‹ Savoie-Sardaigne et Mantoue (volume 2)Chapitre 41 sur 223 · AFFAIRE DE CASTRO · texte numérisé non relu

AFFAIRE DE CASTRO

sa légation. Après qu'il aura concerta avec le sieur Servicn, ambassadeur de France en ladite cour, de la manière dont il aora à voir ledit duc et Madame Royale pour leur prc?senter ses lettres et reçu dudit sieur ambassadeur les lumières qu'il lui aura communiquées pour sa conduite en ladite cour, même en ce qui touche Tintc^rôt dudit sieur duc de Parme, il rendra ses lettres au duc, qu'il accompagnera d'offices convenables, et après qu'il aura dit quelque chose du dessein de Sa Majesté en faveur de M. le duc de Parme, il l'assurera de la continuation de son amitié et de son entière disposition à lui en donner des preuves; que la Reine, à l'exemple de la reine-mère et de Sa Majesté, entre dans les mêmes sentiments et le prie d'en 'être persuadé, tant pour l'estime qu'elle fait du mérite dudit sieur duc et des bonnes qualités qui se rencontrent en sa personne que pour la raison de la consanguinité qui est entre eux.

Il passera de semblables offices auprès de Madame Royale de la part du Roi et des deux reines, mais avec des expressions qui marquent plus de tendresse ; et, après les compliments, fera entendre à Madame et audit sieur duc que, le principal sujet deson envoi étant pour presser le pape en faveur de M. le duc de Parme sur l'affaire de Castro et pour quelques semblables inU^rets de la maison d'Esté conjointement avec les ministres d'Espagne, suivant la disposition des articles 99 et 100 du traité de paix, Sa Majesté n'a pas douté que ledit sieur duc ne dut non seulement approuver et se tenir obligé de ce dessein, mais ne so portât à y contribuer ce qui se pcuit désirer do sa part pour le faire réussir au contentement dudit sieur duc de Parme, qui est tout celui que Sa Majesté y cherche.

Que l'union des vœux et des suffrages des amis en ces sortes de négociations étant un puissant moyen pour les rendre efficaces à la cour de Rome, Sa Majesté a trouvé ù propos, et Sa Majesté catholique aussi, de pousser les intérêts de ces deux inaisons tout d'un temps, pour, par cette union, donner plus de force et de poids aux instances, et on se promet bien <jue ledit duc y joindra les siennes pour la nirme raison. L'ambassadeur que le duc de Savoie tient h Rome ayant

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