‹ Savoie-Sardaigne et MantoueChapitre 12 sur 224 · L'ABBÉ DE BERNIS · texte numérisé non relu

L'ABBÉ DE BERNIS

CHARGÉ d'dSE MISSIOK

Nommé en 17SS à l'ambassade de Venise, l'abbé de BerDÎs' recul l'ordre de s'arrêter sur sa route à Turin. Il y arriva le 13 octobre 1752. quelques Jours avant que le noavel ambassadeur, U. des Issarts, rtnt prendre possession de son poste. Les instructions écrites que lai remit M. de Saint-Contest en vue de sa mission, ne renfermaient i}ae quelques lignes assez vagues concernant la maison de Savoie. Hais il raconte lui-même dans ses Mémoires *, qu'on l'avait chargé de sonder les dispositions de Charles- Emmanuel et de « pénétrer si

• le Roi de Sardaigne, dans le traité d'Aranjuez ', n'avait pris avec ' la Cour d'Espagne aucun engagement inconnu à la France u. ' Après avoir fait toutes mes rëQexions, »ajoute-t-il, njeme détermi- « oai à n'employer aucun art pour être éclairé et à ne montrer à la fl Cour de Turin que la bonne foi el la candeur qui me sont natu-

• relies. Ce moyen me réussit : le Roi de Sardaigne m'accorda de

• longues conférences.. ■ Dans l'entretien sérieux que j'eus avec son

1. Pruïois-Jouhim de Pierre de Bemis (1719-1794), se Bt d'abord (Àonsltre luu lei Icttret, membre de l'Académie frinsnise en 174i, cbanoine comle de Lyon m 174B, arabnsMdear i Venue en Mit, abbé de Sùnt-Amoul de MeU en i1S5, iiégné pour l'utibuMde d'Espagne en 1755. négocia ralliance de U France et de l'Aatncli«(l75&-1756), lecrélaire d'État des AffairegÊtrangAras (1757-1758}, oordinil n commande ar de l'Ordre du Satnt-Bsprit en ITSS. nrcheréqne d'Albi en 1704, uubauadeac k Rome de 176y jusqu'à la RAvoluiioa (ruicùse.

1. Cf. Mirru>ireÉ et lellres de Françoia-Jaachim de Pierre, cardinal de Bcmi'f, pnblida par M. PeMéric Maison. Paris, 1818, ! *ol.

3. Signé le 14 juin 1751) « ntre rAutriche, l'Espagne el la Sardaigne, ce tralU slijinliit une alliuice dérensive el ane garantie réciproque des posseiiions en Europe, Cf. Kocb et SchœU, Ritlaiie abrégée du IraiUe de paix. t. Il, p. 43» ; Traitii de tlMMUon de SaPOit, in, p. 1S8, et W^ck, 1. O. p. 709.

34 M. DE GHAVIGNY, 1750.

son système politique par rapport à l'Italie avec les vues que le Roi de Sardaigne pourroit avoir relativement au maintien de la tranquillité dans cette partie de l'Europe et aux intérêts personnels de ce Prince. Du reste, le sieur de Chavigny dans les audiences qu'il aura de ce Prince ne sauroit s'exprimer en termes trop forts sur les sentiments d'amitié et de tendresse du Roi pour le Roi son oncle et sur le désir de Sa Majesté de lui en faire éprouver en toute occasion les effets les plus marqués. Le sieur de Chavigny aura attention à concerter ses démarches a^ec le marquis de la Ghétardie, et à l'informer de tout ce qu'il croira pouvoir intéresser le service du Roi, d'après les conversations particulières qu'il aura peut-être avec le chevalier Ossorio

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