol et ce qui est contenu
► restitution de PIGNEROL au duc de SAVOIE. i7e sons le nom de ce gouverDement, moyennant quoi ce prince offre d'unir ses forces au roi par un traiti^ de Ligue offensive, défensive et perpétuelle envers tous et contre tous, agissant avec ses troupes comme de vrais et loyaux alliés doivent faire pour UQ même intérât, renonçant h tous traités faits avec le tout et partie des rois et princes connus sous le nom de la Ligue, etc.
Sur le premier point de la remise de Pignerol entre les mains du duc de Savoie, ledit sieur comte de Tessé fera con- Doitre à ce prince que Sa Majesté a été d'aulanl plus surprise de cette proposition, que cette place a toujours été considérée comme la plus importante qui soit aujourd'hui sous son obéissance; qu'elle est aussi d'une trî-s grande réputation parmi les étrangers, et surtout auprès des puissances d'Italie, qui l'ont toujours regardée comme un poste capable de donner h la France les moyens de les protéger contre les usurpations de la maison d'Autriche. Qu'ainsi la demande d'une ville si considérable sans aucun autre avantage pour Sa Majesté, que ceux que le duc de Savoie propose, ne pourroit pas être écoutée. Mais que comme Sa Majesté veut bien entrer dans tout ce qui peut filer ï l'avenir les sujets d'inquiétude et de déliance au duc de Savoie, et l'engager encore plus fortement à préférer l'amitié (le Sa Majesté à tout autre avantage, elle pourra consentir à remettre à ce prince, Pignerol en l'état qu'il est, pourvu qu'il l&isse et abandonne à Sa Majesté la ville et le comté de Nice, avec le château, le port de Ville-franche cl tout ce qui peut dépendre desdîles villes et places, en sorte qu'elles puissent flre réunies au comté de Provence, dont elles ont ci-devant (ail partie. Au surplOs, Sa Majesté fera rendre au duc de Savoie, »'!> la manière qui a été accordée par le premier projet, foutes Im places que les armes de Sa Majesté ont conquises tant en Savoie qu'en Piémont, en prenant de part et d'autre toute la sûreté nécessaire pour la poncluelle exécution du traité. En Mrte que les troupes allemandes ou autres étrangi^res seront orties d'Italie et auront passé ou le Rhin ou le Danube avant que Sa Majesti^ fasse remettre lesdites places entre les mains de M. le duc de Savoie.
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Si cctlc proposition de l'échange de Pigneroi contre ce qui a été dît, quoiqu'elle soit tr^s raisounable, n'est pas néaumoins acceptée par le duc de Savoie, Sa Majesté veut bien pour mar^. quer encore davantage iï ce prince la considération qu'elle m pour lui, que ledit sieur comte de Tessé se réduise à la seul» cession de la ville, château et comté de Nice en l'état qu'ils sont à présent, et môme, à toute extrémité, il pourra consentir au nom de Sa Majesté h l'échange de Pigneroi contre la vil et château de Nice, avec la même étendue de pays pour lei dépendances que Sa Majesté voudra bien donner au duc Savoie aux environs de Pigneroi et de la Pérouze, ne descen* dant néanmoins que par degrés à ce dernier parti.
Mais, si l'on ne peut convenir de cet échange, Sa Majesté né veut en quelque manière que ce soit remettre la place de Pign&roi au duc de Savoie, si elle n'est entièrement démolie, et que ce prince ne donne un juste équivalent pour ladite ville de Pigneroi et son territoire. Le plus raisonnable pour «;t effet seroit la ville et château de Nice démolie avec la uif-me étendue de territoire que celle de Pigneroi et la vallée de la Pérouï^ laquelle étendue seroit réglée par des commissaires nommA de part et d'autre, ou bien Villefranche, le port et les ch&teaux qui en dépendent, et la mCme étendue de leriiloirc que cell6 de Pigneroi.
Que s'il se trouve encore trop de difficulté à régler ce poial de la manière qu'il vient d'être dit, ledit sieur comte de Tes pourroit, en échange de Pigneroi démoli, avec la vallée de Pérouze, accepter la ville et la vallée de Barcelonclte. El toute extrémité, s'il y a quelque partie de cette vallée enclave^ dans le Piémont, Sa Majesté pourroit encore se contenter de ville de liarcelonette avec la plus grande partie de cette vallécç laissant seulement au duc de Savoie ce qui seroit enfermé dai ses terres.
Enfin, le dernier parti, et auquel ledit sieur comte de Tesaj ne doit se rendre qu'à l'extrémité, seroit que M, de SavoU donnât dans la Savoie proche de Seyssel la mPme étendue di pays qui lui seroit cédée à Pigneroi et ii la Pérouze, selon l'e* limation qui en si^roil fuite par des commissaires, en y coni«
RESTITUTION DE PIGNEROL AU DUC DE SAVOIE. 177 prenant le pont de Greysscin et les villages deçà le Rhône, qui sont demeurés au duc de Savoie, par le Iraiti5 de l'échange de la Bresse. Quoiqu'il semble que celti? dernière proposition soit le plus avantageux parti que M. le duc de Savoie puisse raisonnablement désirer, néanmoins Sa Majesté veut bien encore donner pouvoir audit sieur comte de Tessé, d'accorder, ne pouvant mieux faire, Pignerol démoli sans aucun équivalent, à condition seulement qu'il ne pourra jamais être fortifié, non plus que la Pérouze ni aucun autre lieu cédé par Sa Majesté.
Si la première proposition de l'échange de la comté de Nice avec Pignerol et son territoire est acceptée, il faut en même l«mps disposer M. le duc de Savoie à consentir que Pignerol demeure au roi en l'état qu'il est jusqu'à la paix générale, et que ce prince se contente des mêmes sûretés qui lui seront accordées jusqu'à l'actuelle restitution de ses places, laquelle restitution, suivant qu'il le propose lui-môme, ne doit s'exécuter qu'après que les Allemands seront rentrés dans l'empire, soit au-delà du Rhin ou du Danube, et toutes troupes étrangères sorties d'Italie, c'est-à-dire un lemps assez considérable depuis la signature et publication du traité.
Si M, de Savoie se contente du rasement de Pignerol aux conditions ci-dessus dites, il faudra tenter par degrés premièrement, que le rasement de Pignerol et son évacuation soient
^^!d(Kfférés jusqu'à la paix générale.
^^P En second lieu, si la première proposition n'est pas admise.
■ S^ipie la ville seule soit rasée, et que le roi conserve la citadelle jusqu'à la paix.
En troisième et dernier lieu, que la ville fortifiée soit remise à M. de Savoie, et que la citadelle demeure au roi, pour être rasées l'une et l'autre après la paix générale.
11 faut aussi stipuler, s'il est possible, par un article du traité, qu'en cas qu'un Jes alliés de Sa Majesté en Italie eût besoin d'être secouru, M. de Savoie donneroit au roi un libre passage dans ses étals, pour les troupes de Sa Majesté, ou du moins pour un certain nombre qui scroit fixé. Après que ledit sieur comte de Tessé sera convenu de tout I qui regarde l'échange ou rasement de Pignerol, il doit
BICDBU. DSS INSTR. DICLOU. XIV. — 12
LE comte: de TESSE, )C90.
stipuler que M. le duc de Savoie, suivant ses offres, renonce h toutes ligues, traités et associations qu'il a avec les ennemis de Sa Majesté, qu'il signe dès à présent un traité de ligue offensive et défensive avec Sa Majesté, non seulement pour établir la pai^ et la neutralité en Italie, mais aussi pour Joindre ses armes avec celles de Sa Majesté partout où elle le jugera nécessaire pour parvenir à une paix générale. Qu'il s'obligera de faire sortir de l'Italie les troupes de l'empereur et du prince d'Orange, soit de leur consentement ou de force. Qu'après qu'il aura fait cesser tous actes d'hostilité en Italie, il fournira au roi un corps de ses troupes, qui sera au moins de huit ou de six mille hommes, pour Ctre employé par Sa Majesté hors de l'Italie, partout où besoin sera, jusques à l'entière conclusion de la paix générale ; et elles seront entretenues aux dépens de Sa Majesté sur le même pied que celles qui ont été ci-devant au service de Sa Majesté,
Que si l'obstination des ennemis à vouloir continuer la guerre en Italie forçoit Sa Majesté et M. de Savoie à porter leur» armes dans le Milanois, ce prince doit proposer lui-même à Sa Majesté les moyens de les faire agir conjoiotement. et de pourvoir à la subsistance des troupes de Sa Majesté, et, comme elle s'est déjà déclarée sur les conquêtes qui pourroient être faîtes en ce cas, elle se remet à ce qu'elle en a ci-devant dit.
Ledit sieur comte de Tessé doit observer que, s'il convient que Pignerol démoli sera cédé au duc de Savoie, il faut' stipuler qu'il ne pourra jamais être rétabli ou fortifié pour quelque cause ou prétexte que ce puisse être, non plus que hm. Pérouzc ni aucun des lieux qui seront cédés.
Au surplus, quelque obstacle qu'il trouve dans sa négocia-— tien, il est du service de Sa Majesté qu'il ne la rompe pointa' et qu'il se charge seulement de l'informer des difficultés qu'o lui fera, quelque déraisonnables qu'elles puissent être.
Fiil à Vep»iUBï, le 18 mus 1696.
LoaÏB XIV s'était engagé, par l'article 1" da traité qu'il avait signé avec Victor -A nié dée, à envoyer à la cour du duc de Savoie deux ducs el pairs, & titre d'otages, jusqu'à l'entière exécuLiuD des couditioas de la paix. » Monsieur de Savoie qui n'ignorait rien jusque des •I moindres choses des prJDcipales cours de l'Europe, compta que ( les ducs de Foix ' et de Choiseul ' ne l'embarrasseraient pas. Le
• premier n'avait jamais songé qu'à son plaisir et à se divertir en
< bonne compagnie ; l'autre était accablé sous le poids de sa pau-
< vrelé et de sa mauvaise fortune ; tous deux d'un esprit au-dessous
• du médiocre et parraitement ignorants de ce qui leur était dû,
• très aisés & mener, à contenter, à amuser, tous deux sans rien qui " tint à la Cour et sans considération particulière, tous deux enfin
• de la plus haute naissance et tous deux clievaliers de l'ordre. i C'était précisément tout l'assemblage que M. de Savoie chcrcliait. ■ Il voyait qu'on voulait ici lui plaire dans cette crise d'alliance ; il
< fit proposer au Roi ces deux ducs et le Roi les nomma et leur I donna à chacun douze mille livres pour leur équipage et mille I ECUS par mois. ' •
1. Henri-François, duc de Foii el de Cïod&le, pcince captai de Buch. marquis de Senecej. comte de Fleii, leigneur du Rocher de Méjangers au Maine, pair de Prince, cheralier des ordres du Roi le 1" janiier 1089, mariiS en t67i i Marie- CbaclulLede Roquelaure. mort le 22 fdmer 1714.
2. Auguste duc de Choiseul, pair de France, maidchal des camps et armées da Roi en 1069, lieutenant général en 1677, cheialier des ordres du Roi en 1QS8, mort l Puis le 12 août 1705.
llirUémoim de Saint-Simon, année tOUli.
18(J LES DUCS DE FÙIX ET DE CHOISEliL, !G«e.
Les deux envoyL's de Louis XIV devaiect se PODcerler avec i« comle de Tessù pour donner entière satisractiou au à\xc de Savoie. La durée de leur si?jour ù la cour de Turin dùpeaduil de l'empresséaient qu'apporteraient les alliés à assurer, au moyen de mesures eflicaces, la neutralité de l'Italie. Us étaient autorisés à rentrer France, lorsque le Roi aurait pu restituer à Victor- Amédéc les (roisplaces de Suse, MoDtmi''lian et Piguorol.
Les instructions suivantes leur furent remises pour cette mission, Jean-Baptiste Colbert marquis de Torcy étant ministre des Affaire^ Étrangères.
■ÉHOIHE DD ROI POUR SERVIR D TNSTRDCTION AUX SIEURS DUCS Dl FOIS ET DE CHOISEUL, PAIRS DE FRANCE, CHEVALIERS DE SES OR- DRES, ALLANT A TURIN PAR ORDRE DE SA UAJESTË
AIT. Rtr., Corr. Turin. »ot. XCV, fol. 105. 1
VpraûUe», le S leptambre IWt.
L'engagement que le roi a Iiicn voulu prendre par le traiU signé entre Sa Majesté et M. le duc de Savoie d'envoyer à la cour de ce prince deui ducs el pairs pour y demeurer jusqu'& l'entière exécution des conditions réglées par ce traité a porU Sa Majesté à choisir ceux qu'elle a cru le plus capables de marquer par leur sage conduite el par leurs discours la véritable estime et l'amitié particulière qu'elle a pour le duc de Savoie.
C'est pour cet effet qu'elle a jeté les yeux sur les sieurs ducs de Foix et de Choiseul, et, comme ils joignent à une illustre naissance toutes les qualités nécessaires pour entrer parfaitement dans ses sentiments, Elle est persuadiîe qu'ils se conduiront d'une manière qui y réponde. Elle voit aussi avec plaisir un égal empressement en eux de lui marquer en cette occasion le mtïme zèle pour son service qu'ils ont plusieurs fois fait paroîtrc dons ses armées et dans l'exécution des ordivs dont elle lésa honorés.