‹ Savoie-Sardaigne et Mantoue (volume 2)Chapitre 94 sur 223 · DEMARCHES AUPRES DU PAPE 1SH · texte numérisé non relu

DEMARCHES AUPRES DU PAPE 1SH

avoit ({uclque chose à faire avec Sa Saintcti5, Sa Majesté est bien persuadée qu'il n'y a personne qui s"en puisse mieux acquitter que ledit siour cardinal, l'intention de Sa Majesl<^ est que ledit sieur de Rébenac ne demande audience au pape' qu'au cas que Mit sîeur cardinal soit persuadé que cet envoi extraordinaire puisse faire plus d'impression sur l'espril de Sa Sainteté que toutes les insinuations qu'îi pouri-oil faire dans toutes les audiences ordinaires cl extraordinaires; et, en lout cas, ledit sieur de Rébenac lut communiquera les ordres que Sa Majesté lui donne pour cette ligue des Princes et États *l'ltalio, et ne foni rien que d'un parfait concert avec lui. Les ï'aisoDS dont ledil sieur de Rébenac pourra se servir auprès du pape, aprts lui avoir rendu la lettre de créance de Sa Majesté*, Mront que, dès le temps que la mauvaise conduite du duc de Savoie a forcé le roi de porter ses armes en Piémont, Sa Majesté n'a point eu d'autre pensée que de finir cette guerre au plus lAt par un accommodement raisonnable qui pât assurer le repos de l'Italie cl garantir ses frontières contre toutes les eatreprises de ses ennemis, et les mauvaises intentions dudil duc de Savoie; qu'elle avoit donné des preuves convaincantes de ses bons desseins, tanl par les offres qu'elle a faites à la république de Venise que par le pouvoir qu'elle a donné au cardinal de Forbin de donner au pape toutes les facilités qu'il pouvait raisonnablement désirer pour procurer premièrement la paix d'Italie, el pouvoir ensuite parvenir plus aisément à une générale ; que les ambitieux desseins de la maison d'Autriche el des Princes protestants ligués avec elle ont empêché le succès des bonnes intentions de Sa Majesté, et que leurs troupes, composées d'un plus grand nombre de protestants que de catholiques, menacent, à présent lous les Princes et Etats d'Italie dune véritable servitude et la religion de sa ruine entière; que, véritablement, il semble qu'au moins l'Etat de l'Eglise devroil demeurer à l'abri de loutes les violences des ministres de l'Empereur, qui. outre les sentiments que devroit avoir un prince catholique pour le Saint-Siège, a fait aussi

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