TENTATIVE DE CONCILIATION
retiré le Boi de Sardajgne de sa fermeté à rejeter lotîtes propositiooa d'accommodement? Une guerre cruelle et des dépenses immenses dont les Cours de Londres et de Vienne recueillenl seules lout le bénéfice.,.
Mais, après avoir éprouvé tour à tour la bonne et mauvaise fortune, n'estil pas temps que les Cours de Madrid et de Turin eu rcTiennenl à leur véritable inlérét? Le Roi o'eal point rebuté par les lenlatives infructueuses qu'il a faites jusqu'à présent, et it n'y a rieu que Sa Majesté ne soit pi-êle à faire pour empêcher le roi de Sardaigne de se laisser emporter par un tourbillon qui l'enlraine malgré lui dans des engagements si contraires A ses întérMs et h ses sentiments naturels.
Si le roi de Sardaigne est disposé à se réconcilier avec l'Espagne, il peut s'ouvrir en toute confiance avec le Roi, el Sa Majesté, pour ménager sa délicatesse, prendra même tout sur elle , pourvu que l'on convienne de conditions raisonnables. Les detu projets que M, le marquis d'Orméa avoil envoyés à M. le Cardinal au mois de janvier i743, sont le fruit des réOexions que ce raiaistre avoît eu tout le temps de faire, pour ménager le plus qu'il lui étoîl possible les intérêts de son mattre, tant pour le présent que pour l'avenir. Rien n'y est oublié de tout ce que la prudence bumaine peut prévoir. C'est donc de là qu'il semble qu'on doit partir, poujcouper court h toutes les longueurs. L'Espagne a adopté, dans le temps, le premier de ces deux projets (qui se trouve ci-joint) avec quelques restrictions et quelques modifications qui paroisseot justes. Peut-être voudroitelle aujourd'hui demander plus et compter pour beaucoup la Savoie, dont elle s'est rendue maîtresse. Hais, Sa Majesté espère que ses représentations auprès de Sa Majesté Catholique l'engageront à se contenter des mêmes conditions qu'elle avoit acceptées; et le Roi sera garant des conventilons réciproques, ainsi qu'il l'a offert dès les commeucemenLs, et que les deux cours de Madrid et de Turin ont paru le désirer.
Il ne tient donc à présent qu'au roi de Sardaigne de rentrer dans la voie naturelle dont de malheureuses circonstances l'ont forcé de s'écarter. 11 faut bannir tout soupçon ettonte méfiance, s'expliquer de bonne foi et sans détour. H sera facile de convenir du plan d'opérations quand on sera d'accord sur le partage.
L'intention du Roi est donc qu'aussitôt que vous aurez reçu cette lettre, vous alliei trouver M. le maïquis d'Orméa pour lui faire part de ce qu'elle coutient. Vous verrez avec lui s'il est à propos que vous demandiez une audience au roi de Sardaigne, Peut-être qu'il sera plus convenable que taxa la différiei, pour ne point exciter la curiosité des ministres étrangers, ou peut-Ëtre même des Piémonlois, et que vous laissieï à M. le marquis d'Orméa le soin de rendre compte au roi son maître de tout ce que vous lui aurez dit. Eu un mot, conduiseï-voUs entièrement par ses conseils, Sa Majesté ayant une entière confiance dans ses bonnes intentions.
M. le commandeur Solar est prévenu que je dots vous écrire, pour reprendre la négociation. Hais, je ne suis entré avec lui dans aucun détail, afin que H. le marquis d'Orméa fût le premier informé des propositions que vous avez à lui faire.
tê» LE MAftQUIS DE SAIIfT-IflCTAIRl, f7S4-t7i3
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BU 4 XAja 1743
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il nmfémi Dm fkilippe : le duché de Xantooe, tooi le avee la plaee de ^xiifiietoiie, pour que FAdda serre de fianftes et appsrtiennepar BM>itîé iebaqoe ÉUi, en démotiaaaat les fertiâratio— de ttiefa et me portion dn Lodesan entre FAdda et le P6 q^'an ééÊermâmen, en tiraai me ligne qui commence depidâ remboncknre dn Serm dass FAdda et qui ponrsniTe directement jnaqn'i Fendroit oà le Lambro se jette dos le P5; poomi que ces petits morceaux de terrain dn Pfaisanlîn qni ssnt an deçà dn P6 et dn Lambro restassent an roi de Sardaigae, et fnsoit ajootés i la province de Parie.
Mab, c€»nme la ligne droite dont on parle. Tenant i interséqner les terrîtoéres des terres qni s'y tronrent stoées, canseroit nne grande confasîoa dans lesdites terres et dans lenrs communautés qni seroientsii|ettes ideax tonferainSy ladite ligne droite ne sera pas elle4nème la dirisiony mais efle serrira seulement de règle, et fl sera fixé que tontes les terres dont le corps principal des habitations est situé d*un côté de la ligne, relent sigettes à la domination de leur même côté, arec tont leur territoire , qnoiqn^ane partie dlcelui se trouTit de Fanlre côté de la ligne; et, an cas qne la sus» dite ligne tombât justement sur quelque TiDage ou sur le corps principal de ses habitations, toute la terre arec tout son territoire appartiendra an côté où il restera la pins grande partie du rillage qui emportera la moindre partie arec tout le reste du territoire.
El, comme les embouchures des susdites deux rivières que l'on choisit à pr^'sent pour les deux points ou extr<^mités de la ligne peuvent varier dans la suite, il sera bon de déclarer que leur variation à l'avenir n en portera point à la division des États qui aura déjà été faite, ceux-ci devant toujours avoir pour limites ceux mêmes des terres respectives.
Au roi de Sardaigne : FÉtat de Milan entre le Pô et les Alpes jusqu'aui confins du Bergamasque et du Cremasque, et de là jusqu'au Pô au long de FAdda, jusqu'à la moitié de cette rivière, en y comprenant la province de Pavie tout entière, tant d'un côté du Pô que de l'autre, qui servira aussi de division, et demeurera commun. Ce qui devra se procurer partout où la .situation le permettra, soit qu'on suive le premier projet ou le second.
M. AVRLOT AU MARQUIS DE SAINT- NECTAIRE Aff. Étr. Corr. Turin, toI. CCX, fol. 319.
Versailles, le 5 mai fT43.
J'ai reçu ces jours-ci la réponse que j'altendois de FEspagne, plus fav raMe en un sens que je ne Fespérois, mais qui laisse toujours Sa Majes dans un fort grand embarras. Sa Majesté Catholique n*a point envoyé d