‹ Savoie-Sardaigne et Mantoue (volume 2)Chapitre 209 sur 223 · L'ITALIE DÉLIVRÉE DES ALLEMANDS · texte numérisé non relu

L'ITALIE DÉLIVRÉE DES ALLEMANDS

gemeuls qu'il est disposé à contracter pour maintenir ce syatème. sont autant de motirs dont le comte de Mailtebois pourra faire usage, afin d'exciter l'empressement et le zèle du roi de Sardaigne. pour la conclusion d'un traité é^lcment assorti à sa gloire et à ses intérêts.

Le comte de Maillebois s'appliquera surtout à faire conDohi'c au roi de Sardaignc les sentiments d'estime et de tendresse dont Sa Majesté est remplie pour ce prince, et le désir sincère qu'elle a de cimenter et de resserrer de plus en plus entre Leurs Majestés les liens de l'amitié et de la conGancc.

Le comte de Maillebois aura aussi grand soin de faire valoir la facilité avec laquelle le lloi a consenti k exclure du traité définitif tes articles pour lesquels le Roi de Sardaigne a témoigné de la répugnance. Tels sont ceux qui regardent la Toscane, la suzeraineté de l'orapire d'Allemagne en Italie, etc.

Cependant le comte de Maillebois représentera de nouveau et avec force de quel danger il est pour le repos de l'Italie, que le Grand Duc el ses héritiers directs, étant ou pouvant devenir empereurs, possèdent la Toscane. Nous espérons qu'à l'arrivée du comte de Maillebois à Turin ta plus grande partie de la crainte qu'on y a de l'empire et de son chef, seront dissipées, voyant quel peu d'effet favorable à la Cour de Vienne a suivi la paix de Drcsden, quelle est la pénurie de c«tle Cour, et combien nous sommes assurés de la neutralité du corps germanique, tant par leur lassitude de la guerre et leur pauvreté, que par rinOuencc du roi de Prusse en Allema^e, lequel sera cbanné de cet arraogement-ct.

Quoique dans la convention d'armistice signée le 17 de ce mois, on n'ait point indiqué précisément le jour anqael la cessation des hostilités sera publiée par les généraux de part et d'autre, le roi autorise le comte de Maillebois à avancer ou à retarder cette publication, suivant qa'il le jugera nécessaire, après qu'il aura démêlé quelles sont les véritables dispositions de la Cour de Turin, Bien ealeadu, qu'avant de la faire publier, il fers signer par les ministres du roi de Sardaigne. nne déclaration par laquelle il Écn constata que la convention pour un armistice signée k Paris, le 17 lévrier, n'a été conclue qu'en

vertu du mémoire signé à Turin le 26 décembre 1745, pour

servir de base au traité définitif qui doit en Hre la suite.

Le Roi fera envoyer successivement au comte de Mmllvbois les inslrucliuns ultérieures dont il pourra avoir bcsoîa après qu'il aura rendu compte à Sa Majesté des p^en^i^^es notions qu'il aura acquises, et de ses propres réflexions sur les sentiments cl les vues de la Cour de Turin.

Le comte de Maillebois y trouvera le sieur de Champeaus, qui a suivi jusqu'à présent la négociation qu'il s'agit de pcr^ fectionncr, et qui y a travaillé avec un zclc et une cxaetitoda> dont Sa Majesté lui sait gré. Le comte de Maillebois doit donc regarder le sieur de Ghampeaux comme enti^remenl digne de sa confiiLnce ; et, celui-ci aura ordre de ne rien faire qu'avec la participation et do l'aveu du comte de Maillebois.

Enfm, le comte de Maillebois pressera vivement l'envoi du commandeur Solar en France, au cas qu'à son arrivée k Turin, ce ministre s'y Irouvât encore.

Fût k VeriùUes, le 19 fAmer IT16.

Page 1