X. f"*^'.^ Je Sa Majesté
^ ^ii/^^,iieacore ses prc^-tcnlions si le duc
^ ^/ /■■'"''^urir. Il est bon de le désabuser, si
1^'^ """!^fl'*' *'" soupçon qu'il a que Sa Majesté a
^ ^^ f'"' Iftt àe mariage de Madame la duchesse de
''" .itp'"'" „veT les droits de M. le duc de Lorraine sur
(■'■ ■''' aussi que M. Phélipcaux soit informé que les droit» /"* nfince sont les mieux fondés, étant le plus proche
jpmier investi. Mais il ne doit faire aucun usage de
'"^notion et il évitera plutôt d'en parler.
■^j Juc de Savoie n'a pas présentement plus de six h sept ■jlg hommes d'infanterie, huit cents chevaux, quatre cents ijpigons à pied, y compris sa garde.
Le comte de Briord croît qu'il peut avoir amassé deuic cent mille pistolesen espèces.
Les voyages que le duc de Savoie a fait dans le pays des Grisons, ont fait croire qu'il avoit en vue de piendre des mesures avec ces peuples. Mais, s'il l'a Icnté, ses tentatives ont été sans succès, La république de Venise emploie ordinairement pour émissaires [desj gens sans caractt-re, qu'on soupçonne moins que d'autres, et qu'elle peut désavouer; c'est ce qui avoit fait soupçonner de mystère le voyage de l'abbé Capitani ù Turin, et ensuite celui du Père Pictini Sommasque de Bergame. On n'ea a pourtant rien pénétré.
L'envoi du comte de Prela', ambassadeur du duc de Savoie en Anglelerre, a eu pour prétexte les honneurs royaux dont ît a voulu se mettre en possession h la cour d'Angleterre. Il y a fait si peu de séjour qu'il est difficile de croire que le duc de Savoie ait pria de nouvelles mesures avec ce Prince. C'est M. Phélipeaux qui a mandé au roi, qu'il avoit appris k Bruxelles que le roi d'Angleterre était fûché contre Leganez' de ce qu'il
1. Jeui'BiptisU) Dorlu, marquis de Cïric. comte de Prelâ, maréchal géncrsl J* cunp. fttnbuBRdeur t Londres et 1 Uadriil, gouierneurdo duchi d'AosUi (tMIJ, grknd'Croii de l'ordre dci Sûnli Maurice et Laure.
2. Don Diego Fclipci d« Ousman, marquis de Leganez, Tïce-rai de CstalOfiiB, pnit gonTerneur du Mtliuinii «a 1S9I , gtaéral de l'u-liU«rie «n 1095, refuM d« prêter lermeat i. PMlippc V.
LE COMTE ET LA COMTESSE DE SOiSSONS. 227
n'avait pas mis le duc de Savoie dans le chilteau de Milan. Ainsi, il saura trouver l'occasion d'en informer ce Prince sans afTeclalîoQ. Il est important qu'il entretienne commerce autant qu'il pourra dans le Milanois, pour rendre compte à Sa Majestd de ce qui s'y passe.
Quoique le pape ait de très bonnes intentions, M. Ph^lipcaux doit être fort réservé avec le nonce Sforza'; quoiqu'il n'ait pas paru partial dans sa conduite, il penche cependant du côté de ta maison d'Autriche, et les intérêts de sa famille, et peut-être les siens, peuvent l'entraîner de ce côté-là.
Sa Majesté ne veut pas que M. Phélipeaux ait aucun commerce directement ni indirectement avec le comte et la comtesse de Soîssons*, ni qu'il se charge d'écrire en leur faveur à Sa Majesté.
M. Phélipeaux peut faire observer au duc de Savoie la différence des honneurs que le Roi lui a accordés, en les comparant avec la conduite que l'empereur a tenue surce sujet, Ce prince les rendit aussitôt communs avec le grand-duc; ce que Sa Majesté a toujours refusé.
Outre les ministres que le duc de Savoie emploie au dehors avec caractère il s'est servi en plusieurs occasions du sieur Lambert', évêque d'Yvréc. Sa Majesté n'était pas satisfaite de sa conduite lorsqu'il étoit grand vicaire à Chambéry.
Elle n'a pas plus de sujet d'estîmer le sieur Vibo*, archevêque de Turin.
Reste i. parler du cérémonial de la première audience. Il est nettement expliqué dans les deux mémoires envoyés par le
1. Ateiaudre Sfon», CTêque da Vilerbo, morl nonce du papa à Turin, le 8 arril
nw,
-. LuDls-Thomas de Saroie (I6i)7-1702). comte de Sois^ons, Mce aînâ du prince Eu^ne, «ponsa en 1080, sans le consentement de sa mare la coDiUsse de Soissona 'I de la grand'inâre la princesse de Carignan, Urama de la Crople-BeauTais, RUe »= Fcantois-Paul de la Crople, seigneur de Beauvais, maréchal des camps et armées ''u roi gi de Charlotte -Marie de Uiu-tel. AprAs aroir servi la France en quuUti de muDChil de camp, le comte de Soisions passa ca t69S uu serrice de l'etnpfreur. " luuurui En iToi, des suites des blesauras qu'il reçut au siège da Landau.
î. Aleiandro Lambert de Satoja fui nommé 'ÉTéque d'Ivrée en IBBS et mourut l'îïteptembre 1706.
t-lliehel-Anloine Vibo, archevêque de Turin le 21 norembre 1690, nionrul le
■. PHiLIPKADX. I700-I70i.
> dp Bnord. Tout x é
i'krej, ei depuis, par \e coml?
égkl duM ces deux entrées, si loii en exe«pl« qtw Sa MajesU a bîra voulu souffrir que le carross« du Prii)c«deCarigiiansuivll ceux du doc de Savoie, comme de la maison et o*en fut poini séparé par wox de l'ambassadeor. Ainsi Sa Majesté veut bieft que M. Pbéljpeanx se conforme k ce qui s*est pratM|Dé pour M. l^ comte de Briord.
Autrefuie les ambasàsdeurâ du Roi. ouageaat avec le doc d^ Savoie, avoieal un fanteail égal au sien. Ce prince a voula mettre celte prérogative en contestation, et Sa Uajesté avoîC. ordonné à ses ambassadeurs de la soutenir dans l'occasion. Le duc de Savoie l'a toujours évitée, et, lorsque M. de Briord a <14 manger avec lui, il n'a eu aucun siège de distinction, pour empêcher M. de Briord d'en prétendre un semblable.
Lorsqu'il se Tait ou quelque f^te ou quelque voyage, il est bon que M. Phélipeaux, avant de se résoudre d'y aller, fasse pressentir le duc de Savoie, et se conforme à ce qu'il paroîlra soubait«r pour y aller ou s'en abstenir.
Dans les voyages des Grisons, M. de Briord a toujours prit la main sur lo gouverneur de Milan en lieu tiers; maïs il la lui' donnoit lorsque ce gouverneur venoit lui rendre visite. Du reste, il prcnoit la première place k table, à c6té de M. le duc ds Savoie.
Précéder partout et prendre la main dans sa propre maison au-dessus du chevalier de l'Annonciade.
Traiter d'égal avec le Prince de Carignan dans les visites réciproques, ne lui point céder en lieu tiers; maïs éviter de s'y trouver, hors aux chapelles, où il aété régli^, en 1652, que l'ambassadeur de Sa Majesté auroit la pais et l'encens avant ca Prince.
On voit que M. de Rébenac donna les lettres de la main dans sa premit're audience particulière : M. de Briord ne les a données que dans l'uudience publique. On ne Irouvc point qu'il y en ait eu de créance de la secrélairerie d'Etat.
M. de Briord avoil évité de donner le Monseigneur à M. le duc de Savoie, mais Sa Majesté permet qu'on le fasse.
Dans les bals, soit publics, soi I particuliers, affecter de prendre