‹ Savoie-Sardaigne et Mantoue (volume 2)Chapitre 208 sur 223 · OBSERVATIONS SUR LE PROJET DE TRAITE · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS SUR LE PROJET DE TRAITE

du dédommagement, que celui des deux Princes, à qui la forteresse restera, sera obligé de donner à l'autre, soit en terre, soit en aident. Ce ne seroit, cependant, qu'à l'extrémité qu'on en viendroit à cette division du Mantouan, situé à la gauche du Pô ; convenant davantage que cela appartienne aux Vénitiens ou à la maison de Gonzague, avec garnison neutre, ou enfin, au roi de Sardaigne en entier.

Article H*

Cet article est devenu inutile depuis la signature du traité d'armistice.

Article 14*

Il ne seroit pas raisonnable d'accorder aujourd'hui au roi de Sardaigne les mêmes subsides que le Roi lui donnoit pendant la guerre de 1733 ; à moins que ce Prince ne consente que la moitié des revenus du Milanois appartiendroit comme alors à la France. Les raisons que la Cour de Turin allègue pour demander le même traitement, sans y mettre la même condition, sont fondées sur les dépenses sans nombre que le roi de Sardaigne a été obligé de faire, sur la mortalité des bestiaux dans son pays, etc... Les mêmes raisons ne permettent point au Roi de s'engager à des dépenses trop onéreuses, auxquelles il ne pourroit fournir, sans surcharger ses peuples de nouveaux impôts. Il sera donc de l'habileté et de la prudence du comte de Maillebois de réduire le plus qu'il sera possible les prétentions du roi de Sardaigne à cet égard.

Article 16*

Il ne faut point laisser en doute si les Corses rebelles rentreront sous l'obéissance de la république de Gênes : ainsi, dans l'endroit où il est dit, en cas qu'ils rentrent sous t obéissance, etc., il sera nécessaire de sxkhsWin^^T lorsquik rentreront^ et de supprimer, quelques lignes plus bas, ces mots : dans U susdit cas.

Il Taudra, pour dresser cet article en termes plus clairs et plu» précis, énoncer simplement que les Étals possédés par le roi des Deux-Sictles, el ceux qui sont destinés à l'Infant Don Philippe, ne pourront jamais être réunis sous la domination d'ua seul et même prince, et réserver bien expressément les droits de succession, en termes compatibles avec cet objet. Mais il faut éviter de stipuler les rétrocessions en faveur du roi de' Sardaigoe mentionnées dans cet article. Il n'en a point ét^ question dans le mémoire signé le 26 décembre ; et une pareille clause ne pourroitque mettre un obstacle invincible)! l'accession de l'Espagne.

AliTICI.E tS"

L'en^tagement que le Roi prendra de faire accéder au trsité définitif le roi d'Espagne, le roi des Deux-Siciles, etc., doit faire la matière d'un article secret et séparé.

Telles sont les principales réÛexions dont le Roi ordonne M comte de Maillebois de faire usage dans sa négociation. Ellw sont trop sensées et trop équitables pour ne point espérer quft le roi de Sardaignc ne fera nulle difficulté de s'y conformer.

Il est à présumer que ce Prince, qui devra au Roî son éléva^ tion et son aggrandisscment, se prâLcra volontiers aux raisons de justice et de bienséance, qui font soubaiter à Sa Majesté qu'on fasse dans le projet de traité les changements et les modifications qu'on vient d'indiquer.

La considération et les États de ce Prince, augmentés eD Italie ; le degré de représentation auquel il parviendra eO Europe, et que ses prédécesseurs n'ont jamais eu ; l'intérêt que les autres Puissances auront à ménager son alliance et ï rechercher son amitié ; l'Italie délivrée du Joug allemand et du despotisme autrichien, et son repos et sa sûreté solidement établis sur un partage convenable, et sur un système de politique simple, uniforme et constant ; la fidélité du Roi aux enga-

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