‹ Savoie-Sardaigne et Mantoue (volume 2)Chapitre 169 sur 223 · EN MISSION SECRÈTE · texte numérisé non relu

EN MISSION SECRÈTE

Lorsque Fleury remplaça, au mois de juin 1726, le duc de Bourbon comme premier ministre, il trouva les Puissances divisées en deux groupes, par suite des traités de Vienne et de Hanovre. De même que son prédécesseur, il estima qu*il importait de faire entrer le roi de Sardaigne dans le parti français. Etant évoque de Fréjus, il avait personnellement connu ce prince, lors de la campagne que celui-ci avait faite, en 1707, en Provence ^ La princesse de Carignan, fille de Victor-Amédée et de la comtesse de Verrue, habitait alors la France et fit, de son côté, entendre à Fleury que le Roi de Sardaigne « était ( disposé à prendre toute confiance en lui, ne désirant rien plus « ardemment que de se lier étroitement avec le Roi* ». En réalité, il semble que le prince Piémontais, toujours en quête d'agrandissements, voulut simplement provoquer de la part du nouveau ministre de Louis XV, quelque proposition dont il pût tirer avantage. Fleury crut cependant qu'il y avait lieu de donner suite à ces ouvertures et qu'un agent secret, venant de sa part trouver le roi de Sardaigne, aurait plus de chance qu'un représentant officiel, de gagner celui-ci à l'alliance française. Victor-Amédée l'encouragea dans ces dispositions, et Fleury, sans môme en aviser le secrétaire d'État des affaires Étrangères, Morville, ni le comte de Cambis, ambassadeur

1. Cf. Storia délia diplomazia délia cor le di Savoia, par Domcnico Caratti, t. III, p. 576.

2. Mémoire sur la mission du sieur Anfossy, par le Dran. Affaires Etrangères, 'onds divers. Mémoires et Documents, Sardaigne, yoI. XII, fol. 142.

M. ANFOSSY, «7Î6.

à Tiriii, chargea le sieur Anfossy* d*uiie missioo confidettieUe aiprès de Victor-Amédée.

L agent du premier ministre de Louis XV arriva le 18 août à

éry où se trouvait le roi de Sardaigne. Il eut avec Victor-

plusieurs entretiens; toutefois il jugea bientôt c qu'on

« B>toît guère dans le dessein d'avancer diligemment la besogne

« piÎBdpale. mais plutôt de la faire absorber, pour ainsi dire, par

« vaut infinité de raisonnements ; en un mot, de donner quant à pré-

« sont p}n$ de conseils que de secours* ». U quitta le roi de Sardaigne

troir pn obtenir que celui-ci prit aucun engagement.

ht ordinal de Fleory continua par lettres cette négociation.

avec Victor-Amédée dénote, il faut lavouer, une et une complète ignorance du caractère de ce Isx pressantes ouvertures du Cardinal, aux appels faits ceJ9h<s à ses sentiments de grand-père du jeune roi Louis XY, If ?n. ne Sardaigne ne fit que des réponses évasives, attendant n nr mi adifnàt clairement le prix qu*on entendait payer son «lÏHn» liuis me lettre adressée le 26 mars 1727, il fixa lui-même jlr>^ riindixionî^ Il demandait avant toute opération, la vallée de JÉffMouiette. fvàfw» rillages le long du Rbùne près des frontières 4if 5r«iiH «c k ivindpaatê de Monaco, laissant à la France le soin ai ùfsaatfrfseit^, ranone die Fentendrait, la maison Monégasque. « • «jkTduuà ^rtcrik rAsg^ecssensement ces prétentions, faisant savoir .a n^iivrï ?ai::"<K unf u fruiCr ne pouvait faire plus que de ganntir . :; n.a^a a: m^vum jes cc*nqurtès éventuelles que les deu\ États ^^..: u. iJDt>Xh^ k fiSe^sner ensemiile dans le Milanais.

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