‹ Savoie-Sardaigne et MantoueChapitre 153 sur 224 · LE COMTE DE GERGY · texte numérisé non relu

LE COMTE DE GERGY

le rapprocher peu à peu du marquis Eteretly et le pc rappeler, s'il n'en a pas encore pris la n^solotion lorsque le sieur de Gergy arrivera.

L'intenlioQ d« Roi est qu'il parte incessamnienl pour sirendre à Casai, où ce prince est présentement. Il conviendroïl mieux qu'il fiH à Mantoue où sa prt'sence a beaucoup servi, pendant l'hiver dernier, à retenir les mal intentionnés el à s'assurer le peuple de ectt'' ville. Mais il y a peu d'apparence qu'on puisse le disposer à y retourner, tant que les Allemands seront dans le voisinage. Il ne faut pas même que le sieur de Gergy en fasse d'abord la proposition. 11 doit, au contraire, mlui parier dans les commcscemenls que de la confiance que Sa Majesté prend en lui, de la s;ittsfactiun qu'elle a de sa conduite, et de sa fermeté dans son alliance, de l'altenlion qu'elle veut avoir h ses inlérôts et à lui donner des marques de son amitié. C'est par de telles assurances que le sieur de Gergj' doit tâcher d'abord îl giigner la confiance de ce Prinee, et il y réussira facilement par le penchant naturel du duc tle Mantoue à la donner à ceux qu'il connaît médiocrement : la difficulté est de la consei"ver. C'est i quoi le sieur de Gergy doit s'appliquer pour servir plus utïlcmenl Sa Majesté, el pour engager le duc de Maptoue à faire ce qu'elle croira de son service.

Ce princit lui parlera du mècontenlcracnl qu'il a de l'Envoyé d'Espagne. Il lui fera connoitre combien il souhaite que ikt Majesté presse le roi Catholique de le retirerd'auprès de lui el de lui envoyer un autre ministre. Comme elle sait que l'Envoyé d'Espagne sert utilement. Elle veut que le sieur de Gergy réponde seulement que Sa Majesté peut donner au duc de Mantoue la satisfaction de changer les envoyés qu'elle emploie aupri^s de lui lorsque leur conduite ne plaît pas à ce Prince : mais qu'elle ne peut pas faire la mémo chose il l'égard des envoyés d'Espagne; que cependant, si le due de MantoucTé souhaite, il rendra compte îi Sa Majesté des sujets qu'il croit avoir de se plaindre du marquis de Monteleon.

Le sieur de Gei^y ne doit point entreprendre dans les commencements de justifier ce ministre ; mais il est nécessa

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