‹ Savoie-Sardaigne et MantoueChapitre 102 sur 224 · PIERRE DE BONZI · texte numérisé non relu

PIERRE DE BONZI

ronlraire, onl donn^ lieu à l'introduction d'un abus qui eal que le Grand-Duc, ù l'exempic de Savoie el. depuis, les autre». îi l'exemple de Toscane, se sont emparés de la main droite sur les ambassadeurs des Rois : Sa Majesti? aujourd'hui ne veut plus tolérer ce renversement de tout ordre et avec grande raison puisque les Electeurs mêmes de l'Empire en usent encore h présent plus civilement et qu'il est d'ailleurs évident qu'aucun desdits Princes ne voudroit pas songer à rien contester 6 im Electeur.

Chacun de ces trois ducs de Manloue, Parme et Modènc a en son particulier des intérùts très importants à démêler avec —

d'aulres Princes dont ils ne peuvent vraisemblablement bien ^

Borlir que par la seule protection du Roi, el par cette consîdé

ration il seroit à présumer ([u'ils se rendroient faciles à c &j-g-= que ledit évéque désirera d'eux ; mais, comme il sera question..^^ eu cela de se relâcher d'un avantage qu'ils ont usurpé et dont JM la possession leur donne de la gloire dans le monde et leui-r::::^ attire plus de respeot de leurs sujets, il est bien h craindre^^^: qu'aucun d'eux ne voudra faire la planche aux autres, ni êlre-^^ le premier à se priver de cet avantage. Celui d'entre eux qu i— ^^ l'on y pourroif probablement le plus tôt disposer, seroit le dnc-^»' de Muntoue, tant parce que ses intérêts où il a un absolu^^ besoin de la protection du Roi, sont plus considérables, quf^» parce qu'on le peut battre de l'exemple qu'il donne tous le;^- ^ jours quand il va ou revient de Mantouc à Casai, el qu'il nt»- -• fait aucune difliculté d'accorder la main chez lui à tous les ^^^ gouverneurs de Milan. Ledit sîeur évêque rendra un service -^^ bien agréable îi Sa Majesté s'il peut porter ledit duc t lu ^accorder le même traitement, après quoi les deux aulrcr ■^^ Princes ne voudroient pas, ce semble, en faire aucune difli- mr^^ culte ; mais s'il ne peut en venir à bout, il ne verra, comme l-i a été dit, ni les uns ni les autres.

Il sera bon, lorsqu'il pu!<sera par leur Élat comme à Casa -*e ou dans le Milanois, qu'il avertisse auparavant les gouver— "^ ncurs des places, afin qu'ils aient le temps de lui prépareriez -^^^^ honneurs qu'on a accoutumé de rendre au caractère dont i M^^^^ est revêtu, de la môme manière que le gouverneur de Milar^;^

DIFFERENDS ExNTRE SAVOIE ET MANTOIE. il»

les lit rendre au sieur archevêque d'Embrun à son passage dans Milan môme, et s'il y Irouvoil quelque difficullé, il passera inconnu comme s'il n'y avoil que partie de son train et qu'il eût pris quelque autre chemin.

Quoiqu'il y ait bien plus d'apparence que ledit sieur ambassadeur ne verra point lesdits ducs ni en son passage ni h Venise lorsqu'ils vont s'y divertir, comme il arrive assez souvent à deux d'entre eux, qu'il n'y en a de croire le contraire ; comme néanmoins il aura tous les jours occasion de traiter avec les Résidents qu'ils tiennent auprès de la République, Sa Majesté estime à propos de donner audit sieur ambassadeur une connoissance générale des intérêts dont ils lui pourront faire parler.

En premier lieu, touchant les intérêts de M. le duc de Mantoue, il en a de deux sortes : l'un regarde une grande prétention contre la maison de Savoie touchant la dot de la Princesse Marguerite de Savoie son aïeule, qu'il fait monter à une somme de quatorze cent mille écus d'or, et, en cette afTairc le Roi n'entre et ne prend autre part que comme médiateur ou comme arbitre conjointement avec le Roi d'Espagne pour assoupir tous les démêlés de ces deux maifK)ns qui pourroient autrement, avec le temps, rallumer un nouveau feu dans l'Italie. Il faudroit un volume et non p^a simplement quelques articles de cette instruction p^iur inform^ff ledit sieur ambassadeur de tout le détail de c^^tte affaire, c'est-i-dire des raisons de la prétention de l'un et deh exceptions de Tautre, et de tout ce qui s'est passé tant aux couférenc^^s de Valence ' sur le Pu, qu'aux Pyrénées dans la négociation de cet accord qui n'a pu encore réussir. Mai» eomm^; VenÎM^ ne sera pas le lieu où on continuera de le trait/;r, il «eroit ai^M;/ hU\Htrtlu d'en donner une si particulière information aadît «^ieur Hv/;que qui doit se contenter de témoigner aux parti^h le >Uï^'À*r** déitir qu'a Sa Majesté de moyenner entre elle^ un St^m H^j/miïwA*'.'

des maisons de Savoie et de MaxiVvti*:, ik y*;uiiji'^iii tu */j\ *.Ki*-\»*A. « \ <-:••..*> . *^-»j.^ conférence ne produisit aucun rt^ului. <'A. CAru'.'.:. >6v'ti/ ^*L:ul </'//^.'/«/4'/^i// *UfOi cota di Savoki, L II, p. ^3.

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