‹ Savoie-Sardaigne et Mantoue (volume 2)Chapitre 194 sur 223 · TENTATIVE DE CONCILIATION · texte numérisé non relu

TENTATIVE DE CONCILIATION

nouTeaii plan; mais, Tonlant déférer, aatantqa*ii loi est possible, aux conseils de Sa Majesté, elle a consenti qne le Roi en formât an ou plusieurs, et, pour mettre Sa Majesté en état d'y travailler, elle a cm qu'il suffîsoit d'expliquer ses vues en général, se rapportant au surplus à Sa Majesté conune devant mieux connoitre les convenances du roi de Sardaigne, de tout ce qu'elle feroit en conséquence, pourvu qu'on ne s'écartât point trop des points principaux qu'elle a marqués. En toute autre circonstance, le Roi n'auroit certainement pas usé d'une pareille liberté ; et vous sentez combien on court risque de s'attirer des reproches, lorsqu'on travaille sur des instructions aussi vagues. Mais aujourd'hui le temps est si précieux que Sa Majesté, pour accélérer un ouvrage qu'elle a autant à cœur que la conciliation de deux Princes qui lui sont aussi proches, s'est déterminée à prendre sur elle d'en proposer les moyens, et c'est par son ordre que j'ai l'honneur de vous envoyer les trois projets, que vous trouverez ci-jomts, et que vous communiquerez à M. le marquis d'Orméa tous à la fois, afin qu'il

voie celui qui lui conviendra le mieux

M. d'Orméa sentira bien que, dans l'état où sont les choses présentement, on ne peut s'empêcher de demander une réponse prompte et précise. Si Sa Majesté peut parvenir comme elle a lieu de s'en flatter, à concilier les cours de Madrid et de Turin, rien ne seroit plus conforme à ses désirs. Les liens du sang et l'intérêt conunun formeront un accord et une union inaltérables entre ces deux cours et celle de France qui ne pourra jamais être troublée par aucun objet d'émulation ni d'envie. Mais il ne conviendroit pas au Roi ni d'amuser l'Espagne, ni d'être plus longtemps incertain du parti que le roi de Sardaigne veut prendre, les affaires d'Italie ne pouvant plus aujourd'hui être séparées du système général qui va se former en Europe.

ANNBXC A LA LETTRE DE M. AMELOT AU StARQUIS DE SAINT-NECTAIRE

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