‹ Savoie-Sardaigne et Mantoue (volume 2)Chapitre 93 sur 223 · PROJETS DE L'EMPEREUR SUR L'ITALIE · texte numérisé non relu

PROJETS DE L'EMPEREUR SUR L'ITALIE

Toirs el ÎQsti'uclions dont elle fait reoictlre les copies entre les mains dudil sieur de Rébenac; el, de craiate que celte négociation, i^lanl suivie par deux personnes difFi^rentes, n'éloigne plulât ledit Electeur de la conclusion qu'elle ne l'en approche. Sa Majesté ordonnera au sieur de la Haye de ne plus faire aucune démarche pour la faire réussir, mais seulement d'écouter ce qui lui pourra <>tre dit de la part dudil Prince el d'en donner part audit i^ieur de Rébenac. Cependant, il y a bien de l'apparence que, comme la négociation dudit sieur de la Haye est enlièrenient (inie, el qu'il pourroil n'en Hre pas de même de i'aversion que ledit Electeur a ci-devant fait paroîlre pour ledit sieur de la Haye, il y a lieu de croire que. si c'est la seule raison qui le retienne, il aura plus d'ouverture et de confiance pour ledit sieur de Rébenac. lequel, en ce cas, se servira de toutes les raisons contenues en ladite instruction, el il y ajoutera toutes colles qu'il a lui-même fort bien déduites dans son roénioire, el qui peuvent faire une fortgrandc impression dans l'esprit d'un Electeur de Bavière qui doit plus craindre qu'aucun autre l'augmenlution de la puissance de l'empereur.

Pour ce qui regarde le due de Savoie, il ne faut pas douler qu'il n'ait bien reconnu qu'un raisonnable accommodement avec Sa Majesté est préférable pour lui, à toutes les vaines espérances que lui donnent les ennemis de la France. U voit bien qu'il ne se peut maintenir contre Elle que par des continuels etforls du parti contraire et que les secours qu'il lui (Icrnne sont encore plus préjudiciables ft son pays que les conquêtes que Sa Majesté y pourroil faire. Il peut bien juger aussi que ce n'est pas sa considération seule qui a porté l'empereur à envoyer cette année un si grand nombre de troupes en Piéniont ; que ce Prince a dessein de se rendre maître de tous les états d'Italie qui ne seront pas assez forts pour lui résister; 4nc la conduite du comte Caraffa ne doit laisser aucun doute *lc ce dessein el que, ai les ti-oupes de France sont obligées à se retirer dans la Savoie, l'empereur ne manquera pas d'employer les siennes pour assujettir entièrement le Piémont, dans le m^me temps que, sous le prétexte des droits de l'em- ^ sur l'Italie, il éUiblira d'autant plus facilement uneuuturité

U8 LE COMTE DE REBENAC, lCOO-1091.

absolue dans tous les États qui la composent, qu'ils n'ont pris aucune mesure entre eux pour la défense de leur pays el ie maintien de leur souvcraincti^. Enfin, la maison d'Autriche a un si grand intérêt à se saisir des principales places des forteresses du Piémont, pour empocher qu'à l'avenir la France ne pût donner aucun secours ni au duc de Savoie, ni à aucnu autre Prince d'Italie, qu'il ne faut pas douter qu'après qu'elle lui aura fait voir qu'il ne peut subsister sans elle, elle ne lui fasse payer ckt<rement le secours qn'cUe lui aura donné ; et la France n'aura pas sujet de le mieux traiter, s'il continue à seconder les entreprises de ses ennemis, de sorte que, de quelque côté que tourne le sort des armes, le duc dt^pendra infailliblement du parti victorieux et. soil que ce soit la France ou la maison d'Autriche, l'un et l'autre ont un int^>rJ^t si considérable à demeurer maîtres de son Etal , qu'il n'y a qu'une prompte paix qui le puisse mettre Èi couvert de ce danger.

Mais on peut lui faire voir qu'il peut encore obtenir dans la. conjoncture présente un accommodement raisonnable et sûr, s'il préfère, comme il doit, l'honneur qu'il a d'5tre si proche' allié de Sa Majeslé, et les sentiments d'affection qu'elle conserve encore pour lui, aux vaines espérances dont les ministres autrichiens l'ont abusé depuis longtemps pour lui faire perdre les bonnes grâces de Sa Majesté. Il sait, en effet, mieux que personne qu'il n'y a pas eu dans toute l'Europe de prince plus heureux que lui, tant qu'il a voulu avoir pour le Roi non pas toute la complaisance et ta déférence que Sa Majesté auroit pu par beaucoup de raisons exiger de lui, mais seulement garder avec elle les mesures el les égards qu'il auroit dû observer envers un voisin beaucoup moins puissant et dont l'alliance na lui auroit pas été si avantageuse.

II n'ignore pas qu'elle a eu la bonté de dissimuler beaucoup de sujets de mécontentement qui lui auroienl dû attirer le ressentiment d'un Prince dont les forces n'auroient pas été à supérieures aux siennes que celles de Sa Majesté, el que, si le» ministres autrichiens n'eussent enfin trouvé les moyens de U, porter h faire des démarches si éclatantes contre les int^r£ts de la France qu'rlle ne pouvoit plus douter de ses mauvaises

CONDITIONS D'UN RAPPROCHEMENT. Hit

intentioas, il jouiroil encore d'un plein repos et ses sujets s'aiiroient point lîprouvé les malheurs d'une guerre qu'ils doiveal toujours (îviter comme leur ruine certaine.

Il a vu avec quels soins et quels artifices les ennemis de la France, qu'il devoit consid<?rer comme les siens, ont fomenté la disposition qu'il a fait paroître à se détacher des intérftta de Sa Majesté, combien ils ont fait éclater la joie qu'ils ont eue de pouvoir faire la guerre en Italie sur les États de ce prince sans avoir rien à craindre pour le Milanois, l'espérance que sa jonction Et leur parti leur a donnée de subjuguer toute l'Italie dans le temps que les forces de Sa Majesté seroient occupées dans le Piémont et la Savoie, et que tous les autres Etats demeureroicnt dans une profonde léthargie qui les empécheroit d'unir leurs forces pour leur défense commune. Enlin, le duc de Savoie est assez éclairé pour bien prévoir les terribles suites que peut avoir la guerre qui se fait dans ses états et dont toute l'Italie n'attribuera le blâme qu'à sa mauvaise conduite. Ainsi, il y a lieu de croire que les réllexions qu'il a faites et tout ce c|ue ledit sieur comte de lïébenac pourra insinuer en conformité de ce qui vient d'ôlre dit, disposeront ce Prince à vouloir ^oHir au plus tôt de l'embarras ofi il se trouve, en sorte qu'il ■l'y aura de difficulté que sur les conditions. Maïs comme le Roi possède déjà Carmagnole et Suse, et que la forteresse de AloDtmélian ne peut pas résister longtemps aux forces de Sa Rlajcsté, il ne reste plus que la place de Verrue à obtenir dudit duc de Savoie, c'est-à-dire que, pour sûreté de la promesse cjn'il fera de n'assister directement ni indirectement tes ennc- MJÏs de Sa Majesté pendant la guerre présente, il remettra ladite place de Verrue au pouvoir de Sa Majesté pour lui filre rendue aussi bien que celles de Carmagnole et de Montmélian après la ratification de la paix. Et véritablement cette obligation de restituer lui est si avantageuse, qu'il n'ya pas lieu de douter qu'il ne ■veuîlle bien, pour l'obtenir, consentir que Sa Majesté mette garnison dans Verrue. Ces conditions étant réglées d'une manière si raisonnable, il pourra bien arriver que ce Prince demandera encore que le Roi promette de lui rendre aussi, après la paix faite avec la maison d'Autriche, les villes, château

et citadelles de Nice et de Villefranche. Mais, comme Sa Majesté n'est pas seulement fondée à les retenir par droit de conquête et qu'elle a d'ailleurs des titres incontestables pour les réunir au comté de Provence, il faut tâcher de remettre la discussion des prétentions de part et d'autre aux conférences de la paix pour ne point arrêter sur cette difficulté l'accommodement particulier de M. le duc de Savoie : et, au fond, quoique les prédécesseurs de ce Prince aient possédé ce comté depuis l'an 1388, néanmoins l'invasion qui en fut faite pour lors par Amédée VIII® * sur Louis *, roi de Naples et comte de Provence, fut si violente et si injuste, que ses successeurs n'ont pu rien alléguer pour la soutenir, qu'une prétention chimérique de cent-soixante-quatre mille francs d'or, qui seroit beaucoup plus que payée par une si longue jouissance quand ils seroient légitimement dus. Ainsi, ledit sieur de Rébenac doit faire tout ce qui lui sera possible pour remettre la décision de cette affaire aux conférences de la paix. Mais, s'il ne peut vaincre cette difficulté, il en rendra compte à Sa Majesté pour recevoir ses ordres. Ledit sieur de Rébenac sait bien que, s'il peut disposer l'Electeur de Bavière à prendre des liaisons avec Sa Majesté, il n'aura pas de peine à réussir dans sa négociation auprès du duc de Savoie. Ainsi, il doit commencer par ledit Electeur, et se servir auprès de lui de tous les moyens que le roi lui donne pour lui faire préférer les nouveaux engagements que Sa Majesté lui propose, à ceux qu'il a pris contre ses véritables intérêts avec la cour de Vienne; après quoi, il y a beaucoup d'apparence que le duc de Savoie sera plutôt excité par ledit

Electeur à accepter les conditions que Sa Majesté veut bien lui faire offrir, qu'à demeurer dans le malheureux état oii il se trouve réduit.

Ledit sieur de Rébenac étant instruit par ce qui vient d'être expliqué, et par la copie du mémoire que Sa Majesté a ci-devant envoyée au sieur de la Haye, de tout ce qui regarde la .négociation qu'il doit faire tant avec TElecteur de Bavière qu'avec

1. Il s'agit ici non d'Amédée VIII, mais d'Amédée VII, comte de Savoie (1360- 1391), dit le Comte Rouge, qui annexa le comté de Nice à ses états en 1388.

2. Louis II d'Anjou, comte de Provence et roi de Naples de 1384 à 1417.

PROJET DE LKillE ITALIENNE. 131

le duc de Savoie, it t'cslc a l'ioformei- de ce qu'il doit dire aux princes et Etats d'Italie, pour les obliger à s'unir entre eux pour leur défense commune.

Comme l'intention de Sa Majesté est qu'il s'aille embarquer en Provence, soit à Marseille, Toulon ou Aniibcs pour aller descendre à Gi^nes, il doil faire demander par le sieur de Ralabon ■ une audience pour lui au sénat, auquel, apr^s avoir rendu la Ictti-e de créance de Su Majesté, il témoignera la satisfaction qu'elle a de l'exacte neutralité que ce gouvernement a observée depuis le commencement de la guerre qu'elle soutient aujourd'hui contre la plus grande partie des Etats de l'Europe armés contre la couronne, et les assurera qu'ils peuvent faire aussi un fondement certain sur la continuation do ia bienveillance de Sa Majesté, et que, comme elle a appris que, sur des prétentions imaginaires des droits que les empereurs mt autrefois exercés sur les Princes et Étals d'Italie, le comte

ratfa, général des armées de ce Prince et son principal immissaire, veut exiger d'eus des secoui-s d'urgent, de troupes, et autres sujétions directement contraires à leur neutralité, et qui pourroient donner à Sa Majesté plusieurs sujets de leur faire les mfimes demandes, Elle est au contraire toute disposée à leur donner tous les secours par terre et par mer, dont ils pourroient avoir besoin pour se maintenir dans leur fiouveraineté , et exempter leur pays de toutes contributions, passages, logements, et quartiers d'hiver de troupes, de quelque parti que ce puisse être ; qu'elle ne désire rien d'eux, qu'une ferme résolution de se maintenir envers et contre tous dans les franchises cl libertés qui leur appartiennent ; qu'elle sera m^me bien aise qu'ils se puissent défendre de toute oppression par leurs seules forces, ou par une étroite union avec tous les Princes et Etats d'Italie pour leur défense commune, sans aucun autre objet que de garantir réciproquement leurs Etats contre toute sorte d'oppression de quelque c6té qu'elle vienne, et de rétablir la paix dans toute l'Italie. Sa

wh SO KOÛt 1993, à VkgB de qQar&nte-U'Ois ani. Bib. Nat. mui. fr. i

Majesté offrant d'interposer ses offices auprès de tous les autres Princes et Etats leurs voisins, pour les porter à une union qui leur doit être à tous si salutaire.

Enfin, ledit sieur de Rébcnac se servira de toutes tes raisona< que les évi^nemenls de la lin de cette campagne et la conduîto| des Impériaux lui pourront fournir pour affermir les G^înoi» dans la résolution de refuser tout secours d'argent ou dfr troupes et toutes autres assistances aux ennemis de Sa Majesté, et pour les porter à faire des ligues avec tous les autres Princes et États leurs voisins, tant pour leur défense comraime que pour le rétablissement de la tranquillilé de l'Italie, et, après qu'il aura reconnu par les réponses qui lui seront faites ce que Sa Majesté peut attendre de cette république, il laissera la conduite de cette affaire audit sieur de Rat^faon et prendra sa route vers Florence, où, apriis avoir pareillemenl rendu au Grand Duc' la lettre de créance de Sa Majesté, il l'assurera de l'estime et de l'affection qu'elle continue d'avoir pour ce prince, qu'il sait bien qu'il a toujours désiré plus, qu'aucun autre le maintien du repos de l'Italie, qu'elle n'a riea omis aussi, depuis que le duc de Savoie l'a forcé à porter se» armes en Piémont, pour faire linir cette guerre par tous leV expédients qui pouvoient convenir à sa dignité et à sa réputation, suivant les offres publiques qu'il en a faites, mais que l'obstination de ce Prince à vouloir ruiner son pays et mêmela religion, l'ayant précipité dans le malbeureux engagement où il se trouve, toute l'Italie se voit aujourd'bui remplie non seulement des troupes que l'empereur y a envoyées pour sarendre maître de tous les pays qui sont à sa bienséance, mais aussi d'une infinité de retigionnaires françois et de foutes lesautres nations qui ne songent qu'à s'y introduire pour y établir leur erreur : qu'ainsi il est de la prudence dudit Grand Duc de prévenir toutes les fâcheuses suites de cette guerre, en prenant des mesures avec les Princes et Etats ses voisins pour leur commune défense et pour le rétablissement de la tranquillité publique; qu'il n'y est pas moins intéressé que ceux

I. Cosme m de M^cû, grutd-duc de Toicane, régna de 1670 à 1733.

PROJET DE LIGUE ITALfENNE. iS3

, qui sonl àéjk menaces par le comti! CarafTn, qu'il ne doit pas

[ douter que, comme les impi^riaux préteDdonI que les repu-

I bliques de Florence, de Sienne et de Piae, dont il a les droits,

loni toujours relevé de l'empire, et ont, disent-ils, racheté leur

I liberté pour un vil prix d'empereurs avares qui n'éloîenl pas

on pouvoir ile faire si bon marché des droits d'une dififnîté

doDl ils n'étoient que les dépositaires, ils voudront l'obliger à

reconnoître la souveraineté de l'empire et à se déclarer contre

ta France, ou au moins à tirer de ses trésors qu'ils croient

immenses, des sommes capables d'entretenir un certain

nombre de troupes impériales, m6me à leur donner de bons

quartiers d'hiver dans ses Etats ; qu'il sait bien que ce projet

l'est pas une illusion, et que la manière dont ledit comte

^araffa se conduit à Milan, ne laisse pas lieu de croire

qu'aucun prince d'Italie puisse s'exempter de cette violence

s'ils ne prennent incessamment la résolution de joindre leurs

forces pour s'y opposer.

il informera aussi ce Prince de la disposition qu'il aura Irou- ■v-^e à Gènes pour l'exécution de ce dessein, principalement s'il a vu le gouvernement résolu à y concourir, et il assurera ce ï*rince que Sa Majesté interposera volontiers ses offices auprès <lo tous les autres Princes et Etats d'Italie, pour les porter à prendre conjointement des mesures pour la sûreté de leur pays et la conservation de leurs droits et libertés.

Il verra ensuite les ducs de Parme et de Modène, et, après avoir assuré le premier de la continualLen de la bienveillance de Sa Majesté, il lui fera connoitrc qu'il n'a pas moins d'intérêt que les autres Etats ses voisins à s'unir avec eux pour pouvoir demeurer dans une exacte neutralité et garantir récipro- 1"Pment leurs Etats de toute oppression; qu'il sait bien que ''^'* impériaux ne dissimulent point la prétention qu'ils ont 1"^ les duchés de Parme et de Plaisance ont fait de toute ancienneté partie du duché de Milan qui relève de l'empire, et 1" il» n'en ont été détachés que, premièrement par Jules II en '^*2. et enfin par Léon X qui s'en empara de nouveau en ^^1, lorsque les françois furent chassés du Milanois; qwe *^raira ne manquera pas de soutenir que, l'empereur cl les

Etais de Fempirc n'ayant point consenti ni pu consentir que ces deux villes et leurs dépendances ne relevassent plus de Fempire mais de TEglise, elles sont toujours censées relever de Fempirc, et que le duc de Parme sera bien obligé à Fempereut si, par une grâce spéciale, il le veut bien laisser en possession de ses Etats à condition qu'il reconnoitra iTFavenir la souveraineté de Fempire, qu'il se déclarera contre la France, qu'il envoiera en Piémont toutes les troupes qu'il pourra mettre sui pied et qu'il recevra dans son pays tel nombre de régiments allemands que l'empereur voudra envoyer; qu'enfin, il lui sera facile de se garantir de toutes ces injustes prétentions et violences, s'il fait tout ce qui peut dépendre de lui pour former une ligue avec tous les Princes et Etats d'Italie, ou aL moins avec ceux qui sont les mieux intentionnés, pour li rétablissement du repos de leur patrie et pour la conservatioE de leurs droits et libertés.

11 ne faut pas douter que ledit sieur de Rébenac ne trouve les ducs de Modène et de Mantoue d'autant plus disposés à entrer dans cette ligue qu'ils savent bien que les premiers effets des menaces des impériaux tomberoient sur eux et qu'ils ne s'en peuvent garantir que par cette union des Princes d'Italie et par la jonction de leurs forces pour leur défense réciproque. Ainsi, ledit sieur de Rébenac ne doit aller cliez eux qu'au cas que ses négociations aient eu quelque succès auprès des autres Princes et Etats vers lesquels il aura déjà été. Sa Majesté laisse néanmoins à sa prudence de voir ces princes, s'il croit seulement que ce voyage vers eux puisse couvrir le véritable sujet de son envoi en Italie.

Il pourra ensuite se rendre à Rome et, comme le cardinal de Forbin ' sera informé du sujet de son voyage et que, s'il y

1. Toussaint do Forbin-Janson (1625-1713) fut successivement évcque de Digne. de Marseille et do Bcauvais do 1655 à 1674 ; fut nommé cardinal en 1690. U fut ambassadeur en Pologne, puis en Toscane et à Rome, et mourut en 1713. « C'était une sage et excellente tête, se possédant toujours parfaitement et qui par là a réussi en perfection dans toutes ses négociations et a mieux servi le roi à Rome qu'aucun autre qui y ait été chargé de ses affaires... Il avait une sagacité qui ajoutait beaucoup à la fînesse de son esprit et à sa justesse qui était grande, en sorte qu'il n'a jamais pu être trompé, même à Rome... « Cf. Mémoires de Saint-Simon, année 1713. Voir aussi L. Farges : Recueil des Instructions aux ambassadeurs en PolognCy I, p. 117 et suivantes.

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