BONS OFFICES DU R0[ DE FRANCE
rem-ci ne \c faisunl pas, ollo est bien uïsc de donner & ladile dudK^ssc. pour gagner de plus en plus son esprit, les apparciices de celle proteclion, nfin qu'elle ait lieu de se tirer avec lionneur de l'airaire où elle s'esl embarquée, h dire vrai, assez légèrement : car uii prince peut bien se dispenser, s'il le yeut, de recevoir dans sa cour, le minisire d*un autre prince ; mais, quand il l'y a une fois reçu, il n'a pas droit de l'en chasser «us In participation cl le consentement de son maître, et parliculiÈrcraents'il ne lui a jamais fait aucune pluinii? de sa niauvuiac conduite.
Ledit sieur d'Aubeville fera doucemeni et adroitement en- Iriidrc au comte Canossa les senlimeiitit de Sa Majesté, pour le rendre plus flexible aux tempéraments qui se pourroni proposer pour l'accommodement, n'oubliant de faire remarquer en ttitme temps audit comte, que ce n'est qu'à tui seul que Sa Unjcsli^ s'en explique, et que lo sieur duc de Chauneg a ordre Jp parler à Rome d'une raani(''re bien dilTéreote.
Quaol aux conditions dudit accommodement, l'avis de Sa Majesté est que, la duchesse ayant ce d^m&lé avec le père commun ■oqQel tous les c)iri51iens doivent toujours rendre beaucoup Je respect, quand mi^mc il n'auroit pas toute la raison de son eût*, il n'y ira point de l'honneur de cette princesse de donner Ipsraains au retour dansMantouc du même inquisiteur qu'elle m « chassé, et k lui laisser reprendre les fonctions de son Ptnploi, pourvu qu'elle puisse lirer assurance du pape que Sa Sainleté l'en retirera quelque temps aprts sur la prière que ladite dame duchesse lui i-n fera; et, pour tirer cette assurance *u m&rae temps auquel elle devra &tre exécutée, l'enlremise •lo Sa Majesté y sera très-propice. C'est pourquoi, si ladite du- ^ ctiCHae consent à l'expédient qu'on vient de direct sur lequel il devra lui promettre le dernier secret, ledit sieur d'Aubeville ^ 'informera aussitôt par ses lettres le sieur duc de Channes, "Ha qu'il tache de ménager la chose avec les ministres de Sa Sii'intpté.
Ledit sieur d'Aubeville ne verra aucun prince en son paset descendra le long du Pu jusqu'à l'État de Mantoue, afin iWnformrmenI au désir de la duchesse, le monde ne puisse
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pas juger qu*il soit envoyé par Sa Majcsti^ pour aucune i aiïaire que pour celle du diiTércnd de cette princesse av< cour de Rome.
Mais en passant à Bressel, il devra remettre au gouvei de la place une lettre qu'il doit écrire à M. le cardinal d'I pour lui donner avis de son passage, et du sujet principal mission et que Sa Majesté Ta chargé de lui faire savo grande confidence, qu'il est aussi chargé secrètement d'un pouvoir pour s'entremettre au nom du Roi» dans raccomi] ment des différends de la maison de Modëne et de celle de. toue, en cas que les parties désirent et conviennent ense que Sa Majesté s'en entremette, et que, là dessus, le dit : d'Aubeville attendra d'apprendre dudit sieur cardinal, dan conjonctures, ce qu'il souhaitera de lui et de son service.
Fait à Vinccnncs, le 13 octobre 1560.
1. Renaud d*Este, frère de François duc de Modène, cardinal en 1641, p leur des affaires de France près du Saint-Siège en 1654.