‹ Savoie-Sardaigne et Mantoue (volume 2)Chapitre 187 sur 223 · AKELOT *U «iRUUIS DE SAINT - NBCTilHS · texte numérisé non relu

AKELOT *U «iRUUIS DE SAINT - NBCTilHS

Ali'. Èlr. Corr. Turin, vol. CCIV, fol. 103.

Vcnulln, la MiaialT41.

J'ai reçu, Monsieur, vos deux ili^pèclies du 17 juÎD. Je ne doute point i)ue le roi de Sardaigne ne vous ail Tail part du contenu de la lettre de So» Eminence. II avoit appris, peu de Jours auparavant, Is coDclusion du traitl de j'Espa^çne avec la Bavttrc, au moyen duquel l'Electcm- qui a iéj/k 20.0UD hommes de bonnes troupes, sera incessamment en état de se fair^ craindre, et même d'agir efticaceiueul. La partie étant aussi bien liée e Allemagne, le roi de Sardaigne sera peul-^tre aujourd'hui moin» éloign de traiter avec l'Espagne qui a uerlainemeul en caisse tous les fonds o ' saires pour l'expédition projetée. M. l'fvëque de Rennes' s'en est assuré, de manière qu'on ne doit avoir aucune inquiétude ii cet égard. Une p de l'argent destinée à l'Electeur est déjà mSme passive pu France. ^^

Dans ces circonstances, il est évident que les troupe» de sa HajestJ Catholique Jointes À celles du roi des Deux-Siciles, sont plus que s sautes, avec celles du roi de Sardaigue pour faire la conquête de l'Ilalio.

Cependant, comme les moments sont précieux, et que l'arrivée ' Espagnols pouiroît être diiïérée à cause de la difficulté que Taie Haddock* peutmottre à leur passage, et que d'ailleurs le roi de SardaigW a marqué une ferme résolution de ne vouloir rieu entreprendre qu'ave le concours de ta France, Sa Majesté s'est déterminée h condescendre aai désirs de ce Prïnce, et, d'une manière qui doit même lui élre plus agréabl^ puisque C6 n'ést qu'avec lui que Sa M^cslé veut traiter.

Vous pouvei donc offrir au roi do Sardaigne de faire avec Sa Majesté m traité secret par lequel le roi s'eugagera k lui fournir un certain Dorabv de troupes auxiliaires qui seJoiadroDt aux troupes du roi de Sardaiga pour le mettre en état d'agir, s'il le Juge à propos, mftme avant l'arrivA des Espagnols. Sa Majesté voudra bien de plus lui garantir ses conqutKi Le traité du roi de Sardaigae avec l'Espagne doit marcher d'un pu épi puisque, avant toutes choses. Il faut convenir d'un partage entre les CoBl de Madrid et de Turin, de manière qu'il ne puisse y avoir aucune dispall par la suite. Mais le meilleur moyen d'accélérer ce partage seroit d'ei faire un projet comme je vous l'ai déjà marqué entre le Hoi cl le r ' " Sardaigne, qu'on pourroit ensuite présenter à Sa H^esté Catholique.

Comme ce point est fort délicat, vous tAcheroi défaire parler M. d'O le premier et de le voir venir. Vous sonderez s'il n'y aui-oit pas moyen i nous faire céder la Savoie. M. d'Orméa vous en a parlé plus d'tme t«l comme d'un arrangemcut 1res faisable', dès que Ip roi de Sardaigne L veroit ses avantages d'un autre côté; cl il vous a témoigne hii-m£me qui quoique dans la derni(-rc guerre la France eût déclaré qu'elle uc voulûl rieu pour elle, il uvoil toujours pensé qu'il étoit Juste que Sa Hiùesté et un dédoiiuuagement, ^ plus forte raison aujourd'hui que Sa Majesté n'tt

1. Louis Guy Gudrapiit de Vauréal, évAque de Rann«s de 1732 * IIM, m«ail« d« l'Académie franc*ise,BinbusBdeiiFi Madrid.

S. Nicolu Haddock (1488-1746), cnntre-imiriJ eu lT3t, vjcc-kmlriileii 1711, M< msndiinl en chef des Toices nnvjtUa anglaises dans la Médilerr»n6« en (741.

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