‹ Savoie-Sardaigne et Mantoue (volume 2)Chapitre 39 sur 223 · DIETE DE RATISBONNE · texte numérisé non relu

DIETE DE RATISBONNE

proximiK^ de UqneUp il U touche et pour avoir fait pinîtra, depuis qu'il a pris cd main la conduite des afTaires, qu'il n'a en rien diminué du zèle dont ses aïeul et père avoient tamé des marques pour le bien du public et pour s'opposer à l'tfno^e grandeur de laquelle les Espagnols s'étoîetit de longfemps flattés. Ledit sieur du Plessis, ayant accompli cet office avers celte Altesse, fera aussi entendre à Madame Royale les mêmes choses, desquelles il se sera expliqué avec son lîls, ijootant à tous deux qu'il a ordre très particulier de leur com- Boniquer les points de son iDslruction pour sur iccux receloir leurs bons avis et s'y conformer. Sa Majesté ayant parfaite coHQoissaDce qu'il n'y a point de prince delfk les monts qui l'iil si entière des solides intért'ts de tous ceux qui régnent oa chrétienté, et particulièrement en Italie qui, depuis plusieurs iîhles, est considérée au delà de toutes les autres provinces otnfes dans l'Europe. Le sieur du Plessis assurera Leurs Al- IwsesqueSa Majesté a fait partir le sieur de Vaulorte ' pour se mdre à Ratisbonse, chargé de soutenir leurs intérêts avec Mbml de force que les siens propres, et ne point celer que si Il maison de Savoie étoit attaquée par le duc de Mantoue pour, i force d'armes, retirer la partie duMonlferrat qui lui a été cAlfe par le traité de Quérasque et depuis confirmée par celui ^HQastcr. Sa Majesté emploiera les siennes et loulc la puia- «MP que Dieu lui a donnée, pour l'cnlièrc observance et aicotion desdits Irailés, et sera toujours pr?te de payer à l'acluil de Son Altesse, les sommes dont elle s'est chargée pour le 'Mom mage ment de Mantoue, ainsi qu'elle les en a souvent issurées, et, en conformité de ce qu'elle a aussi offert à Munloiie, qui, jusques à présent, n'a voulu recevoir l'argent qui lui poarroil être dû, s'étanl figuré que le tenips pouvoit améliorer ■> condition, et, au lieu d'argent, lui faire avoir des terres. Q. comme il suit que le marquis de Pianesse ' a l'entière

I.Prucois Caiet, «eignaar de VïDlorle, ambasBadear eitraordindre ■uprJ'S de 'Wpcnur d'AIIemi^e el des princes électeurs i 1b diSle de Ratisbonno en 1053. finmini dans cette Tille en 1051. Cf. M.Uorel Fatio : Intlructiom aux ambaiio- 'nn *M Sipasnt, 1. 1, p. 3, el Mémoires de du Plettit-Beaançon, p. 76.

t ChuUt-Jeui-Baptiste de Simiane, marquis de Pinnesse, flU de Cbtries dé Ha»M«llûlde, BUeUgitimée Aa dnc Eoitniuiuel-Pliilibert, premier miniitre

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confiance de Leurs Altesses et beaucoup de part à Tadministration des affaires, il lui insinuera qu'il a un ordre très particulier de déférer aux choses qu'il lui pourra proposer et le conviera, par les intérêts de cette couronne comme par ceux du duc, de le vouloir éclaircir des choses qui sont venues à sa connoissance, desquelles il se pourroit prévaloir à l'avantage commun des princes. Et, d'autant que Sa Majesté a grand sujet de se louer des bons offices que lui a rendus le sieur Servien, son ambassadeur en Piémont, et qu'il continue chaque jour, il lui donnera entière part du contenu du présent mémoire, et conservera avec lui une parfaite intelligence, se servant de son adresse pour faire concourir aux fins qae Sa Majesté se propose aucuns princes d'Italie sur lesquels ledit duc de Savoie peut avoir quelque crédit ; et, comme il est porté au premier article de la présente instruction, il s'ouvrira entièrement avec le prince de ce qu'il est chargé de négocier avec Mantoue et lui dira, si ledit duc de Mantoue continuoit à déférer aux pernicieux conseils qu'il a suivis, ce que Sa Majesté a résolu de faire pour ne pas laisser impunie l'offense qu'elle en a reçue, s'étant oublié de toutes les grâces et faveurs dont il lui étoit redevable. Et, selon le mémoire particulier qui lui a été baillé des forces dont l'armée d'Italie doit être composée, il déclarera ensuite les résolutions que Sa Majesté a prises d'y faire la guerre si la nécessité l'y contraint et le dessein de Sa Majesté d'employer ailleurs sesdites forces si elles y étoient inutiles. Cela, néanmoins, devra être dit avec telle délicatesse: que ledit duc ne conçoive pas que nous fussions pour consentir qu'il entrât à une neutralité, si ce n'étoit sous les conditions dont souvent on s'est ouvert, mais qu'il demeure persuada qu'il n'y a rien que Sa Majesté ne voulût faire pour avancer le repos dans la chrétienté et particulièrement dans l'Italie.

Ledit sieur s'acheminera ensuite à Gênes, et rendra à la République les lettres de créance dont Sa Majesté l'a chargé, et luexpliquera ses bonnes intentions pour la liberté de ritalie= pourvu qu'elle soit secondée par les princes qui ont plus d'indu dac de SaToie, colonel-général de Tinfanterie ducale, cheralier de l'Annonciada U mourut en 1677.

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