PREMIERES DEMARCHES A TURIN
«ontenti^ par la bonoe conduite qu'il alonurflln courdeZeli' pendant les six anni^es qu'il y a t^l*: employé pour le service de Sa Majesté, en qualité de son envoyé extraordinaire.
L'intention de Sa Majesté est que ledit sieur marquis d'Arcy parle incessamment pour se rendre à Turin, où ledit sieur abbé d'Estrades a ordre de l'attendre pour l'instruire parliculièresnent de toutes les cérémonies qui sont pratiquées en cette cour il l'égard des ambassadeurs ordinaires de Sa Majesté, et lui donner toutes les lumières qu'il a acquises pendant le cours «Je son emploi, tant sur les affaires et les intérêts généraux du «lue de Savoie, que sur tout ce qui regarde le dedans de cette «our ; et ledit sieur d'Arcy pourra connoîlre plus particulièrement par ledit abbé d'Estrades, quel est l'esprit du duc de Savoie, ses inclinations, celles <le ses ministres, contraires ou favorables à la France, et que! est le fondement que Sa Majesté peut faire, tant sur ce prince que sur ceux qui ont le plus do part h l'administration de ses affaires.
Après que ledit sieur marquis d'Arcy aura reçu ses premiers «éclaircissements, il fera demander par l'entremise dudit sieur abbé d'Estrades une audience particulière du duc de Savoie, auquel il remettra la lettre de la main de Sa Majesté dont il est chargé, et l'accompagne ru des termes les plus obligeants qui peuvent marquer h ce prince l'esUme et l'amitié de Sa Majest»^. Il lui en fera voir comme une preuve bien effective le soin qu'elle a eu du remplir l'ambassade qu'elle entietienl auprès lie lui, aussitAt qu'elle a permis audit sieur abbé d'Estrades de repasser en France; qu'elle n'a pas voulu qu'il y eût la moindre Jiscontinualion dans ce témoignage si public qu'elle a accou- ^kUh^ de donner de sa considération pour ledit duc, qu'elle le ^Bpàmâmu avec d'autant plus de plaisir que, venant d'alTermir ^^^fepos de l'Europe par les derniers traités faits tant avec l'Empirt' qu'avec l'Espagne, et par la soumission des Génois, clic est bien plus en état de donner aux princes ses amis de
t. On traute des ranseigoemanls tur le aéjour du marquU d'Arcy k ZcU dam noire Uire r Une mésalliance dons la Maison de Bruniuiick. Bléenort [letmier iCOlbreuit, bûchent de Ztll. Puis, 1881; et dans les éditions uUcmundo ol anglaisa
fcM ou*r«^c. Oie UUle IlerioQÎa von Celle, Huiovro, 1880, el A memtliance
of Urunnuick. Loddrfls. IM«.
nouvelles marques de son affection, que de leur en demander de leur inclination et attachement aux intérêts de sa couronne ; qu'elle est bien persuadée aussi que ledit prince, à l'exemple de ses prédécesseurs, aura toujours les sentiments qu'elle désire, qu'il en a même déjà donné des preuves très agréables à Sa Majesté dans les favorables traitements que la duchesse sa mère reçoit, auxquelles Sa Majesté est d'autant plus sensible qu'encore qu'il suive en cela son inclination naturelle, néanmoins la fermeté avec laquelle cette princesse est toujours demeurée dans l'alliance et dans les intérêts de la France dans les temps les plus difficiles, font toujours prendre à Sa Majesté beaucoup de part à ce qui la touche ; et qu'il peut se promettre aussi que dans toutes les occasions qui se pourront présenter, Sa Majesté sera bien aise de procurer ses avantages et sa satisfaction.
Après s'être acquitté de ce devoir auprès de ce prince, comme il scroit trop longtemps dans l'attente de son équipage sans entrer dans tout le commerce de cette cour, Sa Majesté trouve bon qu'il visite de même en particulier Mesdames les duchesses de Savoie et Madame la princesse Louise.
A l'égard de la duchesse mère, après qu'il lui aura rendu la lettre de la main de Sa Majesté, il l'assurera que le roi ne lui a rien recommandé plus expressément que de procurer dans tout le cours de son ambassade les avantages et la satisfaction de cette princesse, qu'il a déjà témoigné, dans la première audience que M. le duc de Savoie lui a donnée, à quel point Sa Majesté est sensible aux bons traitements que cette princesse reçoit de lui ; que Sa Majesté continuera avec plaisir de lui donner, dans toutes les occasions qui s'en présenteront, des marques de son amitié et de sa protection, et qu'elle n'a qu'à prescrire à lui, marquis d'Arcy, ce qu'elle désire qu'il fasse pour bien seconder les bonnes intentions que Sa Majesté a pour elle.
Il donnera aussi à la jeune duchesse, en lui rendant la lettre de la main de Sa Majesté, de nouvelles assurances de la tendre et cordiale amitié que le roi continue d'avoir pour elle. Il lui témoignera la joie que la nouvelle de sa grossesse a donnée à