‹ Savoie-Sardaigne et Mantoue (volume 2)Chapitre 190 sur 223 · Ambassadeur du roi de .S:.rdaigTi« à P^ris · texte numérisé non relu

Ambassadeur du roi de .S:.rdaigTi« à P^ris

384 LE MARQUIS DE SAINT-NECTAIRE. 173i.|7i».

J'ai prSvu que M. il'OrmÈa pourroiL vous faire benuconp d'objectiont sur le partage dont je vous ai propoa* l'idée, et que la cession de la S»oi» pourroit embarrassLT votre négociation ; aussi ne vous ai-je pas ronQdf d'en faire directement la proposition , mais de sonder seulement la façon de penser de H. d'Orméa. Et, comme les raisons que vous f^xpliquet, font cunnoltre toutes les difflcnltés qu'on rencontreroil à lui faire goûter cel arrangement, et que nous n'en trouverions pcul-èlro pas moins de la part de l'Espagne, lorsqu'elle verroit que son lot dîminueroit en proportion'' désavantages que la France auroit voulu exiger, SaUojestà vent bien, pour le moment présent, qu'il ne soit pas question de la S&voie; mais aussi le roi de Sardaigne ne pourra plus prétendre une aussi grande portion da Milanois. L'Espagne n'en voudroit céder que la partir qui est en deçi dfl Tessin; il faut convenir que ce partage est trop faible, et le rui d«! $apdaigne est trop nécessaire dans l'afTaire dont il s'agit, pour qu'on pniss» espérer qu'il se contente d'aussi peu de choses. Il s'agiroit donc de pr«ndr» un milieu : la matière est fort délicate, car, il est facile di^ prévoir que, quelque peu fondées que soient les prétentions du roi de Sardaigne n le Milanois, il ne les a pas mises en avant pour les abandonner, quoique peut-être intérieurement il sente lui-même tout ce qu'on peut lui opposer. Car, quelque peine que se soit donnée l'auteur du mémoire que tou» m'avex envoyé, on aperçoit aisément le faible de tous ^es ruisonnemenUi au travers des subtilités qu'il emploie pour y donner iiuelque couleur. Q: convient lui-même de deux choses : l'une de fait, ot qui se prouve p l'inspection du titre même; c'est que le diplAme de Cliarlcs Y ne dit poiol que la Glle afnée qui est appelée à la succession du duclié de Milan, "* défaut des mAles, soit la tille aînée de Philippe 11.

L'autre principe dont il couvicnt également, c'eM que, dans les tldéi commis ordinaires, par l'expression de fille aînée un entend toujours f"' uince du dernier possesseur. Il lui devient donc nécessaire de prouvtf qu'il faut entendre le diplOme de Charles V dans un sens différent de ot qu'indiquent le sens naturel et le droit commun. Et, c'est à quoi on ■> parviendra jamais. Cependant, je ne crois pas qu'il soit à propos que U Hoi se presse d'en dire uettemeni son sentiment. Comme Sa Majest/ a prétend rien pour elle , c'est plutét au roi d'fcpagne à réfuter le mémoil^ de la cour de Turin. Et c'est poui' cela que je vous ai écrit, par la d« nier ordinaire, de demander à M. d'Orméa. si le Roi de Sardaigne 11 veroit bon que ce mémoire fût communiqué ÂSaMajesIé Catholitfuc. Jea| vois pourtant point d'incoiivénieut qu&vous fassiez pressentira U.d'O queleaprétentionsdu rui de Sai-daignene laisseront pas de causer q surprise, eu ce qu'elles sont toutes nouvelles, et qu'on n'en a jamai dans le temps qu'il auroit été le plus question de les «établir, c'est -A-t^rel la mort du fou roi d'Espagne. C'est sans dont'' puur prévcni ^^

presque sans réplique, fondée sur la non-réclamation du fou roi Vidai; que l'auteur du mémoire a fabriqué un sy^Omc pour prouver que, d«nj tous les cas, le droit des uilli-s de la branche allemande élolt préférablj

à celui mOles ilr^ lu- |>.ii ù- u-s de h tiranchc i-spa);i)«lt;. Hais le

droits de Marii Miii uU . '. H-unnus si univftrsellcmeiil pour léi{i limes, qu'il est ililln ih ,i , |i, Il I .jiic le nouveau système dr la iZ,>ur é Turin puisse jaiiiai- fun' rllu-iuii. Au surplus, il est inutile (comme JL viens de vous le ni.irquer) que vous entriet dans tout ce détail a*e< H. d'Orméa. Il vaut mieux que la force des objections vienne do la Cou de Uadrid. Ce qu'il y a de fâcheux dans tout ceci, c'est que )c Unpii M passe et que l'on perd des momcnla précieux ; en sorte que j'oppribend*

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