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LES DUCS DE FOIX ET DE CHOISEUL

le royaume et, pour éviter les dificultés qui pourroient y survenir si Ton ne se souvenoit pas à Turin des traitements qui ont été faits aux ducs et pairs de France, Sa Majesté a écrit au comte de Tessé qu'elle vouloit bien que ceux que le marquis de Leganès^ a reçus du duc de Savoie servissent d'exemple pour les honneurs qui leur seront rendusw

Sa Majesté veut qu'ils l'informent exactement de la réception qui leur sera faite, et de la résolution que prendra le duc de Savoie ou de les laisser à Turin ou de les faire venir à l'armée.

Fait à Verwilles, le 8 septembre 1696.

1. Don Diego Felipei de Gmman, marquis de Leganès, vice-roi de Catalogne de i6S4 à 1688, gouTemear du Milanais en 1691, général de Tartillerie en 1695. Après TaTènement de Philippe Y an trône d*Espagne, il refusa de prêter serment au nou- Teau roi et fut transféré en France. Il mourut à Paris en 1710. Cf. Recueil êtes instrucHonê aux ambassadeurs en Espagne, par M. Morel Fatio, t I, p. 421.

LE COMTE DE BniONNE

CHARGÉ d'une MISSION

L'arliclG III du traité de paix avait stipulé • que le mariage de 1 Monscijjneur le duc de Bourgogne avec Madame la Princesse fille < de Son Altesse se traitera incessaoïmeDl pour s'effectuer de bonne " foi lorsqu'ils seront en flge, et que le contrat se fera lors de l'effet > du présent [railé, après la publication duquel la Princesse sera ™ remise entre les mains du Roi . .

Louis XtV ayant ratifié le traité le 7 septembre, le comte de Brionnc ', grand écuyer en survivance, fut chargé d'aller recevoir la princesse Adélaïde. Cette mission, toute de courtoisie, n'exigeait fort heureusement pas de grands talents diplomatiques. Si nous en croyons Saint-Simon, l'nmbassadeurétait • le premier danseur de son ■< temps... d'un mérite qui se scroit borné au jambon s'il fût né d'un ■ père qui en eût vendu... du reste assez honnête homme, mais si ' court et si plat que rien n'était au-dessous •.

Bien que la Princesse ne fût âgée que de onze ans, et que la célébration du mariage ne pût encore être consommée, le Roi, pour montrer sa satisfaction de voir le duc de Savoie rentré dans l'alliance française, prescrivit que des honneurs particuliers fussent rendus à la future duchesse de Bourgogne. Le comte de Brionne était chargé de veiller à l'accomplissement de ces ordres. D'une manière plus

1, Henri de Lorraine, comte de Brionne, né le 15 noTcmbro 1661, fils de Louis comte d'ArmiignKc et de Catherine deVilleroi. chcTalier des ordres du Roi, grand Kujror de Fr4nce eu suiTlrance, ioana. sa démûsioa en mars 1712, et mourut la *^Txil BtÛTanL

faieS^r

IM LE COMTK DE Bmoma. IftM.

Wftàait, ii detah se riea ■é^ipr po«r hin Btftn dM> la iëimm~ Princease les plu beamiMS impwiioai et ttmoUgmtr ata ofBden [ de Is oonr de Sanne tout le gré de Sa Hajesté.

Les mitmctiOBS qai soineat farest dcMUkées as eomle de Brîooae ion. le marquis de Torcy élaal nîaistre des Aflaires

Le S noreoibre 1696, la Princesse arrîTa à Fonlainebleas. Chacut sait le rAle qo'dle joua à la cour da neax Roi. Koos aoyoaa cepeadanl qa*il o'eat pas saas intérêt de rappeler ici ce passage de Saint- Simon niatî/ ans débats de la ratare dnebe^e de Boorgo^e. ■ Le < Roi et Madame de Maiotenon fireol leur poapée de la Princesse

• doot l'esprit Dallenr, insinoajit, attentif leur plut inflntment et qui ( peu k peu usurpa arec eux une liberté que n'avaient jamais osé

• tenter pas un des enfants do Roi et qoi les cbamia. Il parut que ( Monsieur de Savoie étoît bien informé i fond de notre cour et qo'ii

• avoil bien ÎD&lruit sa fille; mais ce qoi fut Tralment étonnant, 4 c'est combien elle en sut profiter et avee quelle ^&ce elle sut font ~ faire. Rien n'est pareil aux cajoleries dont elle sut bienUH

• ensorfreler Madame de Maîntenon quVQe n'appela jamais qae nui

• lanU el avec qui elle en usa arec plus de dépendance et de respad

• qu'elle n'edt pu faire pour une mère et pour une reine, et avec 4 cela une familiarité et une liberté apparente qui la ravissoit el It

• Eoi arec elle. >

«EJIDIBE DC ROI POCB SERVIR D INSTRCCTIOS A M. LE COMTE DE BBIONNC CHOISI PAR Si MAJESTÉ POCB ALLER RECEVOIR SDR Ut FHOH- TltRB JIADAHE LA PRINCESSE DE SAVOIE.

Aff. Etr., Corr. Turin, tdI. XCV, foL III.

TtrstïlUs, 10 «eptembre 1096.

Le consentetnenl que le roi a bien voulu donner au mariage de Monseigneur le duc de Bourgogne avec Madame la princesse de Savoie doit 6tre regard*? avec raison comme la marque la plus essentielle que M. le duc de Savoie pouvoit recevoir de l'amitié sincère et vt^rilablc que Sa MajesU^ a loujours eue pour lui, el dont les elTets avoicnt été malheureusement interrompus par Ic!) conjonclurcs fatales qui avoienl cntrainé ce

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