‹ Savoie-Sardaigne et MantoueChapitre 10 sur 224 · OUVERTURES DU CHEVALIER OSSOBIO · texte numérisé non relu

OUVERTURES DU CHEVALIER OSSOBIO

voie avec une princesse de la maison dt- Bourbon pou- I Tait devenir une circonstance biea favorable k tous égards loor former de nouvelles liaisons politiques entre les trois n Le chevalier Ossorio ajouta : « qu'à son avis xlevait se procurer de part et d'autre des sàretés par un I traité ; qu'on ne pouvait rien faire de mieux et de plus « utile, et qu'il regardait cette négociation comme d'autant ■ plus susceptible d'un succès favorable, que sa cour n'avait • plus actuellement les marnes craintes h concevoir de l'am- « bilion de l'Espagne par rapport à l'Italie et que les deux M couronnes, de leur câté, pouvoient prendre une entière con- « fiance dans les dispositions et les intentions du Roi de Sai^ " daigne. »

Le comte de Vaulgrenant ayant rendu compte au Roi de ces insinuations du chevalier Oseorio, Sa Majesté lui ordonnii de faire entendre & ce ministre, lorsque celui-ci lui en fournirait de nouveau l'occasion, que les désirs du Roi n'ayant pour objet que de donner de la consistance et de la solidité au repos de l'Italie, rien ne pouvoil, en effet, y contribuer plus efficacement qu'un concert de \'ues et de mesures qui s'établirait confidemment entre les deux couronnes et la cour de Turin, qoe celle-ci y était particulièrement intéressée par les raisons que le chevalier Ossorio avait lui-même alléguées, et que si ie Roi de Sardaigiie était sincèrement disposé à s'entendre avec les deux Rois ses neveux, il trouveroit dans une alliance si naturelle en elle-même une stireté et des avantages qu'il se flatteroit en vain de se procurer de la part des cours de Vienne et de Londres. Il est assez singulier que. depuis ces premières ouvertures faites par le chevalier Ossorio, il ait constamment évité depuis de s'entretenir sur le même sujet, soit avec le comte de Vaulgrenant, soit avec le marquis de la Chétardie. Mais, il ne seroit pas impossible que l'ancienne amitié qui lie le sieur de Chavigny au ministre Piémontois. n'engageAt celui-ci à reprendre la mSme matière ; et, dans ce cas, le sieur de Chavigny fera usage des réponses qui furent suggérées dans le temps au comte de Vaulgrenant; et il pourra y ajouter que Sa Majesté n'tiura jamais rien plus à cœur que de concilier

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