‹ Savoie-Sardaigne et Mantoue (volume 2)Chapitre 2 sur 223 · FEUX ALCAN, ÉDITEUR · texte numérisé non relu

FEUX ALCAN, ÉDITEUR

108, BOULEVARD SAINT-GBRHAIN , i08

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INTRODUCTION

Depois le milien do xtii* si^clo jusqu'à la Révolution frui- Cvse, limites partirati^rement iissigoées )i retle publir«tion. rbistoir? des rplatîons dîplomatiqars d«* la France av** l«$ dncs de Savoie, puis avec les rois de Sardaifme. se divise asseï Batorellemeot en trois périodcf^à peu pr^s d'égale duré<>.

La première va do traité de Rivoli, du 1 1 juillet 163S, jusqai la rupture du i juin 1690 entre Vietor-Amédéc 11 et Louis XiV. Pendant ces cinquante-cinq années, les maiscms de France et de Savoie sont uuies par une alliance ûtfàne contre la maison d'Aatricb<<.

La seconde période commence à la rupture de 1690 et M termine à la paix d'Aix-la-Cbapcllc en 1748. La cour de Turin sait, durant ces cinquante-huit ans, une politique déqtùHbn entre rAutriche et la France.

La troisième période s'étend depuis le traité d'Aix-la-Chapelle jusqu'à la Révotutioa françaiso. Les rois de Sardaigne gardent alors la neutralité.

A^unt de résumer dans cet exposé historique les phases successives que nous venons d'indiquer, il nous a semblé utile de rappeler d'abord brièvement un passé plus lointain qui a engendré, en quelque sorte, les faits dont nous allons uous ' occuper.

Nous avons cru en outre qu'il y avait un certain inlérfit à Mttre particulièrement en relief, au cours de cette introduc-

VI INTRODUCTION

tion, Tune des traditions les plus anciennes et les plus tenaces dont se soient inspirées vis-à-vis Tune de Tautre, avec une bonne foi inégale peut-être, les cours de Paris et de Turin : rétablissement des princes de Savoie en Lombardie, grâce à l'appui de la France ; l'abandon à celle-ci de la frontière des Alpes pour prix de son service. Depuis plus de trois siècles, cette grande idée se retrouve à tous les moments de l'histoire, elle domine les faits et les hommes, elle plane au-dessus des monts, barrière tracée par la nature, qui séparent la France de la péninsule italienne. Plus on étudie le passé, plus on doit, croyons-nous, reconnaître que la solution solennellement consacrée en 1860, était lune de celles que la marche inéluctable des événements devait finir un jour par faire prévaloir.

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