‹ Savoie-Sardaigne et MantoueChapitre 154 sur 224 · H PENSIONS DUES AU DTC DR MANTOUE. S · texte numérisé non relu

H PENSIONS DUES AU DTC DR MANTOUE. S

pour te service, qu'il vive avec lui en lionne intelligence. Il faut cependant avoir des mt'nagements pour ne pas rendre cette liaison suspecte au duc de Mantoui-, ot il concertera avec l'Envoyé d'Espagne la conduite qu'ils jugeront tous deur nécessaire de tenir pour cet clTet.

Les copies que le Roi fail joindre à cette instruction informeront le sieur de Gergy des traités que Sa Majesté a faits avec le duc de Mantoue. Il a élé payé ponctuellement des sommes promises par le dernier, et Sa Majesté lui a fait remettre, depuis pnu, cinquante mille livres sur les arrérages dus de celui de Casai. Il y a lieu de croire qu'il fera plusieurs demandes au sieur de Gergy, soit pour les fortiflcations de Mantoue, soit pour les réparations à faire h Cnsal, soit enfin sous d'autres prétextes dont le sieur de Gergy promettra d'informer Sa Miijesté et de recevoir ses ordres.

Le duc de Mantoue demandait l'hiver dernier au Roi, avec beaucoup d'instance, de vouloir honorer le marquis de Luzzara ' du tilre de brigadier dans les armées de Sa Majesté ; elle voulut bien lui nccorder cette grâce, à la considération du duc de Hantoue et parce qu'ayant déjik servi dans les armées de Sa Majesté, elle le connaissait pour un bon officier. Il est revenu au Roi que cette môme grùce a rendu le marquis de Luzzara suspecta son maître, quoiqu'il ne l'eût obtenue qu'à la recommandation de ec'l'rince. Ce soupçon conçu si lég^rejnent ne peut ?lte regardé que comme l'efTet de l'artitice des ennemis du duc de Mantoue, "qui veulent éloigner de lui par toutes sortes de moyens ceux qu'ils croient attachés au Roi et au roi d'Espagne. Le sieur de Gergj- doit s'appliquer à éclaircir la vérité autant qu'il lui sera possible cl à la bien faire connoître à ce Prince.

On a voulu faire croire que la duchesse de Mantoue avoit des intelligences secrôtea avec l'Empereur et avec ses ministres ; mais la conduite de cette princesse a été si bonne, et elle a marqué tant de zMe pour le service du Roi, que Sa Majeelé a connu sufUsamment la fausseté de ces avis ; aussi Elle veut

1, Loniï II de Goniayiie 11812-1738), marijuis de Luï»ra. (ils de Frédéric de Oontaguo. marqnia dc^ Luiiaro. et de Louiso do OonïiBue-Çasliylioni».

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