LE PRESIDENT DE SAINT-ANDBB. 1«G8-J
Comme ledit sieur Président pourra voir on lu Vt-niso quelques-uns dcsdils ducs lorsqu'ils vont s'y] pour Ii'ur clivertissemnnt et qu'i! aura aussi tous les je sion de Iraiter avec tes résidents qu'ils tiennent nuf IWpublique, Sa Majesté estime de donner audit sieur deur une connoissance générale des intérêts don! ronl faire parler.
Bn premier lieu, touchant les intérêts de M. \e loue, il en a de deux sortes : l'un regarde une grand tion contre la maison de Savoie, touctcml In « Princesse Marguerite de Savoie son iiïeiile. qu'il fait une somme de quatorze cent mille écus d'or, et en ce le Roi n'entre et ne prend autre part que comme méd comme arbitre conjointement avec le Roi d'Espaj assoupir tous les démêlés de ces deux maisons, qui p iiutrement avec le temps rallumer un nouveau feu dai Il faudroit un volume i^t non pas simplement quelqut de cette instruction pour informer ledit sieur ambas! tout le détail de cette affaire, c'est-à-dire des raisons i tenlion de l'un et des exceptions de l'autre, et de to s'est passé tant aux conférences de Valence sur le I Pyrénées dans la négociation de cet accord qui n'a ] réussir. Mais, comme Venise ne sera pas le lieu où on c de le traiter, il seroil superflu d'en donner une si pf information audit sieur Président qui doit se con témoigner aux parties le sincère désir qu'a Sa ii moyenncr entre elles un bon accommodement, et noi aux ministres de Mantoue en particulier, qu'aucun* ration ne sera capable de l'erapiîcherde rendre la just qu'elle la connoitra.
L'autre affaire qu'a ledit sieur duc de Mnntoue, toment le Roi, lequel en conformité d» traité fait en l'année lG3t doit audit sieur duc une somme cent quatre-vingt-quatorze mille écus d'or, à la déi M. le duc de Savoie qui en étoit le premier débitcv plus-value des terres du Monlferral qui lui furent par ledit traité. Mais, outre que ledit duc de ManI
a just
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DIFFICULTÉS DP. CÉRÉMONIAL,
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qu'aucun dcsdits l'rînces ni' voudroU pas songor à rion lin Electeur.
lun de ces trois ducs Je Hantouo. Parme et Mudène, ont leur particulier, des inli*rèts très imporUmts à diîmMer d'autres Princes, dont deux d'entre eux ne peuvent vraisemblablement bien sortir que par la seule protection du Roi, et. par celte considi?ralion, si cV'toit dnns une niiitif>re moins di*licate, on auroit lieu de se promettre qu'ils se rendroient facileit A ce que ledit sieur Pri^sideut désireroit d'eux ; mais, comme il seroit question en cela de relâcher d'un avantage qu'ils ont U8Urp(^, dont la possession leur donne de la gloire dans le raonde, et leur attire pïua de respect de leurs sujets, on dnil croire qu'aucun d'eux ne voudra faire la planche aux autres iii ttre le premier à se priver de cet avantage. Celui d'entre eux que l'on y pourroit probablement le plus tût disposer seroit le duc de Mantoue, tant parce que ses int(îr(*ts où il a un absolu besoin de la protection du Roi sont plus considi? râbles, que parce qu'on le peut battre de l'exemple que feu son p^ro donnoit quand il alloit et revenoit de Mantoue h Dasal, et qu'il ne fiiisoit aucune difiicutti?, en passant ù Milan, d*accordcr la main dans son appartement au gouverneur de ce duché. Mais, comme ledit duc est encore mineur : que la duchesse sa m^rc, qui «st d'ailleurs du sang d'Autriche, n'aura uucune disposition i faire à son fils un préjudice de cette nature, il serti plus de In dignité du Roi que ledit sieur Président n'entame pas une pareille négociation qui ne sauroil «voir présentement un bon succès, et qu'ainsi il aille son chemin droit à Venise, sans voir aucun de ces trois Princes.
n sera bon, lorsqu'il passera dans leur Étal comme b Casai et mftme dans le Milanois. qu'il avertisse auparavant les gouverneurs des places, aGn qu'ils aient le temps de lui préparer les honneurs qu'on « accoutumé de rendre au caractère donl il est r«v^tu. de ta même manière que le gouverneur de Milan les fit r<*ndre aa sieur archevêque d*Embrun h son passage dans Hilan m^me, et, s'il y troavoit quelque difficulté, il paa- MTa incofun comme s'il n'y avoit que partie de son train et qu'il cûl pri i quelque autre chemin.
aMCC» "M MSTn DIPLOM. XV — 16
au l.F. PRESIDENT DE SAINT-ANDBK. 1008-1671.
liiguruison vénitienne;, au lieu dr s'adresser au Itoi forces autrefois ont rétabli sa maison dans ladite place, eut focoursft lautorit»? de l'Empereur, c'est-à-dire nu petit-fils du celui qui uvoit entièrement dt^pouillt^ son aïeul de son Élal. L'Empereur prie donc la République de retirer ladite garnison, l'I, sur sa première instance, la Riîpublique le fait sans en donner pari au Itoi ni attendre son avis et son coiD^entemcnt. bien que Sa Majesté eût un notable intérêt qu'il ne fût point fait de changement il la garde de Mantoue, apr^s ce qu*a fait le duc touchant Casai, dont la garnison se trouve aujourd'hni pay(5e par les Espagnols et, par conséquent, en quelque façon dans leur dépendance ; et cela mérac sans considérer d'ailleum que toute raison de bienséance et d'honneur obligcoit la République à avoir plus d'égard qu'elle n'en a témoigné de ne pas prendre une pareille résolution au moins sans la porlicipation du Roi, comme il sera aisé de juger à quiconque fera réflexion, combien eetlc nouveauté peut importer un jour au repos de l'Italie dans les attachements que ledit duc peul prendre aujourd'hui ù la maison d'Autriche par tes instigations de sa mère, cl k qui se souviendra aussi des mesures et liaisons que la Fiance et la République avoient autrefois prises ensemble pour le rétablissement du duc son aïeul dans ses Etats, et qu'en concluant le traité de Quérasque qui termina tous ces différends, le Roi se chargea de la garde de Casai, et ta République de celle de Mantoue, pour ôter tout moyen A l'autre parti de s'emparer d'aucune de ces deux importantes places.
Aussitôt que In République eiU fait le coup de retirer sa garnison, elle et le Duc en firent donner part au Roi par leurs Ministres, taisant l'un et l'autre que l'Empereur s'en fftt mêlé, et la République voulant faire passer pour le seul motif de sa résolution la nécessité d'épargner la dépense de la subsistance de cette garnison dont néanmoins Sa Majesté l'auroit volontîerit soulagée, si elle en efit été avertie à temps. Comme le Roi avoil déjji su par des avis certains de Vienne la vérité et toutes les circonstances de l'alTaire, Sa Majesté témoigna à l'Ambas-
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