‹ Savoie-Sardaigne et Mantoue (volume 2)Chapitre 120 sur 223 · COMMERCE ENTRE L'ITALIE ET LA FRANCE · texte numérisé non relu

COMMERCE ENTRE L'ITALIE ET LA FRANCE

Le duc de Savoie ou ses ministres pourront peut-être pailer encore du rétabli ssemeol du commerce d'Italie en France par la route de Suse. Ce prince fit cesser ce commerce pendant la dernière guerre. Elle a Hé assez longue pour donner moyen aux Princes d'Italie et à leurs sujets, d'établir une nouvelle route dont les frais sont beaucoup infi^rieurs par le Milanois, la Valletîne et tes Suisses. Ainsi, après que Sa Majesté a fait exumiuer encore depuis peu dans son conseil, si elle pouvoit donner cette satisfaction au duc de Savoie, Elle n'a pas cru devoir contraindre tous les Princes d'Italie qui intervenoient dans cette aiïaire, & envoyer les marchands de leurs Etats pur la Savoie, ni priver ses sujets du bénéfice qu'ils y trouvent. Un royaume aussi vaste que celui de Sa Majesté n'admet point cette sorte de restrictions en nialii>rc de commerce, et le duc (le Savoie ne peut se plaindre, puisque la liberté du commerce ^ paiement libre par Suse qu'il éloil avant la guerre.

y prince tel qu'on vient de dépeindre le duc de Savoie, qui ^pread conseil que de lui-mOme, qui ne confie ses projets pour l'exécution qu'ÎL un seul ministre, qui n'a présentement ni alliance certaine, ni d'autre principe dans sa conduite, que le désir de s'agrandir, une réserve et une défiance continuelles W^i SOS discours, n'est pas facile à pénétrer. BC'^t ce qui doit redoubler l'attention de M. Pbélipeaux, en ^tebant, comme il a été dit ct-dessus, sa curiosité; Sa Majesté lui saura d'autant plus de gré de tout ce qu'il pourra découvrir; et, pour lui en faciliter les moyens. Elle lui expliquera 0M points principaux sur lesquels il peut observer les démarches Kfie Prince et quelles peuvent ^tre ses vues. I Depuis le mariage de Madame la duchesse de Bourgogne, on 3 cru que le duc de Savoie pensoit à donner la Princesse de Savoie à l'archiduc. On a même observé que pour élever cette dcesse dans le goAt de l'Impératrice, il a défendu à Madame {Qnchcsse sa mfrc. de la mener au cercle sans sa permis- : elle y alloil auparavant tous les jours. e Prince et le marquis de Saint-Thomas ont accordé llletnents extraordinaires au dernier envoyé de l'empereui e qui pouvoit engager ce ministre à doi

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