Mimoiita de itArgemon
(. Mémoire» du cardinal de Uerui», t. I, p. 1^7.
LE UADQDIS DBS ISSABTS, l7BS-)7«3.
« gooreriKineiil..., mais fort éveillé sur ses iotéréts particBliers' ■. Avant de se rendre eo Piémont, il fat retenu qnelqae temps à Psris par l'espoir d'obtenir le poste de secrétaire d'État aox Assîtes étrangères. Voici encore à ce sujet le piqaant lémoigoage damarqaisd'Argenson : u 28 février 1752. H. des Issarts nommé à
■ l'ambassade de Tarin, remue ciel et terre pour dégoter M. de « Saint-CoDtest. Il y a plusieurs princes et princesses pour Im ; Ton
■ parie continuellement an roi de sa capacité et du peu qu'ea a « M. de Sain t'Con test. Il recule chaque jour son départ : il a en
■ poche une opération de la fistule qui n'est pas dangereuse, mais a de précaution *. b
Consulté par Louis XV sur l'orientation qu'U y avait lien de donner a notre poUtiqoe étrangère, le duc de Noaiilea, avec tonte l'autorité que lui donnaient son grand Âge et le souTenir des hautes fonctions qu'il avait occupées, avait en 1751, remis au roi un mémoire dans leqoel il se prononçait, avec nne insistance particulière, pour une alliance intime entre les cours de France el de Sardaigne '. En prépor;iDl les instructions du marquis des Issarts, le ministère des Affaires étrangères semble s'être inspiré de ces vues. Les premières lignes de ce document rappellent que c'est une nécessité pour la France d'abaisser l'Autriche en Italie, et que la maison de Savoie a pour objectif la conquête du Milanais, a L'intérêt réciproque des deux o cours de France et de Sardaigne est donc d'être parfaitement unies. n
I^ marquis des Issarts devait s'efforcer de préparer la conclusion d'un traité destiné à sceller l'alliance projetée. Voici le texte des instructions qui lui forent remises en vue de sa mission. M. de Saint-Conlest était alors minisire des Affaires étrangères.
HÉMOIU POL'R SERVIR D IKSTBCCTION AD SIECR MARQUIS DE G&L£*N DES ISSARTS, ALLANT A TURIN EN QUALITÉ d'aUSASSADKUR DE SA MAJESTÉ AUPRCS DU ROI DE SARDAIGNE.
Aff. Ktr. Corr. Turia, toi. CCXX, fol. Ijt.
L'intérM réciproque des deux Cours de France et de Sardaigne est d'être parfaitement unies. C'est une vérité incoates-