‹ Savoie-Sardaigne et Mantoue (volume 2)Chapitre 96 sur 223 · VENISE MENACÉE PAR L'EMPEREUR · texte numérisé non relu

VENISE MENACÉE PAR L'EMPEREUR

draiaoïJe pas aussi quo les Princes el Etais d'Ilalic onlrent dans aucun engagcnioiit. avec Sa Majesté, mais qu'il leur importe eslri^nicraent de ne pas perdre un moment de temps à s'unir entre eus pour le rétablissement du repos de leur patrie et pour la conservation de leurs droits et libertins; qu'aucune des parties qui sont en guerre n'aura juste sujet de se plaindre de celte union, et que Sa Sainteté ne fera rien contre le devoir (l'un p^re commun quand elle fera tout ce qui peut dépendre de son autorité pour la former, d'autant plus que ce sera un vérilublc acheminement à la paix qui ne peut f^tre que louée et HBMiin^c de tous ceux qui sont bien intentionnés pour le réta- ^^Bascmenl de la lranquillit<^ publique.

^^^Aprës que ledit sieur de Rébenac aura fait, ou par lui-m?me <1U par te cardinal de Purbin, Lout le bon usage qu'on doit espérer de ce qui vient d'Clre dit. il partira de Rome pour se

Kdre à Venise dans le temps, s'il est possible, que l'Étecteur Bavière et le duc de Savoie, ou l'un des deux, s'y pourra ivcr, et, ditna l'audience qu'il demandera au Sénat, après *Voir rendu lu lettre de créance de Sa Majesté, il les assurera ^e l'amitié inébranlable de Sa Majesté pour leur république, *l du désir qu'Etle a de leur en donner en toutes occasions des Preuves convaincantes. 11 fera ressouvenir le Sénat que, dès *nio la mauvaise conduite du duc de Savoie eût contraint Sa Majeslf^ de porter ses armes en Italie, Elle avoit souhaité de finir cette guerre par un accommodement raisonnable qui pût I^ëtablir le repos de l'Italie et mettre ses frontières à couvert

K entreprises de ses ennemis et des mauvaises intentions le duc de Savoie avoit fait paraître; que les olîres publiques 8a Majesté a faîtes ci-devant pour ce sujet sont des preuves i certaines de la sincérité de ses intentions; qu'elle conserve ours les mûmes sentiments pour la puix, mais que ses «nncinis ont assci! fait connoître qu'ifs avoient encore plus d'envie de se rendre maîtres de luus les Etats d'Italie qui sont

«Lear bienséance quo de secourir le duc de Savoie, dont les Ifcis sont encore plus ruinés par les troupes auxiliaires que ■rcellciide la France; que la conduite que tient le comte de pafTa et les menaces qu'il fait aux Princes et Etats ses voUiQ

itfg LE COMTE DE RËBENAC, i690*f60l.

ne laissent plus douter du danger que court toute ritalie» dt se voir bientôt assujettie à la maison d'Autriche ; que quelque alliance qu'il y ait entre l'Empereur et la République, lei ministres impériaux ne perdent pas l'espérance de faire valoi leurs prétentions, quoique chimériques, sur tout ce qu'élit possède en terre ferme, quelques-uns d'eux s'émancipant d dire que Padoue, Vérone, Vicence, et plusieurs autres place! sont des usurpations sur les Carrare, les Scaliger ou d*Escalle et d'autres vicaires de l'Empire; que Bresse, Crème et Bergam< ont été aussi usurpés sur les Visconti ducs de Milan ; Pesquières Lignago et Salo sur les Gonzague alors marquis de Mantoue qu'enfin tout ce que la République possède en terre ferme i été usurpé sur l'empire, et qu'ainsi elle doit les rendre ou ai moins reconnoitrc la souveraineté de Tempereur pour ce suje et lui donner du secours contre la France et des quartier d'hiver h ses troupes; que, quand même la cour de Vienni auroit résolu de ne pas donner de si grands sujets de plainte ; la République tant que durera la guerre qu'elles font conjointe ment contre les Turcs, elle s'emparera cependant de tous le Etats voisins, et mettra la République hors d'état de pouvoi s'opposer à Tavcnir à de plus grandes entreprises contre 1 liberté de tous les autres Princes et Etats d'Italie; que c'est elle 11 voir s'il n'est pas î\ propos, avant que de se voir réduit celte extrémité, de prendre des mesures avec tous les Prince et Etals voisins qui n'aient d'autre but que leur défense réci proque envers et contre tous ceux qui voudront attaquer leu pays, leurs droits et leur liberté sans entrer dans aucun liaison avec les parties qui sont en guerre, en sorte qu'aucu; ne se puisse plaindre qu'ils aient rien fait qui soit contraire une exacte neutralité, que Sa Majesté approuvera toujour d'autant plus qu'elle a toujours été disposée î\ contribuer tou ce qu'on peut raisonnablement désirer d'elle au maintien d repos dont l'Italie jouissoit avant que le duc de Savoie eu voulu de gaieté de cœur attirer la guerre dans ses Etats.

Le sieur de Rébenac rendra un compte exact à Sa Majesté d IVITet qu'auront produit toutes ses remontrances et raisons dan les cours d'Italie, on il srni cependant fort attentif à profite

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