LE PRI-SIDI-NT DE SAINT-ANDIUÎ
BASSADEl'R
On % vn dans la collection des Inslruclions relatives à la Savoie ' quel? pri-sident de Saint-André, allant ambassadeur ù Veniso, Tut, M» 1668. chargé d'une mission iï Turin. Des difficultés de ci^Pi^monial «uipflchanl alors les ambassadeurs du Roi de rendre visite aux ducs «le Nantoue, deHiidèneet de Parme, M. de Saint- André ne recul point ''■*rdre de sarrtîler ù la cuur de Manloue. On jugea utile toutefois de li»i dunner des instructions en vue des affaires qu'il pourroit avoir à Ifailtravec la maison de Gonzague durant son si'jour à Venise.
IVux importantes questions, depuis longtemps pendantes, sollicitaient alors l'attention de l'archiduchesse rcgente : la contestation *voc la maison de Savoie pour le paiement de la dot de la princesse Kar^orile, et l'annulation des stipulations du traité de Cherasco ■loi avaient cédé à la Savoie certains districts du Montferrat. Bien ipie Ib cour de Manloue s'obstinât à repousser sur ces dtfTêrents points les conseils de la France, on estimait alors à Paris qu'il n'y ***lt pas, en ce moment, lieu de se plaindre de la duchesse qui •«Oiblûit résolue ù tenir scrupuleusement l'engagement qu'elle avait pfisde maintenir le sLitu quo à Casai. Le pnisident de Sainl-André nevall témoigner à ce sujet la salisraclion du Roi.
E^nrouragi^^e sans doute par l'attitude de l'ambassadeur, l'archidu*
'^'•esaefili'crireen 1G70 à Louis XlV.alin de demander une princesse
f 'fançaise pour son fils". Ce projet ne put se réaliser p;ir suite de
'■T. I.p. », h Air. Étr., Cl
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l'impossibilité de trouver en France un parti convenable, et le j< prince épousa, quelques mois plus tard, avec l'approbalion du Hoi sa cousine, la princesse .\irae- Isabelle de Gonzague, héritière d< Guastalle (7 avril 1671 . Vers la même époque, le pré^dent de Saint André eut une autre occasion de montrer les bonnes dispositions d Louis XIV envers la maison de llantoue, en înter^'enant (février 1671 pour terminer un différend qui se produisit entre elle et la Répt blique de Venise à cause des relais de la rivière Tartaro ' .
Les instructions suivantes Turent remises au président de SainI André relativement aux affaires de Maotoue. Hugues de Lie alors ministre des Affaires étrangères.
IIEUOIBE PÛCR SERTIR D'tKSTBl'CIlOX AC 3IECB FRÉSIDEIft DE SAIXT-AKDRfi, s'CN AtLAXT AKBASSADECIl 0RDI5AIIIB A 1
Afl. Etc., Corr. Vuùse, lol. LXXXVIII, fol. 319.
Clwrabord, i octobre t
Ouanl aux autres Princes d'Italie qui se trouvent 9'
route dudit sieur ambassadeur comme Mantouo. Parme r Modène, Sa Majesté désire qu'il ^vile de les voir à son passagr 8) ce n'esl qu'il pût auparavant s'assurer qu'ils remettron toutes choses en ce qui regarde les traitements réciproques u' même dtal qu'elles avoient accoutumé d'être de tout temps c'est-à-dire que tesdits Princes lui donneront la main dans leu État. L'exemple des Espagnols, In minorité du Roi, et le d^si que la France et l'Espagne onl eu chacune à l'envî pendant I guerre de s'ntlaclier lesdîts Princes et de priver de leuradM rence l'autre parti, ont donné lieu h l'introduclion d'un abu qui est que le tirand-Duc à l'exemple de Savoie, et depuh les autres h l'exemple de Toscane, se sont emparas de la mail droite sur les ambassadeurs des Rois. Sa Majesté aujourd'hu ne veut plus tolérer ce renversement de tout ordre, et ave grande raison puisque les Electeurs ra?mes de l'Empire ei usent encore ft présent plus civilement, et qu'il est d'ailleur